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Naho se confie sur son dernier spectacle à sortiraparis !

Publié le 20 janvier 2011 Par Marine S.
naho

Infos pratiques


Place Louis Armand
75012 Paris 12

A l’occasion de la sortie de son tout nouveau spectacle, l’équipe de Sortiraparis a rencontré Naho, comédienne et humoriste à l'allure délirante et au rire communicatif. Une heure avant son show, assise dans les gradins du Théâtre des Feux de la rampe où elle se produit, Naho nous parle de ce nouveau spectacle, « Follement Folle » sur scène jusqu’au 2 Avril prochain. Cette humoriste atypique nous parle aussi de ses inspirations, se confie sur sa vie et ses petits plaisirs…

Bonjour Naho !
Salut !
Comment ça va ?
Ca va très bien !
Alors ça fait exactement 1 semaine que ton nouveau spectacle « Follement Folle » a commencé. Comment ca se passe, quelles sont tes premières impressions ?
Et bien je suis plutôt contente, ravie même. Confiante aussi ! Ca se passe bien parce que c’est une petite salle agréable, où on est proche du public, et moi j’ai vraiment besoin de ça. Ce spectacle se fait avec le public donc du coup, j’ai l’impression d’être à la maison ! J’invite des amis, des copains à prendre l’apéro, sauf qu’ils sont 50, parfois 60, mais c’est très bien comme ça, moi ça me plait bien !
C’est quand même ton 4ème One man Show, te sens-tu comme « vieille » de métier ?
Dis donc ! (rires)
Oh pardon ! Mais ça fait bien 10 ans maintenant que tu es sur les planches ?
A vrai dire, c’est un peu particulier, parce que moi, ça va faire 7 ans, mais j’ai fait pleins d’autres choses. J’ai écrit pleins de choses en même temps. Et une fois tout ça écrit, j’ai essayé de les assembler, comme un puzzle, et de leur donner une forme cohérente. Donner oui ce spectacle est le 4ème mais les 3 autres c’était du laboratoire. Donc j’ai testé les choses. Mais celui là, c’est pour moi le plus abouti.
Dans ton 2ème spectacle, intitulé « Elles sont toutes folles », on retrouvait déjà des thèmes comme des tableaux de diverses femmes, pourquoi reprendre cette thématique ?
A vrai dire, « Elles sont toutes folles » c’est un spectacle que je n’ai jamais joué à Paris. En fait, c’est la première fois que je viens jouer à Paris. Le « Follement Folle », c’est un changement de titre, mais aussi parce que j’ai rajouté des personnages. Mais comme je le disais je suis en laboratoire tout le temps, donc aujourd’hui le « Follement Folle » c’est vraiment l’aboutissement de tout ce que je voulais proposer au public. Donc le « Elles sont toutes folles », c’était des personnages qu’on retrouve aujourd’hui, mais pour le public parisien, déjà c’est complètement nouveau parce qu’il ne me connait pas, et pour le public de province, il y a des nouveaux personnages. J’ai voulu léser personne et j’ai voulu me faire plaisir.
Et tu trouves que ce public parisien, complètement neutre à votre travail, est réceptif à ton humour ?
Moi je pars du principe qu’à Paris il n’y a pas de parisiens, il y a que des provinciaux. Du coup, je pense que c’est un spectacle qui parle à tout le monde, parisien, pas parisien, français, allemand, hollandais, suédois… Je crois que quand on est sincère, on parle toutes les langues. Et moi j’espère l’être. Pour moi, les sentiments n’ont pas de couleur de peau, ils n’ont pas de religion, ce sont juste des sentiments, et c’est déjà tellement compliqué les sentiments… Donc je pense que ça parle à tout le monde, mais ça ne fait qu’une semaine que je joue, donc je pense que pour vraiment le savoir, il faudra revenir le 2 avril ! J’ai le temps de rencontrer encore pleins de gens et qui se passe pleins d’autres choses…
Tu es une femme avec des formes, des vraies formes, et tu l’assumes complètement. Est-ce enfin l’heure de la fin du règne des femmes maigres qui laisseront place à des vraies femmes comme toi ?
Alors moi je vais vous dire, je ne me suis jamais trouvé ni grosse, ni énorme, ni obèse, je me suis juste trouvé moi. C’est très narcissique hein ! (rires) Mais je me dis qu’il en faut pour tous les goûts, et je crois que quand on s’aime, c’est plus facile pour aimer les autres. Et comme j’aime vraiment les autres, je n’ai jamais eu ce souci. Vous soyez, il y a quelques années, le très minces étaient à la mode, aujourd’hui c’est les rondes, demain ce sera les rousses… Après la mode, on a rien inventé, on a juste mélangé les choses. Dans chacun de nous, il y a de très belles choses. Alors bien sur, la première chose qu’on voit c’est le physique, j’ai déjà entendu des choses sur mon physique. Mais je crois que ça m’a fait avancer, ça m’a fait rigoler, et aujourd’hui je m’en sers pour mes spectacles, j’ai le corps que j’ai, et ca ne m’empêche pas de faire plein de trucs.
Durant tes spectacles, tu as des gestes et des mimiques bien à toi. Où as-tu appris à faire tout ça ?
Je crois que c’est en faisant rire ma nièce, en faisant rire les gens pas gais. Moi j’ai toujours aimé que les gens autour de moi soient très heureux, alors depuis toute petite je faisais des mimiques pour les amuser. Je crois que c’est ma vraie nature. Non mais c’est vrai, parce que des fois, quand j’essaye de gronder ma nièce… C’est pitoyable (rires). Vous voyez, je suis convaincu de ce que je lui dis, et elle en réponse, elle me fait un sourire au 4.40… Donc ma sœur à côté me dit de laisser tomber quoi… Donc non, je crois que j’ai un visage qui s’y prête bien (elle imite…). J’adore faire ça.


Dans ton spectacle, tu es vraiment polyvalente. Tu chantes, tu danses… Tu as été chorégraphe d’ailleurs. Tu présentes au public un humour différent de l’ordinaire. Ce n’est pas un one man show classique, tu es plus dans le show à l’américaine en fait...
Mais j’adoooooore ! Mais oui c’est ça ! Moi ce que je regrette, c’est les clichés comme "ne pas mettre de décor sur scène". Il est écrit où le manuel du one man show ? Moi j’ai envie d’un décor, je mets un décor, j’ai envie d’une musique particulière avant le spectacle, j’ai envie de proposer des choses, parce que c’est mon tempérament, c’est mon caractère, et que la finalité c’est quand même le spectacle, c’est qu’on y prenne gout. Alors après, il faut être habillé tout en noir, il faut un tabouret et une bouteille d’eau. Bon, je suis habillée tout en noir, j’ai une bouteille d’eau, mais j’ai des accessoires blancs, et des fois je rigole sur scène, et je prends le temps de passer des bons moments. Effectivement, c’est un show à l’américaine, mais ces shows m’ont toujours fascinée… Que ce soit Rousseau, Kavanagh, j’adore ! J’ai eut le chance de côtoyer des personnes comme Zizi Jeanmaire, Régine..; Alors vous voyez, c'est du cabaret, c’est les nuits Parisiennes ! Alors Yes, c’est moi. Vous avez bien définit. C’est moi, Now.
Et j’ai entendu quelque part que tu étais, comment dire, royale, d'une certaine manière ...
Dis donc toi! (rires). Mais oui vous voyez comme quoi, tout est possible ! Je suis une vraie princesse, avec un vrai palais, avec un vrai royaume et avec des obligations. Au Bénin, on m’appelle la princesse tout terrain, non classe au possible ! Ce nom c’est parce que je vais partout, que je m’habille très mal, là je suis assise vous ne vous rendez pas compte, mais il parait que je n’ai aucun gout. Au Bénin, je mets des rangers, des pulls… Rien de 100% glam. Mais ce qui est intéressant quand on est une princesse, on représente à l’étranger son pays d’origine, une coutume, et j’espère ne pas décevoir les béninois, les afros brésiliens, comme les béninois qui vivent en France. Mais vous savez être princesse ça reste un titre hein, j’habite 23m² à Paris, dans le 18ème ! Quand mon oncle vient en France, il a l’impression que je vis dans la précarité, mais pas du tout, 23m² à Paris, c’est déjà bien !
Et est-ce que les gens au Bénin savent ce que tu fais à Paris, c'est-à-dire un one man show ?
Oui bien sûr qu’ils le savent ! En fait, le dimanche au Bénin j’anime une emission de télé sur les humoristes béninois, ondc je joue aussi là bas. Alors quand je dis que l’humour n’a pas de frontière, je sais de quoi je parle ! Quand tu fais marrer, tu fais marrer. Donc oui, ils sont contents. Mais comme je suis la princesse tout terrai, et que je vais partout, ça ne les étonne pas plus que ça.
Pour terminer, est ce que tu aurais une adresse, un endroit particulier où tu aimes aller après ton spectacle ?
Après le spectacle, comme vous le voyez mon petit, je suis une vieille dame ! Donc après le spectacle, je rentre à la maison ! Mon plat préféré, c’est les coquillettes steak haché, no glam non plus, mais c’est tellement bon ! Mais il y a quand même un endroit que j’adore, c’est le Train Bleu, à la Gare de Lyon. Regarder les gens voyager, ça fait rêver quoi… Voir toutes ces destinations, les gens partir revenir, de voir des amoureux, des gens qui se quittent, qui se séparent, qui reviennent, des gens dans la précarité aussi. Je crois que quand on est à la gare et qu’on attend un train, on est tous logés à la même enseigne, et là, on redevient humain. J’aime beaucoup les gares, et plus particulièrement la Gare de Lyon, et le Train Bleu.






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