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Kombouaré - "on apprend tous les jours"

Publié le 31 janvier 2010
Kombouaré - "On apprend tous les jours"

Antoine Kombouaré a accordé un long entretien au Journal du Dimanche dans lequel il parle de son poste d'entraîneur du PSG.

Non content d'être 11e du championnat de France, Antoine Kombouaré a estimé qu'il y avait encore la possibilité pour atteindre l'objectif initial, finir dans les 5 premiers. Les mauvaises performances du club ainsi que la difficulté de la tâche semblent avoir des répercussions sur le sommeil du Kanak, même s'il a refusé de se plaindre. "On ne dort jamais bien quand on est entraîneur. Il y a juste un peu plus de pression quand les résultats ne sont pas là. Est-ce que je me sens menacé? Je n’y pense pas. Je ne me plains jamais. Je fais un métier fantastique. Ce qui m’embête, c’est de ne pas pouvoir inculquer la culture de la gagne. ça prend du temps et cela ne fait que six mois que je suis là. Il y a des joueurs qui sont là depuis trois ou quatre ans… Coupet, Erding et Jallet: voilà les trois joueurs que j’ai fait venir. C’est trop peu. J’espère finir cette saison en boulet de canon et, ensuite, injecter du sang neuf", a-t-il tablé.



Le coach parisien en a profité pour analyser la situation du club, notamment la concurrence dans l'effectif et le mental. "On apprend à vivre ensemble et ça se passe bien. Cette force, on doit la retranscrire sur le terrain. Tous nos adversaires ont envie de nous marcher sur la tête. Il faut répondre au défi physique. Avec une équipe assez limitée, on a fait le parcours qu’il faut, même s’il ne satisfait pas. A la trêve, on avait la troisième attaque sans Hoarau. On avait aussi la quatrième défense. Les statistiques sont bonnes, pas le classement: il y a un truc qui cloche. J’ai envie d’un effectif plus fourni pour instaurer plus de concurrence. ça va être le cas avec les retours de Hoarau et Sessegnon." Il a, d'ailleurs, ajouté que le PSG ne se renforcerait probablement pas cet hiver, puisque recruter se fait "dans l’optique de se renforcer. Donc[il faut] prendre du très haut niveau."



Cependant, l'ancien entraîneur de Valenciennes est conscient des limites de son groupe, notamment avec l'absence d'internationaux en nombre. "On n’a pas l’effectif de l’OL, l’OM ou même Bordeaux. A mon époque, sur vingt-trois joueurs, il y avait vingt internationaux. Dans le onze de départ, seul Patrick Colleter ne l’était pas. Aujourd’hui, il y en a combien? Juste Stéphane avec le Bénin. Le PSG ne peut plus avoir une équipe comme il a eu. En France, seul Lyon se donne les moyens", a-t-il regretté.



Ce manque de moyens a donc nécessité de revoir les objectifs à la baisse. Pour faire mieux, les joueurs devront montrer du caractère et une grande force mentale indispensables pour réussir au PSG. "On n’a pas l’effectif pour être champion. Pour être européen, si. On doit pouvoir faire comme Toulouse ou Lille qui ont accroché la Ligue des champions. Ceux qui viennent ici doivent prendre conscience que cela nécessite un gros mental. Il y a une pression qui n’existe nulle part ailleurs, hormis à Marseille. C’est une chape de plomb sur les joueurs. Je n’aurais pas voulu vivre les saisons précédentes avec la mort du supporter, les embrouilles au Camp des Loges : menaces, voitures cassées… Il faut être fort. Tout le monde n’en est pas capable."



Au moment d'aborder la protection de son groupe, par exemple, lors de l'altercation avec Christian Gourcuff, Antoine Kombouaré est vite monté en intensité. "e n’ai jamais fait le clown, moi. Je ne suis ni un menteur, ni un zigoto! Si un mec vient m’emmerder, je lui dis direct. Quand on touche à un de mes joueurs, je monte au créneau", s'est-il justifié.



Déçu d'avoir été éliminé en Coupe de la Ligue, l'ancien Nantais a expliqué que le jeu de son équipe est encore bien perfectible, mais que lui l'est également. "On apprend tous les jours. Pas plus tard que cette semaine, j’ai eu un joueur en garde à vue. Je fais quoi face à ça? Je dois faire en sorte qu’il puisse revenir dans les meilleures conditions. Le protéger et le refaire travailler. Je suis avide d’expériences nouvelles, c’est ce qui me fait lever tous les matins", a-t-il commenté. Amoureux de son métier, le technicien a avoué que la tâche était parfois frustrante, mais qu'il avait encore beaucoup d'envie pour continuer. Selon lui, l'heure de faire les comptes n'est pas encore venue. "Pour l’instant, je suis dans l’action. ", a-t-il conclu.




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