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L'affaire seznec : une pièce interactive de robert hossein

Publié le 13 janvier 2010 Par Caroline J.

L'affaire Seznec a toujours intrigué puisque depuis 1923 elle défraie la chronique judiciaire française. Portée à l'écran en 1992 par Yves Boisset avec Christophe Malavoy, cette histoire a également donné lieu à de nombreux ouvrages. Cette fois-ci, c'est Robert Hossein qui a choisi de faire vivre une nouvelle fois Guillaume Seznec, mais au théâtre, à travers une pièce où les spectateurs auront leur mot à dire sur ce procès.

Souvenez-vous, Guillaume Seznec est né en 1878, à Plomodiern, dans le Finistère. Maître de scierie à Morlaix, il a été reconnu coupable de faux en écriture privée et du meurtre d'un marchand de bois : Pierre Quéméneur, un conseiller général du Finistère. Ce dernier a étrangement disparu dans la nuit du 25 au 26 mai 1923, au cours d'un voyage d'affaires effectué de la Bretagne à Paris. Il se trouve que Pierre Quéméneur était en compagnie de Guillaume Seznec lors de ce voyage. Étrangement, le corps n'a jamais été retrouvé. Mais étant la dernière personne à avoir vu Quéméneur vivant, Seznec devient immédiatement le principal suspect. Il est très vite arrêté.
Au cours de son procès, près de 120 témoins furent entendus pendant 8 jours. Il prit fin le 4 novembre 1924. Verdict? Seznec est reconnu coupable et condamné aux travaux forcés à perpétuité. En 1927, il est conduit au camp de la Transportation de Saint Laurent-du-Maroni puis transféré au bagne des Îles du Salut en Guyane Française en 1928.
Seznec rentre enfin au Pays en 1948. 5 ans plus tard, il est renversé par une camionnette qui prend la fuite. Il meurt le 13 février 1954 des suites de ses blessures.
Durant tout son procès et pendant les années qui lui restent à vivre, Seznec ne cessa de clamer son innocence. Pendant plusieurs années, ses descendants, et notamment son petit-fils, ont sollicité la justice pour rouvrir le dossier, afin de le blanchir des accusations portées contre lui et obtenir sa réhabilitation. Quatorze demandes ont été examinées par la justice et ont été rejetées.

Au travers de la pièce interactive « L'affaire Seznec », le réalisateur Robert Hossein vous invite à assister au procès de Guillaume Seznec, tel qu'il a eu lieu à Quimper en octobre 1924. Est-il coupable? Est-il innocent? À vous, spectateurs, de décider en votant tous les soirs au théâtre de Paris. Vous suivrez minute par minute cette affaire. Vous aurez la possibilité de vous mettre dans la peau des jurés en rendant votre verdict. Après délibération, le président du jury annoncera le verdict de l’époque, puis les jurés feront connaître le leur.
L'occasion de donner votre avis sur cette enquête, de vivre le temps d'un spectacle ce véritable procès qui a longtemps divisé la France en deux et qui passionne encore les foules.
A noter que Robert Hossein mettra en scène deux autres pièces interactives retraçant deux autres affaires : L'affaire Dominici et L'affaire Weber.
L'Affaire Seznec : une pièce réalisée et présentée par ROBERT HOSSEIN
Du 26 janvier 2010 au 24 avril 2010. Au théâtre de Paris
Calendrier des séances :
Du mardi au samedi à 20h30
Durée du spectacle : 2 h 00 avec entracte.


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Commentaires

47 commentaires

  • Avatar de dictionaricdotcom

    dictionaricdotcom le 12/07/10 à 00h07

    Mister Guim ! Vous avez raison c'est politique !

    L'intime conviction a mené plus d'un innocent en prison. L'intime conviction d'un juré ? d'un juge ?
    Depuis quand la majorité a-t-elle forcément raison ? Comme vous le dites il est question de politique ici, de vision du monde. Lors de la votation des pleins pouvoirs à Pétain ils n'étaient que 10% à oser voter contre Pétain. Ces 10% là avaient raison. Les autres avec leur intime conviction nous ont intimement en...és avec les nazis. Vive la liberté, l'égalité, la fraternité. Aux chiottes les intimes convictions !

  • Avatar de guim

    guim le 16/05/10 à 10h19

    Seznec a été condamné au terme d'un procès de 10jours sur un faisceau de présomptions qui a forgé l'intime conviction des jurés. Sa ligne de défense, son comportement à l'audience, ses mensonges, ses manques d'alibis et leurs recherches effrénées ont pesé lourd.
    Quelqu'un qui aurait suivi l'instruction et le procès , loin d'être scandalisé par le verdict, aurait pu être troublé par le fait que la lumière sur cette affaire était loin d'avoir été faite, que le ministère public avait volontairement mis de côté, disons l'aspect 'politique', bien aidé en cela par l'accusé lui-même.
    Nous en sommes toujours là! Sur le fond, 90 ans après, nous n'avons pas avancé. Malgré d'incessantes campagnes Seznec n'a toujours pas d'alibi et aucune réponse aux charges d'alors; la machination n'est pas prouvée et de toutes les pistes explorées, beaucoup sont des chausses-trappes qui viennent s'ajouter au grenouillage d'antan.
    Dans cette situation ne soyons pas étonnés si par 14 fois la demande de révision a été recalée.

    Certes Bonny, longtemps nervi des radicaux socialistes, a glissé progressivement au point de se retrouver rue Lauriston 20 ans plus tard mais reste que son rôle ne peut être cerné si on lui adjoint le pâle Gherdi qui est la grosse farce des défenseurs.
    François Le Her est un autre collaborateur en 40/44, protagoniste important de l'affaire.........

    N'oublions pas que la pièce de Hossein nous était présentée comme une reconstitution historique, votre opinion était toute faite, vous avez de la chance!, il est vrai que vous n'en connaissez pas les tenants et les aboutissants et que dire des 96% de votants qui se sont exprimés, entre ceux déjà convaincus et pire encore ceux qui se seraient fait une opinion avec ce spectacle militant.
    Voyez-vous, moi je doute mais je me dis que s'il faut à ce point travestir la vérité pour arracher le consensus sur une innocence auto-proclamée, c'est qu'il y a anguille sous roches. La décision des 25 juges sur 33 de décembre 2006 de refuser la révision après un long examen du dossier et ce malgré la pression populaire devrait nous inciter à plus de circonspection.

  • Avatar de histoir2

    histoir2 le 22/04/10 à 07h58

    On peut aussi admirer le feux d'artifice dans le jardin du Disney Village. On a fait ça il y a deux ans et c'était sympa.

    Jeter est parfois difficile ;-)

  • Avatar de Zaabe

    Zaabe le 20/04/10 à 23h18

    En direct demain soir sur Antenne 2 !

    Merci (meme si je n'ai pas regardé )

  • Avatar de Zaabe

    Zaabe le 20/04/10 à 23h17

    Je viens de voir la pièce en direct à la tv et je me réjouis que le public soit plus ouvert aujourd'hui à la notion de présomption d'innocence. Il est tout de même surprenant de voir qu'en 1926 les jurés étaient capables d'envoyer un type à la mort sans preuves tangibles. Il est vrai que 14-18 n'était pas loin et que la vie d'un type ne pesait pas lourd.
    Je crois tout de même savoir que pas mal de types parmi les accusateurs se sont retouvés collaborateurs en 40-44. Rien que pour ça j'exonère Seznec. Je ne connais pas tous les tenants et les aboutissants mais l'affaire Seznec est symptomatique de la justice aveugle qui jamais ne veut reconnaître ses lacunes et les magouilles de certaines enquêtes.
    Donc malgré les criticards, bravo à Robert Hossein pour son engagement. J'ai vraiment adoré la pièce même si de toute façon j'avais déjà une opinion toute faite : On ne condamne pas un homme lorsqu'on a l'ombre de l'ombre d'un doute sur sa culpabilité !

    Absolument d'accord avec la dernière phrase (cf "12 hommes en colère" une des dernières, voire la dernière soirée théatre en direct )

  • Avatar de dictionaricdotcom

    dictionaricdotcom le 20/04/10 à 22h50

    Je viens de voir la pièce en direct à la tv et je me réjouis que le public soit plus ouvert aujourd'hui à la notion de présomption d'innocence. Il est tout de même surprenant de voir qu'en 1926 les jurés étaient capables d'envoyer un type à la mort sans preuves tangibles. Il est vrai que 14-18 n'était pas loin et que la vie d'un type ne pesait pas lourd.
    Je crois tout de même savoir que pas mal de types parmi les accusateurs se sont retouvés collaborateurs en 40-44. Rien que pour ça j'exonère Seznec. Je ne connais pas tous les tenants et les aboutissants mais l'affaire Seznec est symptomatique de la justice aveugle qui jamais ne veut reconnaître ses lacunes et les magouilles de certaines enquêtes.
    Donc malgré les criticards, bravo à Robert Hossein pour son engagement. J'ai vraiment adoré la pièce même si de toute façon j'avais déjà une opinion toute faite : On ne condamne pas un homme lorsqu'on a l'ombre de l'ombre d'un doute sur sa culpabilité !

  • Avatar de lelilab

    lelilab le 19/04/10 à 15h38

    En direct demain soir sur Antenne 2 !

    Merci pour l'info. Si j'avais eu la possibilité j'aurais bien jeté un coup d'oeil ;-)

  • Avatar de guim

    guim le 19/04/10 à 11h05

    Gardons nous de tout manichéisme, l'affaire est complexe et j'ai bien peur que la pièce de Hossein, faite avec des notes d'avocats et des articles choisis de journaux, ne serve ni la vérité ni la justice et je ne vous parle pas de la résolution de l'énigme bien au contraire. Il serait peut-être temps de soulever ce voile qui a recouvert cette histoire en juillet 1923 et nous intéresser à d'autres pistes, l'affaire Cadiou par exemple. Cette obstination à nous embrumer est insupportable.
    Un notaire, ancien maire de Landerneau comme témoin de survie, on ne peut pas parler de 'petits gens'. Le Her est un faux témoin admettons le puisque même son fils nous le dit, Lajat et Le Berre témoignent bien tard!
    La clé de l'énigme est probablement à sept ou huit kilomètres de Houdan; homicide?, guet-apen?, rendez-vous? Un scénario à la Marestet, (Seznec dira au journaliste en 1953 que deux hommes ont emmené son ami dans une voiture), est tout à fait plausible et pourquoi pas la piste des Quémin, des cadavres seront retrouvés dans la forêt de Rambouillet en 1924, alors une bande sévissant dans le secteur?

  • Avatar de histoir2

    histoir2 le 19/04/10 à 08h35

    En direct demain soir sur Antenne 2 !

  • Avatar de guim

    guim le 26/02/10 à 11h45

    Il y a eu une demi-douzaine demandes de révision de déposées de son vivant, de celle de 1926 (Guyoton, Petit, Gherdi) celle de 1948 (en lire chez Langlois la confection par Hervé) à celle de Bal en 1955 (préparée du vivant?) toutes ont voulu trouver la solution. Des coupables de substitution ont été proposés: Louis Quéméneur, Pouliquen, Bonny, Le Her etc. … Les plus récentes sont élaborées avec ces éléments fantaisistes recueillis pendant presque un siècle!, ce n'est pas très sérieux.
    Une révision est aussi passionnante après la mort, et puisque l'action de la justice est éteinte pourquoi pas le théâtre, le cinéma ou la télévision? Encore faudrait-il que la reconstitution ne souffre d'aucun parti-pris ( à ce propos j'ai posé la question des minutes détruites à Denis Rognard sur son blog, attendons la réponse). C'est navrant, nous en sommes au même point qu'en 1924, comme sous une chape de plomb qui a recouvert cette affaire en juillet 1923.
    Lisez Rouz, à défaut d'éléments nouveaux (mais des exhumations du dossier de 1923 par exemple la fréquentation de Seznec du camps de liquidation du Champ de Mars), vous y trouverez beaucoup d'interrogations.

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