Coronavirus : quand porter un masque ? La règle ABCD d'Olivier Véran

Par Rizhlaine F. · Publié le 13 août 2020 à 11h01 · Mis à jour le 13 août 2020 à 11h01
Quand faut-il porter un masque ? Alors que le port obligatoire de ce dernier se généralise sur les zones fréquentées, le ministre de la santé Olivier Véran a évoqué la règle ABCD, un moyen mnémotechnique qui permet de se rappeler à quel moment le port du masque est essentiel pour limiter les risques de propagation du coronavirus.

Être masqué ou ne pas être masqué ? Telle est la question qui se pose en France. Parfois, la réponse vient d'elle même : de plus en plus de villes françaises imposent le port du masque dans les lieux les plus fréquentés. Cependant le gouvernement n'aurait pas l'intention d'imposer le masque obligatoire à échelle nationale : la décision est prise localement par les préfets. 

Invité au 20h de France 2 ce mercredi 12 août 2020, le ministre de la santé Olivier Véran a par ailleurs indiqué qu'il n'y avait «pas forcément besoin d'obligation pour qu'on puisse se protéger». Mais lorsque le port du masque n'est pas imposé, comment pouvons-nous identifier les contextes dans lesquels il nous est recommandé de le porter afin de limiter les risques d'être contaminé par le coronavirus

Pour cela, le ministre a évoqué un moyen mnémotechnique : la règle ABCD. Chaque lettre correspond alors à une situation dans laquelle il faudrait porter le masque : 

A pour À risques : si vous faites partie des personnes jugées plus vulnérables face à la covid 19 et donc susceptibles de développer une forme grave de la maladie.
B pour Bondé : dans les lieux où il y a beaucoup de monde
C pour Clos : dans les lieux fermés
D pour Distance : dans le cas où la distanciation sociale ne peut être respectée. 

Pour rappel, voici la liste des profils les plus vulnérables face au coronavirus : 


  • âgées de 65 ans et plus ;
  • ayant des antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d'accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • ayant un diabète non équilibré ou présentant des complications ;
  • présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d'une infection virale : (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d'apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
  • présentant une insuffisance rénale chronique dialysée ;
  • atteintes de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  • présentant une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm2) ;
  • atteintes d'une immunodépression congénitale ou acquise :
    • médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ; infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
    • consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
    • liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;
  • atteintes de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
  • présentant un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;
  • étant au troisième trimestre de la grossesse.

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