Vaccination des enfants : « pour l'instant, ce n'est pas au programme » affirme Olivier Véran

Par Caroline J. · Publié le 19 janvier 2021 à 15h42 · Mis à jour le 20 janvier 2021 à 11h57
Alors que la campagne de vaccination se poursuit en France, Alain Fischer, le Monsieur Vaccin du gouvernement, avait confié à nos confrères du Parisien qu’il « faudra peut-être un jour vacciner les enfants », en raison des variants du Coronavirus. De son côté, le ministre de la Santé Olivier Véran a assuré que ce n'est pas au programme pour l'instant, précisant qu'il n'y a « à ce stade, aucune autorisation d'utiliser le vaccin chez les enfants, dans un cadre classique, sanitaire. L'Agence européenne du médicament ne nous a pas demandé de le faire et n'a pas accordé d'autorisation ».

C’est une déclaration qui a fait parler. Le 16 janvier 2021, dans les colonnes du Parisien, le professeur Alain Fischer, le Monsieur Vaccin du gouvernement, estimait qu’« il faudra peut-être un jour vacciner les enfants » en raison des diverses mutations du Coronavirus. 

À ce jour, deux variants circulent en France, à savoir la variante britannique, et la souche sud-africaine, jugée encore plus contagieuse. Des variants qui pourraient donc pousser le gouvernement à revoir sa stratégie vaccinale et à vacciner, « peut-être un jour » les enfants. "Peut-être un jour faudra-t-il vacciner les enfants. En Grande-Bretagne, on cherche à savoir si leur taux d'infection plus important est lié à ce variant. Si cela se confirme et que les enfants transmettent le virus, la question se posera", avait ainsi déclaré Alain Fischer au Parisien.

Ce 19 janvier, le ministre de la Santé Olivier Véran lui a répondu sur France Inter, affirmant que « pour l'instant, ce n'est pas au programme », précisant qu'il n'y a « à ce stade aucune autorisation d'utiliser le vaccin chez les enfants, dans un cadre classique, sanitaire. L'Agence européenne du médicament ne nous a pas demandé de le faire et n'a pas accordé d'autorisation ». « Si la situation devait évoluer, il y aurait une saisine des autorités compétentes, au niveau européen et national. (...) Pour l'instant, ce n'est pas au programme », a-t-il ajouté.

On rappelle que le taux de positivité des enfants continue de grimper. Selon le dernier bulletin épidémiologique dévoilé par Santé publique France, le 13 janvier dernier, ce taux était à 10% chez les moins de 10 ans et 8,5% chez les 10-19 ans. 10 jours plus tôt, il était à moins de 3 %.

Face à la propagation de ce variant anglais dans le pays, le ministre de la Santé a d’ailleurs annoncé la mise en place d’un "protocole qui vise à dépister jusqu'à un million d'enfants et d'enseignants par mois".

Désormais, certains se posent aussi des questions quant à l’efficacité des vaccins actuellement mis sur le marché contre ces nouveaux variants. Selon Alain Pfizer, "les données sont rassurantes, bien qu'il faille les confirmer", évoquant le variant anglais. En revanche, des incertitudes plus importantes demeurent concernant le variant sud-africain, ainsi que la nouvelle mutation découverte au Japon. "En fonction de ces nouvelles souches, il n'est pas exclu que les vaccins évoluent ou qu'il faille les refaire si cela est nécessaire", a-t-il confié.

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