Coronavirus : le protocole sanitaire dans les entreprises va être adapté sur les masques

Par Julie M., Elodie D. · Publié le 24 janvier 2021 à 12h48 · Mis à jour le 24 janvier 2021 à 17h02
Le protocole sanitaire pour les entreprises françaises en vigueur depuis le jeudi 29 octobre pour "assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise" va être adapté au sujet des masques. Alors que la France fait face à de nouveau variant et n'exclut pas un reconfinement, le gouvernement s'apprête à demander aux salariés de ne plus porter de masques fabriqués à la maison en entreprise.

Le nouveau protocole sanitaire à respecter dans les entreprises, téléchargeable ici, applicable depuis le 29 octobre 2020, va être modifié dans les prochains jours, notamment en ce qui concerne les masques. Et ce, bien que l'académie de médecine et l'OMS juge les masques artisanaux en tissus aussi efficaces que les chirurgicaux.

Actuellement, il comporte 20 pages de mesures à mettre en place, et un rappel sur le nettoyage des surfaces, l'aération et le port du masque. La nouvelle version "prévoira très vite que les masques artisanaux ne sont pas requis en entreprise" a indiqué dimanche le secrétaire d'État chargé de la Santé au travail, Laurent Pietraszewski. En effet, le Haut conseil de la santé publique estime que ces derniers insuffisants pour faire face aux variants du virus, beaucoup plus contagieux.

Si, depuis le début du mois de janvier, le télétravail est assoupli et les salariés qui le souhaitent peuvent revenir dans leur entreprise un jour par semaine, il n'est pas certain que cette règle soit maintenue dans le cas où le gouvernement décréterait un 3e confinement.

Dans les autres cas, "l'organisation du travail doit permettre de réduire les déplacements domicile-travail et d’aménager le temps de présence en entreprise pour l'exécution des tâches qui ne peuvent être réalisées en télétravail, pour réduire les interactions sociales." Les employeurs devront alors "organiser systématiquement un lissage des horaires de départ et d’arrivée du salarié afin de limiter l’affluence aux heures de pointe."

Le protocole ne recommande pas le contrôle de la température, mais "toutefois, les entreprises qui le souhaiteraient, dans le cadre d’un ensemble de mesures de précaution, peuvent organiser un contrôle de la température des personnes entrant sur leur site dans le respect de la réglementation en vigueur." Sont alors exclus les caméras thermiques et les relevés obligatoires de température de chaque employé ou visiteur "dès lors qu’ils seraient enregistrés dans un traitement automatisé ou dans un registre papier."

Une fois dans les locaux, les salariés sont invités à utiliser l’application TousAntiCovid. Le port du masque reste systématique au sein des entreprises "dans les lieux collectifs clos". Mais désormais, seuls trois types de masques devraient être autorisés : les masques chirurgicaux, les FFP2 et les masques en tissu industriel dits « de catégorie 1 ».

On lit dans le protocole que le port du masque "est associé au respect d’une distance physique d’au moins un mètre entre les personnes, de l’hygiène des mains, des gestes barrières, ainsi que du nettoyage, de la ventilation, de l’aération des locaux, de la mise en œuvre d’une politique de prévention et de la gestion des flux de personnes."

Le partage des outils de travail (clavier, souris, outils…) est aussi à éviter. Depuis le 29 octobre, il faut éviter le face-à-face, permettre une distance physique d’au moins un mètre, et attribuer un poste fixe dans les espaces partagés afin d’éviter le placement libre à un poste de travail.

Autre point important, qui ne va pas plaire au grand nombre d'entre nous, "les moments de convivialité réunissant les salariés en présentiel dans le cadre professionnel sont suspendus." Finis donc les pauses café et les repas entre collègues.

En cas de personne symptomatique sur le lieu de travail, les entreprises doivent mettre en place une procédure pour que l'employé symptomatique soit "isolé rapidement dans une pièce aérée dédiée, avec port du masque chirurgical". À l'employeur de l'inviter à rentrer chez lui "en utilisant si possible un autre mode de transport que les transports en commun et contacter son médecin traitant".

Enfin, les tests rapides pourront être autorisés, financés par les employeurs et dans "la stricte préservation du secret médical", pour "leurs salariés qui sont volontaires."

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