La lutte contre le réchauffement climatique bientôt dans la Constitution

Par Laurent P. · Publié le 14 juillet 2020 à 15h17 · Mis à jour le 15 juillet 2020 à 16h57
À l'occasion d'une interview le 14 juillet 2020, le Président de la République Emmanuel Macron a annoncé vouloir inscrire "le plus vite possible" la lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution. Une question qui pourrait faire l'objet d'un référendum dans les mois à venir.

L'environnement au coeur de la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron ? Lors de l'habituelle interview du 14 juillet du Président de la République, le chef de l'État a annoncé qu'un référendum pourrait être proposé aux Français prochainement pour faire inscrire la lutte contre le réchauffement climatique dans l'article 1 de la Constitution. "La seule question sur laquelle il peut y avoir un référendum, compte tenu des demandes qui ont été faites par les citoyens est une réforme constitutionnelle, celle de l'article premier qui place l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique et aussi le respect de la biodiversité dans notre texte constitutionnel", explique ainsi Emmanuel Macron. Et de poursuivre : "J'y suis favorable. Je pense que c'est une avancée majeure". 

Concernant une date ou une question plus précise à poser aux Français sur cette inscription dans la Constitution, rien n'a été communiqué officiellement pour le moment. L'écologie reste quoi qu'il en soit au centre de la politique de cette fin de mandat : fin juin, le Président de la République avait tenu un discours lors de la Convention pour le climat et l'écologie expliquant qu'il irait "au bout du contrat moral" qui lie le gouvernement aux Français, en mettant en place 146 sur les 149 propositions faites par cette convention citoyenne. Des questions qui seraient soumises à un "référendum dès 2021 sur un ou plusieurs textes" reprenant ces propositions.

"Aucun pays au monde n'a procédé à une telle convention sur des sujets compliqués. Et moi, j'en ai acquis la conviction après la crise des gilets jaunes (…) : on ne veut pas choisir entre la fin du mois et la fin du monde" a par ailleurs déclaré Emmanuel Macron quant à cette convention. Un référendum qui pourrait également comprendre cette réforme constitutionnelle.

Informations pratiques

Commentaires
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche