Port du masque, jauge, pass sanitaire... Découvrez le protocole sanitaire des discothèques

Par Cécile D. · Publié le 21 juin 2021 à 13h59 · Mis à jour le 21 juin 2021 à 13h59
Les discothèques rouvrent leurs portes le 9 juillet en France, mais dans quelles conditions ? Port du masque, pass sanitaire, jauges, autotest... On fait le point.

Plus d'un an de fermeture. Les discothèques n'ont pas rouvert leurs portes depuis mars 2020, une situation très difficile à vivre pour les 1 600 établissements français. Parmi eux, 250 ont définitivement déposé le bilan, et des dizaines d'autres sont menacés de fermeture.

Le bout du tunnel se présente enfin pour les professionnels du monde de la nuit : Alain Griset, ministre délégué en charge de PME a annoncé, ce lundi 21 juin, que les discothèques pourraient rouvrir leurs portes à partir du 9 juillet prochain. Un protocole sanitaire strict, établit au terme de longues négociations entre les syndicats et le gouvernement, a été présenté.

La principale mesure de ce protocole repose sur le pass sanitaire : les établissements accueillant plus de 50 clients doivent demander à l'entrée la présentation de ce laissez-passer désormais incontournable. Seuls ceux qui ont suivi un schéma vaccinal complet ou qui peuvent présenter un test PCR ou antigénique négatif auront l'autorisation d'entrer en discothèque. Le gouvernement précise bien que ce pass sanitaire n'est pas un passeport vaccinal : les tests de dépistage sont tout aussi valables. Cependant, les fêtards doivent prévoir leur sortie à l'avance et se faire tester jusqu'à 48 heures avant leur soirée.

« Les professionnels, en cas de grande affluence, auront la possibilité d’installer des barnums, à l’entrée, pour réaliser des tests antigéniques rapides », ajoute Alain Griset. Des jauges ont été imposées : 75% en intérieur, et 100% en extérieur.

Bonne nouvelle, le port du masque est recommandé mais pas obligatoire dans les clubs et discothèques. Le ministre ajoute également que les aides de l'Etat sont maintenues tant que ces contraintes sanitaires seront imposées aux entreprises. Un soulagement pour les professionnels : Jérôme Guilbert, président de la branche discothèques du Groupement national des Indépendants, et ses confrères estiment également que « 25 % des établissements encore en vie ne pourront pas répondre au protocole », faute de personnel, ou parce qu'ils ne pourront pas atteindre un seuil de rentabilité avec ces restrictions.

L'exécutif compte maintenir ce protocole sanitaire jusqu'à la fin août. « Un point sera fait à la mi-septembre pour l’ajuster, le renforcer ou le desserrer », annonce l'Élysée.

Jean-Christophe Bruon, patron du Point Bar à Deauville, se réjouit de toutes ces annonces. Dans le Parisien, il affirme : « Nous sommes très, très, très contents ! C’est beaucoup plus positif que les premières pistes qui nous avaient été présentées. Après quinze mois de fermeture, il va enfin y avoir une vraie fête, une vraie joie de revenir en boîte de nuit. Si on nous avait dit cela, il y a deux mois, on aurait signé tout de suite. »

Ces contraintes inquiètent cependant quelques professionnels. Philippe Garcia, représentant de l'Association française des exploitants de discothèques et dancings, craint que le pass sanitaire ne créé des problèmes. « Il sera très compliqué d'organiser un contrôle » à l'entrée des établissements, pressent-il.

Il parle également, dans les colonnes du Figaro, de sa peur de voir une barrière se dresser entre les jeunes autorisés à faire la fête en club, et ceux qui n'auront pas les papiers nécessaires. Ces différences de traitement pourraient engendrer des « problèmes d'ordre public », estime-t-il.

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