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Report : Anna, au Théâtre du Rond-Point

Publié le 12 septembre 2013 Par Marine S.
anna

Infos pratiques


2bis avenue Franklin D. Roosevelt
75008 Paris 8

Métro Franklin D.Roosevelt

Pour ouvrir sa saison, Jean-Michel Ribes, directeur du Théâtre du Rond-Point, a décidé de présenter quelque chose d’audacieux : une adaptation théâtrale d’Anna, le téléfilm réalisé en 1967 par Pierre Koralnik, dont les paroles et la musique sont signés Serge Gainsbourg.

Véritable monument des années 60, Anna a marqué toute une génération. A l’époque, le visage d’Anna Karina était celui de la Nouvelle Vague. Aujourd’hui, Emmanuel Daumas, metteur en scène, a choisi celui de Cécile de France pour son bond en arrière, un bond risqué qui ne satisfait pas forcément tout le monde.

Si l’intention est bonne, on ne peut s’empêcher de se dire qu’il n’y a qu’un Serge Gainsbourg, une Marianne Faithfull, une Anna Karina et un Jean-Claude Brialy pour réussir à faire vivre cette histoire… sans histoire véritable. Un homme tombe amoureux d’une femme qu’il n’a vu qu’en photographie, il l’a cherche partout, sans savoir qu’elle est là, tout près, mais qu’il ne la voit pas. C’est tout. Ce vide n’arrive pas pleinement à être remplie par les interprétations, pourtant pas mauvaises, des acteurs sous la direction de Daumas. 

Le risque de s’attaquer à un mythe est toujours le même : ne pas être à la hauteur, bien sûr. Plus de 40 ans plus tard, alors que l’image de Gainsbourg est encore bien fraîche dans la mémoire collective, que l’art pop est devenu rétro, presque démodé si on met de côté les renouveaux du vintage, comment pouvait-il en être autrement ? Imiter n’est pas jouer, et imiter Gainsbourg est indéniablement une mauvaise idée.

Malgré tout, un certain charme se dégage de nombreux passages, et idées, comme de ces deux nymphes, à la fois chœur, mannequins ou muses warholiennes déambulant à moitié nue dans une factory moderne, où les guitares saturées nous rappellent un certain Lou Reed, et ses compères de velours. Cécile de France également, qui de sa voix suave saurait charmer jusqu’aux passants de la grande Avenue des Champs-Elysées. Le tout reste cependant bien en deçà de ce que tout à chacun attendait, sans pour autant faire passer un mauvais moment. Ca ne restera pas dans les mémoires, c’est tout. 

Infos pratiques :

Anna, au Théâtre du Rond-Point, du 5 septembre au 6 octobre 2013.

Du mardi au samedi à 21h, le dimanche à 18h30.

Tarifs : de 11 à 36€.

Réservations : 01 44 95 98 21

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