Le Prix Nobel de chimie attribué aux généticiennes Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna

Par Laurent P. · Publié le 7 octobre 2020 à 15h07 · Mis à jour le 7 octobre 2020 à 15h29
La Royal Swedish Academy of Science a annoncé ce mercredi 7 octobre 2020 les lauréats du Prix Nobel de chimie, qui cette année est attribué à deux femmes, Emmanuelle Charpentier, française, et Jennifer Doudna, américaine, pour leur découverte des "ciseaux génétiques" nommés CRISPR/Cas9.

Demi-cocorico ! Le Prix Nobel de chimie a été attribué ce mercredi 7 octobre à deux généticiennes, Emmanuelle Charpentier, française, et Jennifer Doudna, américaine, devenant ainsi les sixième et septième femmes à remporter un Nobel de chimie depuis 1901. Un Nobel attribué pour leur découverte des "ciseaux à ADN" nommés CRISPR-Cas9.

Comme nous le rappellent nos confrères de LCI, Emmanuelle Charpentier est directrice de l'Institut Max-Planck de biologie infectieuse, à Berlin, et "mène depuis plusieurs années des recherches sur les bactéries pathogènes, notamment les streptocoques, et la régulation de l'expression de leurs gènes". Des travaux qui l'ont amené à collaborer en 2012 avec Jennifer Doudna, professeure de biochimie et biologie moléculaire à l'Université de Berckeley.

Les deux chercheuses succèdent ainsi à John B. GoodenoughStanley Whittingham et Akira Yoshino, qui avait été récompensé pour leurs travaux sur le développement de batterie lithium-ion. En quoi consiste la découverte des deux nouvelles lauréates du Prix Nobel ? Comme nous l'expliquent nos confrères du Huffpost, il s'agit d'un outil, une enzyme pour être plus précis, "capable de simplifier la modification du génome". Baptisé Crispr/Cas9, celui-ci est surnommé "ciseaux moléculaires" et va plus loin que la simple thérapie génique en allant directement couper les brins d'ADN défaillants (au nucléotide près) afin qu'ils puissent être modifiés, au lieu de les remplacer par d'autres brins sains dans leur fonction.

L'idée ? Permettre aux chercheurs d'aller couper le brin d'ADN qu'ils souhaitent dans le but de corriger une mutation génétique ou encore soigner des maladies rares. Un outil qui a déjà reçu de nombreux prix, comme le prix Jean-Pierre Lecocq de l'Académie des sciences en 2014, le prix Breakthrough et le prix scientifique de la Princesse des Asturies en 2015, ainsi que le prix Kavli pour les nanosciences en 2018.

Pour rappel, cinq femmes seulement ont été récompensées d'un Nobel en chimie depuis la création du prix en 1901 : Marie Curie en 1911, Irène Jolliot-Curie en 1935, Dorothy Crowfoot Hodgkin en 1964, Ada Yonath en 2009 et Frances Arnold en 2018.

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