Sport : La charte de la laïcité désormais obligatoire dans les clubs et associations sportives

Par Alexandre G. · Publié le 2 octobre 2020 à 17h14 · Mis à jour le 2 octobre 2020 à 17h14
À l'occasion de son discours sur les séparatismes, prononcé ce vendredi 2 octobre 2020 aux Mureaux, le président de la République a précisé la généralisation des chartes de laïcité pour les associations subventionnées par l'Etat. Les associations sportives sont elles aussi concernées par ces mesures, qu'elles appliquent déjà. Avec quelle efficacité ?

Les séparatismes ne peuvent plus se camoufler derrière les associations. C'est en tout cas ce que souhaite le président de la République Emmanuel Macron. Dans son discours du vendredi 2 octobre 2020 sur les séparatismes dans la République prononcé aux Mureaux, le chef de l'État a précisé une série de mesures visant à renforcer la laïcité dans les associations recevant des subventions. 

Cependant, dans les clubs et associations sportives, les chartes de la laïcité sont déjà monnaie courante. Avec une efficacité qui reste encore à prouver. Au club de boxe Top Rank de Bagnolet en Seine-Saint-Denis, interrogés par LCI, les adhérents ont tous pour obligation de signer la charte de la laïcité, placardée sur tous les murs de la salle. "Pour moi, ça veut dire que, peu importe ton origine, ton sexe, ton âge, ça ne change rien, tu peux venir ici et boxer comme tu le sens", affirme Mehdi, l'un des nouveaux inscrits depuis la rentrée 2020. 

Forcément, c'est bien la question de la religion qui est derrière la mise en avant de cette charte. En Île-de-France, le texte est imposé aux clubs subventionnés, avec un message clair : soyez vigilants à la radicalisation. Chaque demande de subvention est étudiée avec attention par les autorités compétentes, pour éviter les mauvaises surprises. Il y a trois ans, deux entraîneurs fichés S étaient expulsés d'un club dans l'Essonne. La région porte son attention en particulier sur les sports de combat, comme la boxe, et le football

Par ailleurs, une quinzaine de suspicions de radicalisation sont enregistrées chaque année. Pour le vice-président de la région Île-de-France, Patrik Karam, questionné par la chaîne d'information, il y a des signes qui ne trompent pas : "quelqu'un qui refuse de serre la main des femmes, qui refuse d'être entraîné par des femmes, qui tient un discours complotiste, homophobe, ou contre la République".

Sauf que les compétences de la région s'arrêtent aux subventions : impossible de dissoudre une association suspecte. Dans son discours, le président Macron a précisé que toutes les associations sollicitant une subvention publique devront signer la charte de la laïcité. Il a surtout indiqué que les motifs de dissolution des associations seraient repensés et élargis. 

Informations pratiques

Commentaires
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche