Coronavirus : des primes exceptionnelles pour les agents de la Ville de Paris

Par Alexandre G. · Publié le 1 avril 2020 à 16h09 · Mis à jour le 1 avril 2020 à 16h12
À Paris, comme dans les autres grandes villes mondiales, les agents de propreté, de sécurité ou encore le personnel dédiés aux enfants des soignants continuent de travailler, malgré la crise sanitaire actuelle. Pour leur engagement, la Ville de Paris souhaite leur verser une prime de 35 euros nets par jour.

Paris remercie ses soldats en première ligne. Dans un contexte de crise sanitaire due à l'épidémie de coronavirus, les agents de la Ville de Paris et le personnel du Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris s'activent chaque jour pour maintenir les services essentiels à la vie parisienne. Agents de propreté, de sécurité, personnel dédiés aux enfants des soignants : ils s'engagent tous dans la lutte contre l'épidémie. La Ville de Paris annonce ce mercredi le versement d'une prime exceptionnelle "pour tous ceux qui sont sur le terrain" précise Emmanuel Grégoire, premier adjoint d'Anne Hidalgo. Et bonne nouvelle : le coup de pouce  prend en compte les semaines précédentes. 

Mais alors qui est concerné par cette prime ? Tous les 4000 agents de la Ville et les 1400 personnes employés par le Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris. Plus concrètement, la Ville prévoit une prime à hauteur de 35 euros nets par jour, ce qui représenterait 700 euros de plus à la fin du mois. En tout, ce bonus représente un budget de 7,2 millions d'euros par mois pour la municipalité. 

Forcément, le versement de cette prime reflète un double objectif. D'abord, c'est là l'occasion idéale pour la Ville de Paris de remercier l'ensemble de son personnel, toujours aussi dévoué, même en période de crise sanitaire. Tandis que les risques concernant la propagation du virus restent toujours aussi flous, cette prime exceptionnelle permettrait également d'inciter ces personnes à continuer leur activité. Les mesures sanitaires de protection, comme le port de masques et de gants, ne suffisent pas à motiver les troupes, face à un danger encore trop inconnu. 

Pour le premier adjoint au maire, Emmanuel Grégoire, la prime exceptionnelle et la disposition du matériel de protection aux agents permettent de convaincre ces agents de ne pas exercer leur droit de retrait. Et de ne pas reculer. "Notre stock stratégique de plusieurs millions d'unités de masque a très vite été distribué" se félicite le responsable politique. À l'avenir, "la commande de 5 millions de masques supplémentaires doit nous mettre à l'abri d'un risque de rupture" souligne-t-il ensuite. A croire que la prime exceptionnelle pourrait mettre la Ville de Paris à l'abri d'un droit de retrait ? 

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