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Interview : Brigitte te cause

Publié le 19 septembre 2011 Par Caroline J.

Jeudi 15 septembre 2011, Sortiraparis a rendez-vous à l’Hôtel Amour avec Sylvie Hoarau et Aurélie Maggiori, alias le duo hippie funky de Brigitte. Drôles, naturelles et particulièrement complices, les deux filles évoquent leur future date à l’Olympia, leur collaboration ou encore leur meilleur souvenir scénique.

SAP // Votre premier opus, « Et vous, tu m’aimes ? », vient d’être certifié disque d’or. Alors, surprises ?

Aurélie // Complètement ! Au départ, quand on a commencé à faire de la musique ensemble, c’était uniquement parce qu’on avait envie de faire de la musique ensemble. On ne pensait même pas sortir d’albums à l’époque.

Sylvie // C’était un peu, genre « on fait, et on voit ».

SAP // Avant Brigitte, il y avait Vendetta pour toi, Sylvie, et Mayane, pour toi Aurélie. Deux univers assez différents finalement de Brigitte. Du coup, le projet Brigitte s’est-il fait naturellement pour vous deux ?

Aurélie // Oui, super naturellement

Sylvie // Tu vois quand tu écris des chansons, ça se fait en plusieurs mois. Surtout qu’au départ, on se voyait une fois par semaine puis après un peu plus souvent puis encore plus souvent… et au final tous les jours. Donc finalement, on a pris le temps de se connaître, puis de se mettre en adéquation dans le travail, à nous raconter nos vies et nos envies. Donc oui, le projet s’est vraiment fait naturellement.

Aurélie // Puis on a beaucoup travaillé également. Mais on n’a pas vraiment pris le temps de construire quelque chose avec une image particulière. On a fait avec ce qu’on était, avec notre fantaisie. On s’est complètement libérée de contraintes que l’on s’infligeait toute seule. Résultat, il y a eu un élan de liberté et nous avons alors eu envie de faire tout ce que nous avions jamais osé faire avant et nous avons construit ce projet de manière assez inconsciente.

SAP // En plus, vous êtes vraiment complémentaires ?

Aurélie // On est complémentaire, très différentes mais en même temps, il y a vraiment quelque chose de très commun entre nous, au niveau de notre sensibilité. Par exemple, on a vraiment ri ensemble sur les mêmes choses en écrivant. On a pleuré ensemble également…

Sylvie // Je crois qu’on a beaucoup de points communs en fait. Mine de rien, on est plutôt bosseuses toutes les deux, nous sommes passionnées par la musique, on s’intéresse toutes les deux à l’image, on a du caractère aussi… Même si on est très différente dans notre manière d’être, on a quand même un gros noyau de points communs qui nous soudent.

SAP // Pour ce premier opus, vous avez fait appel à Gush, Bazbaz ou encore Albin de la Simone. Y-a-t-il des artistes avec lesquels vous souhaiteriez travailler par la suite ?

Sylvie // En fait, tout s’est fait au fur et à mesure. On n’a jamais fait de projets. On se disait « Tiens, si on appelait Gush, Tiens si on appelait Albin de la Simone… ». Notre ligne de conduite était de faire uniquement ce qui nous plaisait. Si on doit faire des concessions c’est uniquement entre nous.

Aurélie // Il y a vraiment une grande confiance entre nous. C’est comme si c’était une petite famille, une petite maison

Sylvie // C’est notre petite bulle (rires)

Aurélie // Ce qui est important c’est que l’une et l’autre, on soit contente de ce qui se fait.

Sylvie // Il n’est pas question que l’une souffre d’un choix de l’autre. On ne peut pas travailler avec des rancœurs. Donc la confiance, c’est notre base.

SAP // Avez-vous déjà commencé à réfléchir à la suite ? Ou vivez-vous pleinement l’instant présent ?

Aurélie // Les idées commencent à fuser mais on a envie d’écrire notre deuxième album de la même manière que nous avons écrit le premier, c'est-à-dire dans une salle à manger, dans le même décor. On a envie de prendre ce temps là, toutes les deux, pour écrire tranquillement. Donc là les idées arrivent, mais tant mieux parce qu’on va arriver avec plein de petites idées et de petites envies.

SAP // Côté scène, il y a l’Olympia le 31 octobre prochain. Vous l’abordez comme une étape importante ou finalement comme n’importe quel autre concert ?

Sylvie // D’abord c’est une salle mythique alors tout de suite, ça met la pression. Toute la famille va venir, et les copains aussi (rires). Moi je commence à me dire que c’est dans un mois et demi. Donc oui, nous n’avons pas envie de décevoir les gens qui vont venir mais après ce sont les mêmes chansons, c’est la même scène avec les mêmes musiciens… On pense à des surprises. On essaye de réfléchir à améliorer aussi le concert. Mais comme on fait plein de concerts avant et après, finalement, ce concert à l’Olympia va rentrer dans le flux des autres dates.

SAP // Par rapport à tous les concerts que vous avez fait, y-a-t-il un lieu ou une date qui vous a marqué plus que d’autres ?

Aurélie // On a adoré que Joey Starr monte sur scène au Big Festival de Biarritz. Ca a été très intense. On a senti la puissance de Joey Starr sur scène (rires).

Sylvie // Le public était vraiment dingue. En plus c’était une très belle soirée. Il y avait plein de groupes. On a quand même joué avec Stromae, Metronomy, Selah Sue, tout ça dans la même soirée. On avait vraiment un public de dingue. Moi je le vis un peu comme dans un rêve. Quand j’y pense, je me demande si je l’ai rêvé ou pas, tellement c’est fort.

SAP // Vous avez fait pas mal de festivals également cet été comme les Francofolies, Fnac Live, festival soirs d’été…

Sylvie // Oui, je pense qu’on va mourir d’ailleurs l’année prochaine (rires)

SAP // Et avez-vous joué au côté d’artistes que vous chérissez tout particulièrement ?

Aurélie // Oh oui, on a joué plusieurs fois avec Metronomy, qu’on adore !

Sylvie // Il y a eu aussi Madjo, Yaël Naïm, Bertrand Belin

Aurélie // Yuksek et Oh La La !

Sylvie // C’est pas mal, hein ? Mais on est toujours un peu frustré en général parce que t’es pas libre de toujours tout regarder.

Aurélie // Fools Gold ! C’est vraiment un des groupes qu’on adore. On les avait vu il y a quelques temps à Los Angeles et ça nous avait transporté. Il y avait une telle joie, une telle liberté et ça nous a vraiment marqué.

SAP // Sur scène, il y a vraiment un bel univers. C’est important pour vous la scénographie ?

Aurélie // La mise en scène est quelque chose de très important mais au même titre que de bien travailler nos chansons, de bien les écrire. En fait, on est quand même des bosseuses, l’une et l’autre et on aime bien aller au bout des choses, donc l’écriture et l’image sont importantes. On écrit nos clips, on décide de nos photos, avec qui on veut les faire aussi…

Sylvie // On est un peu perfectionniste quand même. Et on a du mal à se contenter d’une idée. On veut toujours parfaire.

SAP // Sur scène, vous avez ces petites phrases « Brigitte te casse la gueule. Brigitte se casse ». Le public en est très friand d’ailleurs.

Aurélie // En fait, c’est comme si ces phrases faisaient partie de nos chansons. On ne s’est jamais vraiment sentie chauffeuse de salle donc nous nous sommes dit qu’il était important d’écrire quelque chose qui corresponde à ce que nous sommes ainsi qu’à nos chansons. Au final, c’est comme si on avait écrit un texte autour.

Brigitte en concert à l’Olympia, le lundi 31 octobre 2011 à 20h
« Et vous, tu m’aimes », (3ème Bureau - Wagram)

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