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White God : critique et bande-annonce

Publié le 2 décembre 2014 Par Maïlys C.
White God : critique et bande-annonce

Infos pratiques

Le... 3 décembre 2014

White God, en salles le 3 décembre, est un film hongrois de Kornel Mundruczó. Racontant l’histoire d’une ville envahie par des chiens évadés d’une fourrière, le film présente des images incroyables de centaines de chiens en fuite, dont l’audace rappelle Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock.

Pour aller voir White God, toute personne habituée à être en retard devra faire un effort, car la première scène est inratable. Extrêmement spectaculaire, elle présente une ville vide, désertée de ces habitants ; seule une petite fille fait encore du vélo dans les rues. Puis, au détour d’une avenue, une vision d’enfer apparaît sur l’écran : la petite fille est suivie par des centaines de chiens, qui courent comme des dingues, semblant tous animés par un même but.

L’histoire :

Lili est une jeune musicienne qui adore son chien Hagen. Mais elle vit dans un pays où les propriétaires de chiens bâtards doivent payer de lourdes taxes. Son père finit par abandonner Hagen dans la rue ; Lili est inconsolable. Hagen, après avoir été recueilli par un bandit et élevé en chien de combat, finit par se retrouver derrière les barreaux d’une fourrière, avec des centaines d’autres chiens fous. Un jour, ils parviennent à s’évader et se mettent à parcourir la ville à la recherche des gens qui leur ont fait du mal pour se venger…

Notre avis sur le film :

Terrifiant, sanglant et pourtant attentif au développement affectif d’une jeune fille de 13 ans, White God intrigue et surprend. Des personnages très noirs d’un côté (on explore le milieu sordide des combats de chiens), très blancs de l’autre (la jeune musicienne, exemple de courage et d’amour), et entre les deux, des personnages gris comme le père de Lili, un peu perdu et dépassé par l’adolescence de Lili ; ces personnages dessinent un tableau contemporain triste, où la culture s’impose finalement (et encore une fois, de manière surprenante) comme la seule manière de survivre.

Il y a quelque chose de la performance dans les images du groupe de chiens courant dans les rues comme un seul homme, ou plutôt comme un gang, une bande organisée. Lorsque la police tente des les coincer dans un tunnel, les hommes tirent sur les chiens qui font aussitôt demi-tour ; mais pour certains, c’est trop tard, et des dizaines de cadavres jonchent le sol noir, formant une vision noire d’apocalypse.

Les crocs acérés, les aboiements furieux et les griffes des chiens laissent des traces partout dans la ville, incarnant une violente rébellion de la nature face à l’homme. L’homme pollue, l’homme maltraite, l’homme exploite ; mais ce qui le sépare des chiens enragés est bien fin… Un simple grillage… Gare à vous, gare à nous. Les oiseaux d’Hitchcock semblaient fous et n’avaient aucune justification si ce n’est mystique ; ici, les chiens provoquent l’empathie du spectateur car ils ne persécutent que les « méchants »…

À voir, surtout pour l’exploit esthétique.

Bande-annonce :


Informations pratiques :

White God
En salles le 3 décembre 2014

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