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Twixt : le film de la semaine

Publié le 11 avril 2012 Par Mélanie B.

Le dernier film de Francis Ford Coppola est attendu en salles aujourd’hui. Quid de cette dernière réalisation ?

Twixt réunit vieille et nouvelle garde. Val Kimer et Elle Fanning. Un étrange casting pour un film qui ne l’est pas beaucoup moins. On s’attache vite à cet écrivain un peu paumé, Hall Baltimore, qui débarque dans une ville encore plus paumée pour la promo de son dernier bouquin. Auteur fantastique, il aspire à changer de registre mais, contraint financièrement, il accepte une dernière commande. Le voilà donc cherchant et trouvant l’inspiration entre rêves et réalité au sein de cette sinistre ville, Swann Valley. Elle, est le fantôme qui vient hanter ses nuits et lui raconter son histoire. Il tient son nouveau sujet.

Accompagné du shérif de la ville, il commence à enquêter sur un drame local. Un lien se tisse alors entre V., la jeune fille qui apparait dans ses rêves et les événements étranges qui se déroulent dans ce coin reclus du monde. Un contraste de couleurs oppose les sombres rêveries de Hall aux séquences de la vraie vie, matérialisées par des prises de vue plus classiques, plus fixes. Un autre parallèle rejoint la fiction à la réalité : autant que le personnage central, Coppola fait face à une perte. Pour l’un comme pour l’autre, Twixt est le moyen de révéler un sentiment de culpabilité pour mieux tenter de s'y absoudre.

L’esthétique Coppola est bien là et s’offre même le luxe de la 3D pour les nécessités d’une scène ou peut-être deux. L’intrigue, un peu décousue, fait même intervenir Edgar Allan Poe. Guidé par Poe, Hall se retrouve au cœur d’une histoire digne de l’un de ses contes. Poe est l’un des personnages de Twixt, mais aurait tout aussi bien pu en être l'auteur. Des revenants au genre gothique, les ingrédients choisis par le réalisateur fournissent un climat électrique palpable compensé par l’humour caustique de certaines scènes. Les fans du travail de Coppola diront que cela tient du génie, d’autres du simple imbroglio.

Peut-être Twixt est-il un travail de deuil. On sent pourtant l’envie d’aller au-delà et de transcender la culpabilité de cette perte pour atteindre un but plus créatif. Malheureusement, il est parfois compliqué de conserver le fil de toute cette histoire malgré son magnifique potentiel esthétique et fantastique.

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