Covid : des risques de coupures « très courtes » d'électricité cet hiver, prévient Barbara Pompili

Par Caroline J. · Publié le 19 novembre 2020 à 12h08 · Mis à jour le 19 novembre 2020 à 12h09
Faut-il craindre des coupures de courant cet hiver en France ? C’est la question que certains se posent alors que la crise sanitaire a perturbé le planning de maintenance des réacteurs nucléaires. Le 19 novembre sur BFMTV, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a confié qu'en cas de "grosse vague de froid", il pourrait y avoir cet hiver des "coupures très courtes" d'électricité.

Si les températures chutaient fortement cet hiver, alors les Français risqueraient des coupures d’électricité. Comme le rapportent nos confrères de France Bleu, les travaux de maintenance des réacteurs nucléaires ont été bouleversés au printemps dernier en raison du confinement et de la crise sanitaire. Conséquences ? Plusieurs de ces réacteurs ne seront finalement pas disponibles en fin d'année.

D’après Le Figaro, des coupures d’électricité organisées et « tournantes de deux heures, par paquet de 200 000 foyers français ou plus », pourraient alors avoir lieu cet hiver. Selon une étude de l’institut IED réalisée pour le comité social et économique central (CSE-C) d’EDF SA, dont le quotidien a eu connaissance, un « hiver vigoureux, comme en 2012 ou 2018 », suffirait même pour envisager ces coupures de courant.

Le 19 novembre sur BFMTV, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a confirmé qu'en cas de "grosse vague de froid", il pourrait y avoir cet hiver des "coupures très courtes" d'électricité. "On a travaillé avec EDF pour replanifier les arrêts des centrales pour pouvoir s'adapter à la demande, mais aujourd'hui, s'il y a un degré de baisse d'électricité, c'est l'équivalent de la production de deux réacteurs nucléaires", a-t-elle ajouté.

C’était déjà une crainte évoquée il y a quelques semaines par RTE, en charge du réseau de transport d'électricité dans le pays. Au mois de septembre dernier, le gestionnaire avait ainsi alerté EDF qu'il y avait "une probabilité de tension élevée fin novembre-début décembre en cas de froid précoce".

Plus récemment, le 16 octobre, le président de RTE, Xavier Piechaczyk, a précisé : "aujourd'hui avec les efforts d'EDF et les gigawatts supplémentaires de nucléaire mis à disposition, nous conservons malgré tout cette vigilance particulière, cela reste compliqué en cas de vague de froid".

"La situation de l'hiver 2020-2021, sous vigilance particulière, est exceptionnelle, car liée à l'impact de la crise sanitaire sur la disponibilité de production nucléaire pour cet hiver, surtout si les températures sont significativement inférieures aux normales de saison", a rajouté un porte-parole de la RTE au Figaro.

Mais si certains commencent déjà à craindre d’éventuelles coupures d’électricité cet hiver, RTE se veut rassurant. Le gestionnaire dispose en effet d'autres recours avant cela, comme "l'appel aux éco-gestes chez les ménages" ou encore "la coupure de courant chez les entreprises volontaires". La ministre Barbara Pompili a elle aussi évoqué d'autres scénarios possibles avant d'en arriver là, dont un possible recours à une "régulation", c'est-à-dire "travailler avec les industries pour qu'elles puissent arrêter leur production à certains moments" et ainsi diminuer la demande.

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