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Report : le sensuel et hypnotique Peau d'âne de Calcagno à Chaillot

Publié le 9 novembre 2012 Par Marine S.

Infos pratiques


Place du Trocadéro ,
75116 Paris 16

On en voit beaucoup des ballets de grande qualité entre les murs du Palais de Chaillot. En ce 8 novembre 2012, grand soir de première, les douze danseurs dirigés par Emilio Calcagno ont présentés une version bien particulière du conte légendaire de Peau d’âne.

L’idée, aussi banale puisse-t-elle paraître, tient cependant de l’inédit : Peau d’âne n’avait jamais été retranscrit de manière dansée. Le cinéma en a fait un de ses chefs d’œuvre, la littérature s’en est très souvent inspirée : le ballet, jamais. Emilio Calcagno, ancien de la compagnie d’Angelin Preljocaj, réussit, pour sa toute première création, une époustouflante mise en scène.

Première création, je tiens à m’attarder sur cette information. Produire un spectacle d’une telle qualité, pour un début, c’est nous laisser sans voix. Le talent existe toujours, et nous sommes ravis de le constater.

La musique de Nathaniel Mechaly (compositeur de Taken, Dorothy ou Revolver), la scénographie de Philippe Meynard, les costumes d’Aline Ochoa : associés les uns aux autres, la scène du Palais de Chaillot s’est transformée en une alliance de sensualité et d’émerveillement. Les jeux de miroirs et les jeux d’ombres, des corps qui apparaissent et s’évanouissent, des corps qui se mêlent jusqu’à former de véritables tableaux humains.  

Saccadées et déstructurées, les chorégraphies sont savamment étudiées. Cette désynchronisation de mouvements des danseurs nous offre différentes histoires à regarder, laissant ainsi notre regard se balader où il se sent attiré. Mais quand alors, surgit une scène groupée et dansée, c’est l’hypnotisme assuré.

On ne retrouve pas, comme on pourrait le penser, l’image suave et féérique d’un Jacques Demy. Là, les pas sont violents, les corps se déchaînent. La princesse devenue Peau d’âne n’est plus cette douceur incarnée. Non, son corps, nu, est devenu animal, il se fait violence, devient autre, et plus cette sublime vierge agressée par un père pressée et malvenu.

La Fée aussi, est bien différente de l’imaginaire collectif : plus d’ailes, plus de magie, la Fée est une petite créature sûre d’elle, à la limite de la violence des actes. Les femmes de la cours sont d’une sensualité désarmante, et se pavanent avec suffisance sur cette scène aux décors sombres et lumineux, sécurisants et désarmants.

L’ensemble est désarmant, et on en ressort profondément émerveillé : le conte de fée est toujours ce qu’il était, malgré les années qui passent. 

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