Grève SNCF : "Les trains vont circuler, les préavis de grève ont été levés jeudi"

Par Cécile D. · Publié le 2 juillet 2021 à 10h34 · Mis à jour le 2 juillet 2021 à 10h34
L'appel national à la grève lancé le jeudi 1er juillet 2021 par la CGT n'est pas reconduit : les trains devraient circuler normalement dès ce vendredi 2 juillet, assure Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, chargé des Transports. Les syndicats réclamaient une hausse générale des salaires et des embauches.

Cette grève avait commencé le lundi 21 juin : une mobilisation régionale en Île-de-France venait gêner la circulation de certains trains. Les conducteurs de RER et de trains de banlieue étaient invités à cesser leur travail. Fabien Dumas, secrétaire fédéral de SUD-Rail, expliquait la semaine précédente les raisons de cette grève des cheminots : « Il y a une grogne générale, un ras-le-bol ». Les salariés vivent dans un climat « explosif », avec « des incertitudes sur l’avenir » en raison de l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence.

L'acte deux de ce mouvement de grève s'est déroulé le jeudi 1er juillet 2021. Les trains Transilien, TGV Inoui, Ouigo, Intercités, Eurostar et Thalys ont circulé normalement jeudi. Le trafic des TER était « quasi normal », quelques retards et adaptations ont pu incommoder les voyageurs.

Cette journée de grève n'est pour le moment pas reconduite. Invité au micro de RTL ce vendredi 2 juillet 2021, Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, chargé des Transports, assure que « Les trains vont circuler, les préavis de grève ont été levés jeudi, notamment sur les Ouigo. Tous les trains seront disponibles dès ce vendredi. »

La CGT réclame à la direction une hausse générale des salaires, des embauches de personnel et de « réelles négociations pour un statut social de haut niveau », indique la CGT sur son site.

Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots, explique à nos confrères du Parisien que cet appel à la grève « est le résultat d’une certaine montée en pression sur plusieurs sites en mai et juin, qui illustre l’accentuation de la tension interne ». Le syndicaliste affirme que lui et ses pairs veulent mettre à profit cette « période charnière de discussions sur le futur statut social du groupe » SNCF.

Ces luttes sont en majorité motivées par les changements opérés dans la structure de l'entreprise ferroviaire : les réorganisations, le recours fréquent à la sous-traitance de certaines activités et surtout l’ouverture à la concurrence poussent les cheminots à réclamer la pérennisation de leurs droits. Fabien Dumas estime que ce que les salariés craignent le plus, ce sont les réorganisations opérées en prévision d’une « vente à la découpe de la SNCF » lors des appels d’offres. « Rien n’est fait pour nous rassurer, il n’y a aucune garantie pour les cheminots », regrette le syndicaliste.

Les cheminots souhaitent également obtenir « un positionnement de la direction pour empêcher le gouvernement de mettre en œuvre une nouvelle réforme du régime spécial » de retraite des cheminots, « à travers son projet de décret retraites ». Le gouvernement a réaffirmé, depuis plusieurs jours, son intention de mener à bien ce projet de réforme décrié par de nombreux syndicats et secteurs d'activité.

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