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Laura covaci & wen wen xue

Publié le 13 janvier 2009 Par Clément D.

Infos pratiques


208, bd Saint-Germain
75007 Paris 7

La Galerie 208 Chicheportiche crée l'évènement à Paris en organisant l'exposition de deux artistes contemporains hors du commun, Laura Covaci et Wen Wen Xue, du 15 janvier au 28 février 2008. Patricia Chicheportiche, créatrice et propriétaire de la Galerie 208, nous invite à les découvrir.

Artiste roumaine née à Bucarest, Laura Covaci a fait ses débuts en Amérique en remportant un contrat de 4 ans avec la Trinity Gallery, située à Atlanta. Depuis 1993, elle expose à Paris. Les quatre yeux que Laura Covaci ouvre sur le monde peuvent paraître émerveillés. Ils ne sont, en fait, que lucides, exacts et subtils; ils perçoivent, le jour comme la nuit, une complexité de nuances et de relations entre les phénomènes qui échappent au commun des mortels.
Ses « Quatre saisons » ne parlent pas de climats, des couleurs typiques que la nature invente avant les solstices et après les équinoxes, mais célèbrent une conspiration, en quatre séquences, entre la cybernétique, l'entomologie, le végétal et la métaphysique. L'objet du complot? L'homme, tel que nous le connaissons, banalisé par son excès de raison et démuni de tous les rêves qui, jadis, tissaient son aura.

L'univers de Wen Wen Xue est issu de la culture manga. Jeune artiste formé à l'école des Beaux-arts de Nankin (Chine), nombreuses de ses sculptures traitent de la violence et de sa représentation. Films ou encore jeux vidéos sont à la source de ses influences. Ce « spectacle » violent, si l'on peut le nommer ainsi, a amené Wen Wen Xue à dénoncer cette brutalité réelle, qui existe tant dans notre quotidien qu'au travers des tueries virtuelles des jeux vidéo.
Il exploite délibérément des personnages reconnaissables du public, toujours aux allures joviales. Wen Wen Xue s'interroge sur la prolifération des images réelles et sur la place du direct qui viennent satisfaire un besoin toujours croissant du spectateur. Pour l'exposition, l'artiste présentera un ensemble de sculptures issues de son panthéon de héros de bandes dessinées, mangas ou comics. Comme il le dit lui-même : « C'est comme un « super film d'action » mettant en scène toutes ces stars. [.] C'est la violence, le côté cruel, joyeux, « d'un Disneyland de massacre».
« Le concept de mon travail est qu'actuellement, il y a de plus en plus d'images en direct sur la guerre et de film d'action. Dans ces films l'important n'est pas d'exprimer l'humanité face à la violence ou la guerre, mais de montrer la violence réelle, vraie et effective. [...] Le public regarde ces films de massacre ou de combat, comme il regarderait un match de football, en toute tranquillité et sécurité. La violence et la mort diffusées, deviennent une fiction qui peut être consommée avec des chips et de la bière. »
Wen Wen XUE
Dans leur interprétation de la réalité et la déformation de personnages symboliques, jouets ou peluches, les deux artistes se rejoignent dans le but de dénoncer l'état actuel du monde, les abus de l'homme, et le danger qui nous menace...


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