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Un nouveau bijou minimaliste de tom johnson

Publié le 24 octobre 2008 Par Clément D.

Infos pratiques


67 rue de Lyon
75012 Paris 12

Né en 1939 dans le Colorado, installé à Paris depuis 1983, Tom Johnson a fait une entrée remarquée dans le paysage lyrique mondial avec cette oeuvre de 1972 assez inclassable, mais qui inscrit globalement son auteur-compositeur dans le courant minimaliste et répétitif américain.

Un peu à la manière d'un Georges Perec, capable de se jouer des contraintes les plus strictes dans un bluffant lipogramme privé de "e" ("La Disparition", 1969), Tom Johnson a signé un virtuose et caustique exercice d'"opéra sur l'opéra" qui dépasse le simple exercice de style.
On y trouve une soprano forcément diva, qui tire la couverture à elle, un ténor qui se plaint de ne pas être mis en valeur, une mezzo incapable d'entrer au bon moment dans un duo, une basse condamnée à une brève apparition... Tom Johnson est impitoyable avec les petites névroses et la vanité des artistes lyriques, sans jamais se départir d'un sourire complice qui s'entend dans sa musique. Jusqu'au "final", quatuor aussi impayable qu'interminable où "il ne se passe rien" comme disent les chanteurs, sur fond de boucles répétitives entêtantes.
Le propos très "Oulipo" de Tom Johnson est mis en avant par la mise en scène sobre de Paul-Alexandre Dubois (le baryton de la distribution), qui reste cependant dans un premier degré façon "spectacle d'humour musical" et aurait pu gagner en mélancolie. Accompagnés au piano par Denis Chouillet, qui maintient la pulsation avec un bel aplomb, les chanteurs-acteurs sont globalement de très bon niveau, à commencer par le ténor Christophe Crapez, dont les mines désabusées sont hilarantes.
Le spectacle est joué à l'Athénée jusqu'à samedi puis accueilli du 16 au 20 janvier à l'amphithéâtre de l'Opéra Bastille, où cette oeuvre tous publics, qui initie par le rire aux codes de l'art lyrique, devrait ravir petits (à partir de sept ans) et grands.



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Commentaires

1 commentaire

  • Avatar de crcrcr

    crcrcr le 24/10/08 à 15h35

    Le pari est osé. Si cela peut rendre l'opéra plus accessible, alors, c'est à tenter. Le minimalisme exécuté par de bons interprètes, peut donner des résultats spectaculaires.

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