Télétravail : les syndicats veulent signer un accord national avec le patronat

Par Alexandre G. · Publié le 11 septembre 2020 à 10h53 · Mis à jour le 11 septembre 2020 à 10h55
Les représentants du patronat se réunissent avec les syndicats ce vendredi 11 septembre 2020, dans le but de trouver un accord national sur le télétravail. Les différentes organisations syndicale espèrent aller au-delà des conclusions du "document de synthèse" transmis par le Medef.

Syndicats et patrons s'accordent sur les modalités du télétravail en France. Ce vendredi 11 septembre 2020, les représentants des syndicats de salariés et du patronat se rencontrent afin d'encadrer le télétravail dans les entreprises. Avec le regain de l'épidémie, la perspective d'un reconfinement et donc d'un télétravail massif presque obligatoire est plus que jamais d'actualité. 

Forcément, pour les partenaires sociaux, l'objectif est de trouver un terrain d'entente à propos de cette nouvelle pratique, généralisée et popularisée pendant les 8 semaines consécutives de confinement. Du côté des syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, CPME et U2P), on souhaite avancer sur la négociation d'un accord national interprofessionnel (ANI). Sauf que le Medef (représentants du patronat) n'est pas de cet avis. Un peu utopique, quand on sait que le dernier ANI signé entre les différents partenaires sociaux date de 2005. Le télétravail n'en était alors qu'à ses balbutiements. 

Aussi, la réunion de vendredi doit leur permettre de s'accorder sur une forme de consensus ainsi qu'une ligne directrice en commun, à partir des éléments du "document de synthèse" communiqué par le Medef en amont. Comme le souligne Jean-François Foucard (CFE-CGC) les deux partis vont "apporter des amendements à ce document, donc on va sûrement avoir une autre réunion", confirme-t-il. Des négociations complexes, puisqu'un seul compromis a été concédé par le patronat jusqu'alors. Le Medef a bien voulu distinguer le télétravail "habituellement mis en place", plutôt classique, de celui instauré depuis le début du confinement, lié à la crise sanitaire et économique, que les syndicats considèrent comme "davantage en effet d'une continuité d'activité à distance que de télétravail régulier". 

Côté syndicats, on espère encore et toujours assurer le maximum de contreparties pour les salariés. Les principaux arguments du cheval de bataille des représentants à la table des négociations ? Sécuriser la notion de volontariat, encadrer davantage la déconnexion et la charge de travail, mais aussi interdire la généralisation du télétravail sur une semaine travaillée. Pour l'heure, aucun compte rendu à ce sujet n'a été communiqué. 

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