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Report : Bohèmes au Grand Palais

Publié le 23 décembre 2012 Par Marine S.
bohèmes

Infos pratiques


3 Avenue du Général Eisenhower
75008 Paris 8

M° Champs-Elysées Clemenceau

L’exposition « Bohème » au Grand Palais s’achève bientôt, le 14 janvier 2013. Pourtant, entre la ferveur du marché de noël des Champs-Elysées, la superbe patinoire installée sous la grande verrière du Grand-Palais et l’expo Hopper qui ramène foule, la petite rétrospective « Bohème » passerait presque inaperçue, malgré son audacieuse scénographie et ses nombreuses œuvres exposées, de Courbet à Degas, en passant par Toulouse-Lautrec, Turner et Van Gogh.

Un « bohème » dans notre bouche aujourd’hui, est immédiatement associé aux Bourgeois-Bohèmes, ces bobos parisiens avides de culture et de rencontres, de sorties et de style. Le Grand-Palais se propose, depuis le 26 septembre dernier, de revenir sur l’origine de la Bohème, sur sa représentation dans l’art et le spectacle, de partir à la découverte de ces peuples nomades et libres, adulé pendant longtemps par de nombreux artistes, rejetés aujourd’hui.

Au rez-de-chaussée de l’exposition, vous partirez à la rencontre des premières représentations des bohémiens, et surtout, de la bohémienne : figure biblique jusqu’à la Vierge Marie elle-même, égyptienne aux côtés de Moïse, diseuse de bonne aventure. Pendant longtemps, les bohémiens ne sont considérés, comme dirait Diderot, que comme des «danseurs, chanteurs et voleurs ». Ils sont représentés les chemises béantes, des bijoux au cou parfois, des cheveux longs et des barbes abondantes. Musiciens, danseurs, artistes… Libres, sans aucun doute. Une liberté qui effraye, étonne. 

Il faudra attendre le milieu du XIXème siècle pour qu’une figure plus romantique du bohémien naisse. Très fins, beauté évidente et pureté du geste, la bohémienne devient un objet fantasmé de la femme libre, notamment grâce à Carmen de Mérimée. Courbet fait alors bien vite de la Bohème son mode de vie ("Bonjour M. Courbet !"), défiant alors le Second Empire et la législation contre le vagabondage..

Le premier étage de l’exposition est consacré à la nouvelle génération de l’époque romantique, désireuse de s’approprier ce terme de « bohème », ce mode de vie marginale. Les artistes peintres ou autres écrivains se regroupent alors pour partager idées brillantes et alcool dévastateur. Dans leurs ateliers froids et miteux, les Verlaine et les Rimbaud réinventent la bohème, quand viendra vite l’heure de Montmartre et de ses cabarets, du Chat Noir au Lapin Agile.

Une exposition où navigue la nostalgie d’un temps où les gens du voyage n’étaient pas considérés comme des pestiférés, où les artistes les admiraient pour leur originalité. Un temps où les Rom étaient connus pour leurs sages proverbes (« Si tu ne sais pas où tu vas, souviens-toi d’où tu viens », « Je sais quand je suis né, mais pas pourquoi… »). 

En savoir plus sur les tarifs et les horaires.

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