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Phoenix

Publié le 1 janvier 2008 Par Mélanie B.
Phoenix

Phoenix sort demain son nouvel album, « It's Never Been Like That », enregistré dans l'urgence à l'automne dernier. 3 jours à peine après la fin de la tournée Alphabetical, ils laissent leurs habitudes à Paris et s'exilent à Berlin Est sur les rives de la Spree, dans un studio gigantesque, sans un seul morceau écrit. Ils prennent le risque d'enregistrer et de produire cet album eux-mêmes, live, sans participation extérieure ni compromis. Les rythmes sont secs, les arrangements simples et dénudés, le chemin est direct. 2 guitares, 1 basse, 1 batterie, 4 mois pour tout faire. Explications avec Laurent Brancowitz, guitariste un peu lunaire et de bonne humeur

Cet album a été enregistré à Berlin, pourquoi le choix de cette ville ?
Pour des raisons... poétiques.
On ne voulait pas le faire à Paris, donc où le faire ?
On a pensé tout de suite à Berlin, parce que c'est une ville étrange, capitale étrange du monde, capitale poétique.
C'est un endroit qui appartient encore à tout le monde, où l'on sent qu'il y a beaucoup de possibilités.
D'ailleurs beaucoup de musiciens habitent là bas, c'est une ville très relax, il y a beaucoup d'espace... et par rapport à vos autres albums, la production semble moins calculée, votre jeu plus lâché. Faut-il y voir l'influence directe de cette ville ?
Pas vraiment, mais c'est vrai que c'est bien tombé, l'ambiance était cohérente avec notre démarche. On voulait travailler sur l'idée de l'énergie, pas de la conceptualisation.
Et Berlin c'est une ville qui est en mouvement, l'ambiance y est spontanée.
Le studio en lui-même a pas mal joué sur notre façon d'enregistrer, c'était un studio assez spécial. Il y a une pièce dont on s'est beaucoup servie,conçue pour les effets spéciaux et pas du tout pour la musique, avec un son ultra mat.
Cette pièce permettait de jouer tous dans la même pièce, tout en ayant le son qu'on aime, assez nu, sec, sans que ça sonne brouillon... Ce qui est loin d'être toujours possible.

Par rapport à vos précédents albums, «It's never been like that » sonne beaucoup plus direct, plus rock...
Le choix s'est plus fait dans l'instrumentation, on n'a pas vraiment réfléchi en termes de style... on se connaît depuis tellement longtemps qu'on n'a pas vraiment besoin de s'expliquer, d'analyser.
On voulait que le propos soit accessible directement, éviter les détails qui détournent l'attention du motif principal, de la «voix ». Que la musique soit un écrin pour le message. Dans les disques précédents on a plus exploré le côté baroque, les ornements...
L'idée était effectivement de faire un disque beaucoup plus direct. Bien vu.
Je me souviens d'une interview à la sortie de United où vous disiez que ce disque vous paraissait difficile à jouer en live, que le studio vous avait permis de vous dépasser.
J'ai l'impression que maintenant vous avez renversé la vapeur, que grace à ces 5 ans de tournée, que vous vous connaissez tellement bien que vous avez pu écrire et enregistrer live en 4 mois, ce qui est quand même une performance...
C'est exactement ça, c'est très vrai. On n'a pas fait de coupure entre la scène et ce disque, et je pense que ça a une raison. Et puis on avait envie d'avoir des morceaux qu'on puisse transporter comme ça sur scène, sans trop de casse.

Vous avez choisi de chanter en Anglais, est-ce justement pour servir la « voix », pour la musicalité de cette langue?
Aujourd'hui l'anglais est la langue de communication de la musique populaire, la langue internationale. On l'a pris comme ça, en tant que standard.
Bien sûr, si l'anglais est devenu ce standard, c'est aussi parce que c'est une langue ultra rythmique, accessible...
Mais c'est plus l'idée de parler au monde qui nous a fait faire ce choix, le fait que ce soit une langue comprise de tous.

Votre prochaine date à Paris ?
Rock en Seine, et ensuite on revient à la rentrée, à l'Olympia il me semble, au début de la tournée française.

Et maintenant, notre traditionnel portait parisien.
Si tu étais...

un quartier ?
Le Panthéon, les rues qu'on voit dans les films français fin 70's, genre la boum, tendre poulet (rires).

une station de Métro ?
Arts et Métiers.

un restaurant ?
Le restaurant Japonais, rue de la petite bûcherie, avec un grill comme au début de l'aile ou la cuisse.

un bar ?
La Old Navy, boulevard St-Germain.
Il est ouvert toute la nuit, et on y passait beaucoup en sortant de studio, pendant l'enregistrement de « Alphabetical » Il s'y passe des trucs fous, dans une ambiance sans faux semblants.

une scène ?
la Boule Noire, une bonne salle, parfaitement petite.

un monument ?
le Sénat, j'aime bien la perspective des rues alentours.

Propos recueillis par : Jérémy Saint-Prix


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