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Le bon parfum de l'europe (1/2)

Publié le 2 avril 2009
Le bon parfum de l'Europe (1/2)

Après onze ans d'absence à ce stade, le PSG hume de nouveau l'atmosphère des printemps européens et s'apprête à disputer son 131eme match en coupe d'Europe face à Kiev jeudi prochain. A une époque pas si lointaine, il était abonné aux quarts, demies voire finales, à deux reprises. Mais le temps est passé, les erreurs de gestion, de recrutement, les multiples changements de direction n'ont pas aidé Paris à retrouver son lustre d'antan. S'il est loin encore de l'avoir retrouvé, le club de la capitale peut espérer aller au bout cette saison. A condition de la jouer avec une totale implication…

Au cours de son Histoire, le Paris Saint-Germain a vécu des moments fantastiques, inoubliables pour les supporters. Le premier quart de finale disputé remonte à 25 ans et une double-confrontation face à la formation belge de Waterschei. Sont venus ensuite le Real Madrid en 1993 et 1994, Barcelone en 1995, Parme en 1996 et Liverpool en 1997. Des adversaires prestigieux et des quarts de folie ! Voici le premier volet de notre rétrospective.



» 2/16 mars 1983 - PSG-Waterschei : 2-0 / Waterschei-PSG : 3-0 a.p.



Pour sa première participation en coupe d'Europe, le PSG parvient à se hisser en quarts et affronte Waterschei, a priori dans ses cordes. Paris aborde parfaitement le match aller dans un Parc archicomble qui bat son record d'affluence (49 575 spectateurs), jamais égalé pour des raisons de sécurité. L'ouverture du score en fin de première période est signée Luis Fernandez, qui profitait d'une belle talonnade de Dahleb au préalable (1-0, 43e). Les Belges étaient dépassés et en seconde période, les Parisiens inscrivaient un deuxième but par Jean-Marc Pilorget (voir photo, crédits : PSG70), à la suite d'une frappe de Fernandez mal repoussée par le portier belge (2-0, 62e). Un succès logique, tant la domination des locaux était criante, et qui place le club de la capitale dans les meilleures dispositions avant le retour.



Mais au retour, Paris souffrait dans le petit stade André-Dumont, chaud bouillant. Subissant énormément, les Franciliens finissait par encaisser un but à la demi-heure par Gudmundsson, à la suite d'un coup franc bien repris (1-0, 30e). Les mouches ont bien changé d'âne comme dirait un célèbre commentateur et Waterschei était méconnaissable par rapport au match aller. La pression des Belges, sans mauvais jeu de mot, se faisait de plus en plus intense. Même le gardien Baratelli était dépassé et commettait une erreur dans sa surface. Il reprenait la balle en main après l'avoir mise au sol, alors que c'était interdit. Le coup franc indirect était donc logique et la sanction tombait sur le but de Janssen (2-0, 67e). La formation belge avait refait son retard et la prolongation était inévitable.



A sept minutes du terme de celle-ci, alors que les Parisiens avaient mieux négocié ces minutes supplémentaires, Janssen assommait littéralement les Français en trompant Baratelli d'une frappe puissante du droit (3-0, 113e). La fin de match était houleuse. Lemoult s'énervait et giflait un spectateur qui le prenait à partie. Le milieu était expulsé. Dans la minute suivante, un deuxième rouge était distribué à Saar Boubacar (voir photo), auteur d'un geste limite sur Lei Clijsters, père de Kim la championne de tennis. Rocheteau avait tout de même la balle de qualification au bout de son pied mais il se heurtait à la parade du portier adverse à la dernière minute. Cruelle désillusion pour les Parisiens avec un arbitrage douteux qui fera dire au président Borelli : "On a le sentiment que l'arbitre gallois a pris fait et cause pour les Belges".



» 2/18 mars 1993 - Real Madrid-PSG : 3-1 / PSG-Real Madrid : 4-1



Au stade Bernabeu, Paris souffre et encaissait deux buts autour de la demi-heure de jeu, de Butrageno (1-0, 30e) et Zamorano (2-0, 34e). La réduction de Ginola au retour des vestiaires redonnait espoir aux Parisiens qui inscrivaient ce fameux but à l'extérieur (2-1, 49e). Mais la fin de match est cauchemardesque et Paris perd Alain Roche, expulsé pour avoir commis une faute de main en voulant dégager un ballon sur sa ligne. Le penalty était repoussé par Lama qui ne pouvait rien faire sur la deuxième tentative de Michel dans la foulée (3-1, 90e). Le Real prenait une option sur la qualification. Le croyait-il en tout cas…



Le retour est disputé dans une ambiance incroyable. Près de 46 000 spectateurs ont pris place dans le Parc et les Parisiens imposaient une grosse pression en début de match sans parvenir à ouvrir le score. Il fallait attendre la 33eme minute pour voir le Parc exploser sur un but de Weah, consécutif à un corner de Valdo, une habitude (1-0, 33e). La seconde période était crispante mais Ginola libérait tout le monde à dix minutes de la fin en marquant d'une belle reprise de demi-volée, à la suite d'une superbe action collective (2-0, 80e). Valdo corsait même l'addition dans une folie indescriptible (3-0, 88e). Mais l'arbitre de la rencontre, Monsieur Puhl, faisait durer le plaisir. Une, deux, trois, quatre minutes de temps additionnel et le Real obtenait un coup franc côté gauche. Michel trouvait Alfonso qui déviait vers Zamorano, lequel se jetait de toutes ses forces pour pousser le ballon au fond… (3-1, 90e+4). Le stade plongeait dans la plus grande stupeur mais Lama bousculait tout le monde et demandait à ses coéquipiers de se relever. Ce qu'ils faisaient deux minutes plus tard. Un coup franc était obtenu à 25 mètres. Valdo déposait le ballon sur la tête de Kombouaré, plus haut que tout le monde, qui crucifiait Buyo (4-1, 90e+6) ! Paris passe de l'abattement à l'euphorie en une poignée de secondes dans un scénario hitchcockien. Une page de sa jeune Histoire est tournée… Le PSG trébuchera par la suite face à la bête noire européenne, la Juventus Turin (1-2/0-1).



» 3/15 mars 1994 - Real Madrid-PSG 0-1 / PSG-Real Madrid : 1-1.



Ironie de l'Histoire, le PSG retrouve le Real Madrid en quarts de finale, de la Coupe des Coupes cette fois-ci. Et c'est dans un esprit de revanche que les Madrilènes abordaient cette double confrontation. La pression était forte dans la première demi-heure sans que la défense parisienne ne vacille. Laissant passer l'orage, Paris allait s'offrir un bol d'air grâce au duo Ginola-Weah. L'un servait idéalement l'autre dans la surface qui ne se faisait pas prier pour fusiller Buyo (0-1, 32e). Colleter était ensuite obligé de sauver sur sa ligne devant une tentative de Ramis, de même que Ricardo devant le Chilien Zamorano, ce dernier trouvant le montant dans la foulée. Le Real ne desserrait pas l'étreinte mais se heurtait à un solide bloc. Les Parisiens avaient même l'occasion de corser l'addition en fin de match, en vain. Le plus dur était fait…



Mais au retour, la rencontre était crispante. Les hommes de Benito Floro refaisaient leur retard grâce à Butrageno qui trompait Lama dès la vingtième minute (0-1, 20e). Toutefois, Ricardo soulageait tout le monde au retour des vestiaires en égalisant (1-1, 51e). Le PSG tiendra jusqu'au bout ce nul qui le qualifie pour sa deuxième demi-finale consécutive. Il connaîtra l'échec face à Arsenal (1-1/0-1).



» Suite de notre rétrospective ce vendredi soir avec de fabuleux quarts face à Barcelone, Parme et Liverpool !




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Tags : club, europe, rétro

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