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Rétrospective Kati Horna au Jeu de Paume

Publié le 28 janvier 2014 Par Julien A.
Rétrospective Kati Horna au Jeu de Paume

Infos pratiques

Du... 3 juin 2014
Au... 14 septembre 2014


1, place de la Concorde
75008 Paris 8

5.50 euros (tarif réduit)
8.50 euros (plein tarif)

En partenariat avec le Museo Amparo, Puebla (Mexique), le Jeu de Paume présente, du 03 juin au 14 septembre 2014 une rétrospective de l’œuvre de Kati Horna, photographe mexicaine d’adoption.

Kati Horna (Budapest, 1912-Mexico, 2000) fait partie de la génération de photographes hongrois (d’André Kertész à Robert Capa en passant par Eva Besnyö, László Moholy-Nagy, Nicolás Muller, Brassaï, Rogi André, Ergy Landau, Martin Munkácsi et bien d’autres) contraints de quitter leur pays en raison des conflits et de l’instabilité sociale des années 1930. Cette première grande rétrospective que lui consacre le Jeu de Paume permet de découvrir près de 200 photographies ainsi que de nombreux documents inédits, réalisés entre Budapest, Berlin, Paris, l’Espagne et le Mexique.

Cosmopolite et avant-gardiste, Kati Horna est surtout connue pour son album sur la guerre civile espagnole, réalisé à la demande du gouvernement républicain espagnol entre 1937 et 1939, et pour son amitié avec Robert Capa. Son travail se caractérise à la fois par sa proximité avec les principes de la photographie surréaliste, ainsi que par sa pratique émouvante de la chronique et du photoreportage.

La jeunesse de Kati Horna est profondément marquée par l’instabilité politique et sociale que connaît alors la Hongrie et par la souffrance, la violence et l’injustice qu’elle implique. Ce contexte est aussi celui qu’ont connu d’autres photographes ; parmi eux, Nicolás Muller (que le Jeu de Paume expose au château de Tours à partir de la fin novembre 2014). Cette situation va forger l’engagement idéologique de Kati Horna, sa recherche perpétuelle de liberté, sa manière particulière de dénoncer l’injustice ainsi que son regard toujours complice et humain à l’instar de Lee Miller et de ses images sur la Seconde Guerre mondiale. Comme pour son grand ami de jeunesse Robert Capa, dont elle restera proche tout au long de sa vie, la photographie devient son moyen d’expression fondamental.

Dans le sillage de photographes comme Eva Besnyö, Capa et Horna ont vécu à Berlin au début des années 1930. À 19 ans, elle quitte, en effet, Budapest pour s’installer pendant un an en Allemagne, où elle intègre le collectif Bertolt Brecht. Elle fréquente ses amis et compatriotes photographes Robert Capa et Chiki Weisz, ainsi que d’autres figures importantes de la photographie hongroise, comme László Moholy-Nagy – à l’époque professeur à l’école du Bauhaus – et Simon Guttman, fondateur de l’agence Dephot (Deutscher Photodienst). À son retour à Budapest, elle s’inscrit à l’atelier de József Pécsi – célèbre photographe de Budapest (1889-1956) – mais quitte à nouveau son pays natal, en 1933, pour s’installer à Paris. S’identifiant au mouvement surréaliste et aux avant-gardes européennes, Kati Horna va affiner son style, influencé par le collage et le photomontage.

En 1937, en pleine guerre d’Espagne, le gouvernement républicain espagnol lui demande de réaliser un album sur la guerre civile. Ainsi, de 1937 à 1939, elle photographie les lieux où se déroulent les principaux événements marquants de cette guerre, en Aragon, dans les grandes villes du pays (Valence, Madrid, Barcelone, ou Lérida) ainsi que dans certains villages stratégiques de l’Espagne républicaine. Embrassant la cause anarchiste, elle collabore avec la revue Umbral, où elle rencontre son futur mari, le peintre andalou José Horna. En 1939, elle revient à Paris, mais pour peu de temps puisque son mari est arrêté lors d’un reportage qu’il réalise sur l’exode des civils espagnols vers la France, et détenu, avec d’autres Espagnols, dans un camp de concentration. Kati parvient à le faire libérer. Ils partent pour Paris où les contrôles se poursuivent, les obligeant à fuir la France pour le Mexique. Ce pays devient alors sa nouvelle – et dernière – terre d’accueil.

Résolument progressiste et libertaire, son apport dans le développement du photojournalisme et dans l’expérimentation visuelle n’a pas encore obtenu la reconnaissance internationale qu’il mérite. Aucune exposition individuelle ou monographique n’a encore permis de découvrir toutes les étapes de sa carrière et l’ampleur de son œuvre jusqu’à aujourd’hui.

Infos Pratiques:
Rétrospective Kati Horna
Jeu de Paume
Du 3 juin au 14 septembre 2014
Mardi de 11h à 21h.
Du mercredi au dimanche
de 11h à 19h.
Fermeture le lundi, y compris les jours fériés.
Entrée : 8,50 euros
Tarif réduit : 5,50 euros

Parapluies, Meeting de la CNT
Barcelone, 1937
Kati Horna
Épreuve gélatino-argentique, 24,2 x 19,2 cm.
© Archivo Kati Horna

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