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Jil is lucky : un groupe à connaitre !

Publié le 16 mars 2009 Par Clément D.

Jil... Initiales de Jil Is Lucky et prénom d’un jeune artiste folk de 24 ans

Que sait-on de Jil is Lucky ? Pas grand-chose. Son prénom c'est Jil, pour les initiales de Jil Is Lucky. Il a 24 ans et habite Paris pour le moment. On l'aurait croisé sur la route des Andes, on l'aurait entendu à la All Saints Church de Harlem, et vu un peu partout en Europe. Un bar porterait même son nom en Inde. Depuis quelques années, il parcourt seul le monde et peaufine sa pop, no-folk, loin des clichés du genre. Lors de son errance, entre le ghetto de Prague et les places brûlantes de Sidi Bel-Abbès en Algérie, il rencontre ses musiciens. Dès lors, ils le suivent et revendiquent « sa » philosophie. Jil les accueille après un long travail préliminaire. Une initiation musicale et philosophique de plusieurs mois aux pieds du rocher de la Sainte-Victoire, et le groupe enregistre un premier album éponyme. Une retraite quasi religieuse donne naissance à douze titres. Aujourd'hui, le groupe est uni autour de son « messie », prêt à défendre leur propre croyance : leur musique. Nous les avons rencontrés à Londres, dans les backstage du Paradise Bar.

Pourquoi avez-vous toujours la bougeotte ?
Maintenant, ça va beaucoup mieux. J'ai commencé la guitare à six ans. Avec le recul c'était trop tôt et trop enfermant. J'ai ressenti le besoin de tout quitter pour choisir seul ma voix musicale. C'est la route qui m'a appris à quel point composer m'était vital. C'est devenu comme une excroissance de mon humeur, entre joie et tristesse. Le voyage m'a fait comprendre à quoi servait ma guitare.
C'est à l'étranger que vous avez composé « The Wanderer » ?
Exactement, c'était il y a deux ans. Je buvais un thé dans le ghetto de Prague quand la mélodie et les paroles sont arrivées toutes seules et toutes entières. Faut dire que j'étais coincé psychologiquement, comme si j'attendais quelque chose qui me délivre. Pourquoi je n'arrivais pas à partir d'ici, je n'en sais rien. Ca été une vraie révélation. Après ça je suis rentré à Paris pour commencer l'écriture de l'album. Ca été un vrai déclic...
Ce titre sonne comme un hymne au vagabondage et à la liberté ?
Merci ! Je l'ai terminé en marchant dans la rue. Les pas sont souvent une base rythmique et en adéquation avec mon « mood » du moment.
L'album est empreint de mélancolie et pourtant on en sort plus heureux ?
En voyage, on mange souvent ce qu'on trouve sur les marchés et du coup on mixe beaucoup plus les aliments. Ces conditions précaires de voyage m'ont fait apprécier le « sucré-salé », et du coup, on le ressent dans certains arrangements. C'est comme de la panure imbibée de caramel qui recouvre le petit morceau de cochon grillé. Une recette que j'ai découverte dans la banlieue de Shanghai et que j'ai adaptée à « Supernovas ». Vos mélodies sont presque intemporelles voire classiques ? C'est peut-être le fait de composer vite. La gamme de couleur utilisée est naturellement déclinée comme dans les rayons de ce magnifique magasin de bricolage Bricorama. On y entend les variations harmoniques : de la pop au kletzmer, du kletzmer au classique, et du classique au mariachi.
Vos trois albums cultes ?
« Nevermind » de Nirvana, « Velvet and Nico », et « Songs from a room » de Leonard Cohen.
Il paraît que depuis l'age de douze ans, vous jouez dans des bars ?
C'est vrai, j'ai commencé très tôt. Mon frère voulait que je l'accompagne, et du coup, le patron me faisait rentrer par l'arrière-cour, pour éviter les descentes de police. Il me payait en boisson comme les autres musiciens. J'ai tout de suite compris que le public et moi avions beaucoup de choses à nous dire. Depuis, on discute souvent tous les deux.
On sent un côté mystique sur « Paolo Majora Canamus » ou « Hovering machine ». Est-ce que par hasard l'usage de drogue vous a été nécessaire ?
Comme dirait Booba, la drogue m'a été essentielle ! L'expérience des psychotropes m'a permis de mieux envisager les différentes couleurs, croyances et dimensions de la musique. D'où mon penchant pour cette sorte de « folk hallucinogène ».
On sent derrière cet album une forte présence féminine ? Qui est cette Jane qui partage l'essentiel des titres de l'album ?
Jane est mon âme sœur. On partage les chansons, entre autres... Bravo pour la pochette de l'album.
Qu'est-ce que vous avez voulu dire en posant au milieu de ces bioman ?
Notre monde est profondément religieux. Mon frère est en musulman, le pape à ma droite, l'indou déteint sur moi, et mes pieds liés forment la neuvième branche d'un menorah (ndlr : ce chandelier que l'on allume pour hanouka une fête juive qui célèbre les lumières). Il y a encore d'autres symboles et dans le livret aussi. Chacun y verra ce qu'il veut. Est-ce que tous ces religieux sont unis pour défendre la même cause, ou au contraire défendre leur propre paroisse ? Ces religieux sont unis dans le surréalisme de leur dogme, dans une discorde irrationnelle, dans la guerre des non-sens. Ils sont un peu les bioman d'antan. J'ai profité du support de la pochette pour dire encore autre chose. Faut en profiter, bientôt ça sera fini... Vos musiciens vont jouer en bioman le 24 mars au Point Ephémère ? Non, ils ne peuvent pas garer leur robot, enfin c'est ce qu'ils m'ont dit. En bonus, tous les musiciens qui ont participé à l'album seront là. Nous serons quatorze sur scène pour ce concert officiel de sortie...
Plus d'informations en cliquant ici
Informations communiquées par Jil is Lucky


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Commentaires

1 commentaire

  • Avatar de crcrcr

    crcrcr le 18/03/09 à 13h11

    Un groupe très dynamique qui travaille ses morceaux avec soin. Souhaitons-lui une belle ascension.

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