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Report : Mort à Venise au Théâtre de la Ville

Publié le 24 janvier 2014 Par Marine S.
mort à venise

Infos pratiques


2 place du Châtelet
75004 Paris 4

Thomas Ostermeier présentait pour la première fois à Paris son adaptation de la nouvelle de Thomas Mann La Mort à Venise, avant de se coller, dès le 27 janvier, à Un Ennemi du peuple d’Henrik Ibsen.

Semaine berlinoise au Théâtre de la Ville. Le metteur en scène talentueux Thomas Ostermeier investit pour la première fois les lieux pour présenter deux de ses pièces, La Mort à Venise dans un premier temps, puis Un Ennemi du peuple la semaine prochaine. Le metteur en scène, co-directeur de Schaubühne de Berlin avec la chorégraphe Sasha Waltz propose, avec cette adaptation de la nouvelle de Thomas Mann, un théâtre relativement contemplatif et incertain qui ravit le public parisien.

Cette nouvelle de Thomas Mann, écrite en 1912, a inspiré bien des artistes avant Ostermeier : le film de Luchino Visconti (le plus célèbre à ce jour), l’opéra de Benjamin Britten ou le ballet de John Neumeier. Dans la pièce de Ostermeier, tout commence alors que Ascenbach (Josef Bierbichler) est déjà à Venise (c’est ce qu’on suppose en tout cas, rien n’était vraiment préparé à nous le certifier). Sur la scène, deux tables disposées comme dans un hôtel, et de grands rideaux blancs qui volent au gré du vent. Tadzio, l’objet du désir, est là, à l’allure antique et éternellement belle. Accompagné de ses sœurs et de sa gouvernante, il va et vient, suivi par Ascenbach, qui, avec un seul regard, transmet toute l’émotion qui le submerge. Emotion accentuée par une caméra figée sur son visage.

Dans la pièce, très peu de paroles, pas de dialogue en tout cas. Un narrateur nous conte quelques passages de la nouvelle en allemand, traduite en français, et la musique de Guastav Malher saurait remplacer tous les mots. C’est suffisant, et ce silence rend les regards d’Ascenbach bien plus fort encore. Rien n’est de trop dans cette pièce qui, par à la fois sa légèreté et sa puissance, nous transporte. Les sœurs du jeune Tadzio, dansantes comme des nymphes sous une pluie de cendres (on se plaît à croire aux pigeons de la place Saint-Marc !), finissent le travail de fascination déjà bien commencé. 

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