Paris : une manifestation surprise de policiers devant le Bataclan

Par Elodie D. · Publié le 27 juin 2020 à 10h29 · Mis à jour le 27 juin 2020 à 10h38
Face aux manifestations contre le racisme et les violences policières, les manifestations de policiers. Plus de 200 policiers se sont rassemblés ce vendredi 26 juin 2020 23h devant le Bataclan, lieu touché par les attentats de Paris en 2015. Ils protestent contre les annonces de Christophe Castaner, notamment sur la suppression de la clé d'étranglement.

Les forces de l'ordre ne décolèrent pas et poursuivent les manifestations surprises. Ce vendredi 26 juin 2020, 200 policiers ont participé à une manifestation devant le Bataclan, une manifestation illégale puisqu'elle n'a pas été déclarée et autorisée en préfecture de Police. Aux environs de 23h30, ils ont déposé leurs menottes avant de chanter la Marseillaise.

Ils se sentent lâchés par leur ministre, Christophe Castaner, qui avait eu des mots forts le 8 juin dernier. Interviewés par le 20 minutes, les policiers ne décolèrent pas. L'un d'entre eux se questionne : « On ne comprend pas d’avoir été acclamés à l’époque des attentats et d’être pointés du doigt aujourd’hui. »

Pour rappel, il avait annoncé la fin de la clé de l'étranglement (qui continuera finalement d'être appliquée jusqu'à ce qu'une alternative soit trouvée), et avait assuré qu'"une suspension soit systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré d'acte ou de propos raciste."

Christophe Castaner avait aussi rappelé "qu'un contrôle est une vérification, ce n'est pas une note de gueule. Ce n'est non plus pas une sanction pour un regard ou une opération menée en fonction de la couleur de peau. Ça, c'est insupportable." Face à ces paroles, le syndicat Alliance police nationale demande à être reçu par Emmanuel Macron.

Au journal Le Monde, Olivier Hourcau, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance police nationale explique : "On a besoin que le chef de l’Etat nous écoute. On en a ras le bol de la stigmatisation des policiers, du lynchage de la part de certains élus. Il faut qu’ils se rendent compte qu’on n’avait jamais vu ça, des actions dans toute la France, tous les soirs. On attend des réponses."

Lors d’un déplacement à l’école nationale de la police à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, le ministre a pourtant réaffirmé « le respect » dû aux policiers. « Nous serons là pour défendre votre honneur, à chaque fois qu’il sera attaqué (…) vous n’êtes pas seuls », a-t-il lancé aux officiers et commissaires en fin de formation.

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