Île Seguin à Boulogne-Billancourt : des associations s'opposent au projet d'aménagement

Par Alexandre G. · Publié le 4 novembre 2020 à 16h40 · Mis à jour le 4 novembre 2020 à 16h40
Dans le but d'empêcher la réalisation du projet d'aménagement de la partie centrale de l'île située à Boulogne-Billancourt, 18 associations environnementales ont envoyé conjointement un courrier cette semaine aux ministres concernés. En s'opposant à la "bétonisation" d'une île emblématique, elles appellent le gouvernement à refuser l'autorisation environnementale.

Qu'adviendra-t-il de l'île Seguin, à Boulogne-Billancourt ? Alors que la partie centrale de l'île située entre les deux rives de la Seine à l'ouest de la capitale reste en friche depuis la fermeture des usines Renault il y a maintenant 30 ans, un programme immobilier validé par les autorités compétentes espère y ériger un complexe de bureaux.  

Cependant, le projet de nouveau centre d'affaires n'est pas du goût des associations environnementales. En ce sens, 18 d'entre els e s'opposent à sa réalisation en mettant en avant le havre de verdure qu'est devenu naturellement l'espace. Concrètement, elles ont mêes envoyé deux courriers, peu ou prou similaires, à Barbara Pompili ministre de la Transitioé Écologique et Olivier Véran, ministre de la Santé. Leur objectif est de "sauver l'île emblématique", en appelant l'exécutif à ne pas donner sa bénédiction par la délivrance d'une "autorisation environnementale". 

D'après eux, il s'agit là d'une "sauvegarde impérieuse de l'îlot de fraîcheur permanent constitué par la Seine et l'île Seguin" appuient-ils dans leurs missives. Encore plus impératif, l'objectif "d'atténuer les retombées des changements climatiques, la nécessité vitale d'un air sain", ou encore "la sauvegarde de la biodiversité, le respect de l'arbre, la prévention des risques d'inondation", désignt les associations.

Sinon, que se passera-t-il ? Malheureusement pour les défenseurs de l'environnement, c'est là le dernier recours possible pour mettre à mal le projet immobilier. Un cri d'alarme qui sonne comme un dernier espoir. "L'État a le pouvoir et le devoir de refuser l'autorisation gouvernementale ! Tel est le verrou à actionner pour préserver à la fois la santé publique et l'environnement, grâce au respect de l'île Seguin et de ses abord, " alertent-ils. Dans le même temps, les auteurs des lettres espère sans doute créer du remous médiatique autour de cette affaire, afin d'obliger le gouvernement à agir. Du coup, relayons ! 

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