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Anaïs

Publié le 1 janvier 2008 Par Mélanie B.
Ana?s

Depuis quelques mois une vague déferlante d'Aix en Provence envahit toutes les scènes, petites et grandes avec des chansons fraîchement drôles et imagées qui décrivent avec justesse les petits moments de la vie quotidienne. Consécration pour cette artiste qui en est là grâce au bouche à oreille, puisqu'elle était à l'affiche des Solidays au côté des plus grands. Anaïs n'a plus besoin de faire ses preuves, elle a déjà conquis le public grâce à son cheap show dans lequel nous nous retrouvons tous un peu. Le public était bien au rendez vous pour reprendre avec elle ses chansons et rire à son show qui fait toute sa réputation. Elle s'est présentée malade mais en forme devant les journalistes des Solidays pour nous faire découvrir son univers plein d'ironie, où l'humour est bel et bien le maître mot.

Ton cheap show a été écrit et joué principalement dans des petites salles, ce soir tu te retrouves aux Solidays, appréhendes-tu différemment l'entrée sur scène ?
C'est sur c'est très différent, et c'est vrai que je pensais que ça n'allait pas marcher car mon spectacle est très intimiste, j'interpelle beaucoup les gens, mais en fait ça passe très bien. Par contre il faut s'adapter et donc parler et donc jouer différemment. J'ai déjà fait les Eurockéenes, ça avait super bien marché. Mais c'est vrai que je me posais la question, j'avais un peu peur qu'il y est un trop grand décalage.

Quel est ton meilleur souvenir en tant qu'artiste à un festival ?
C'était au festival Voie de Fête à Genève car le programmateur est un programmateur de chanson qui a toujours misé sur les découvertes et il a essayé de m'incruster un peu partout après m'avoir entendu, j'ai fait l'ouverture de son festival, il a fait du bouche à oreille qui a aidé à me produire par la suite. Il m'a permis d'être sûre de mes choix de carrière solo car je venais de quitter mon groupe.

Et ton pire souvenir ?
C'était à un festival en Bretagne, l'année dernière, grosse prise de tête avec mon manager

Tes chansons sont traitées de façon humoristique, est ce que le sida pourrait être un sujet d'inspiration que tu traiterais avec le même humour ?
Je ne sais pas comment j'en parlerai, j'essayerai d'être subtile. Ca pourrait m'inspirer, j'aime bien les choses qui nous entourent. Mais j'aime tellement faire rire les gens pour oublier ce qui est dur, je n'aimerais pas faire rire avec ça.

Tu as participé a des concerts pour lutter contre le cancer, te sens-tu impliquée par ta simple présence ou bien comment te positionnes-tu par rapport à la cause?
Moi je suis chanteuse, j'écrit sur des sujets qui nous entourent, mais en essayent de faire oublier la dureté de la vie, et ici aux Solidays on est là pour parler de ces choses horribles. Mais c'est sûr que moi c'est par mes textes que je m'investis le plus. Après, c'est sûr que dans cette mobilisation les artistes sont surtout là pour emmener des gens, pour les mobiliser.

A quand un nouvel album ?
Je suis toujours en tournée du « cheap show », et pour l'instant je ne veux pas faire deux choses à la fois, je n'arrive pas pour l'instant à m'y mettre. Mais je sais ce que je veux, ce sera un album radicalement différent, avec des musiciens et enregistré en studio.

Si tu pouvais partager la scène avec quelqu'un aux Solidays, avec qui aimerais-tu faire un duo?
Macéo parker, c'est de la soul pure, j'aimerais bien me la jouer Soul Woman.

Qu'est ce que t'écoutes en ce moment ?
Du Air, j'ai besoin de me calmer, c'est parfait. Et sinon je me remet beaucoup à la soul.

Dans ta chanson « Rap collectif », tu as très bien réussi à capter les subtilités du rap mais tu parodies tellement les clichés qu'il est difficile à savoir si finalement tu aimes ou pas.
Mais oui j'aime beaucoup le rap. Je ne me moque jamais, je m'amuse avec beaucoup de choses, mais j'espère vraiment que les rappeurs vont se rendrent compte du travail qu'il y a derrière, je ne veux pas être ridicule, j'ai beaucoup travaillé la rythmique, je me suis inspirée de beaucoup de choses. J'ai joué avec les clichés, car j'ai du mail à ne pas mettre d'ironie dans mes textes et de toute façon je ne me voyais pas faire un texte de rap sérieusement, j'aime beaucoup mais chacun son truc.

Justement, tes textes et ton ironie vont de pair, est-ce inhérent à ta personnalité ou est-ce juste un style ?
Non je ne me cache derrière rien, c'est vraiment moi, l'ironie fait partie de moi. Les traits sont bien sur un peu forcés sur certains morceaux un peu « rentre dedans », car j'ai monté mes chansons pour la scène, c'est plus vivant. En tout cas mon prochain album sera très différent, moins dans cette veine là, mais c'est sûr que j'aime beaucoup la légèreté

Tu es en tournée jusqu'en novembre, et prépare deux scènes à l'Olympia. Tu n'as pas peur que le public soit habitué à Anaïs, qu'ils connaissent déjà toutes les blagues de la scène. Tu n'as pas peur de lasser ?
Bon ça fait un moment qu'ils savent que je ne suis pas québécoise
Non ça ne me fait pas peur, de toute façon mon spectacle n'est pas figé.

Et sinon, dans ta chanson « mon c'ur, mon amour », tu te moques du côté gnan-gnan de l'amour, mais as-tu quand même un côté fleur bleu ?
Oui, j'avoue, j'ai un côté fleur bleue


Propos recueillis par : Elise


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