Le Covid-19 refait surface en cette rentrée 2025 en Île-de-France, même si la situation reste loin des pics épidémiques de 2020 et 2021. Le variant XFG, baptisé Frankenstein en raison de son origine hybride issue de deux sous-variants d'Omicron, domine actuellement la circulation du virus. Dans la région francilienne, après plusieurs semaines de progression constante du nombre de passages aux urgences pour suspicion de coronavirus, l'agence Santé publique France note une stabilisation de l'épidémie dans son bulletin du 8 octobre 2025.
Les chiffres publiés révèlent que le Val-de-Marne se distingue comme le département francilien où l'activité épidémiologique reste la plus intense. Avec 364,26 passages aux urgences pour 100 000 habitants liés à des suspicions de Covid-19, ce territoire affiche les taux les plus élevés de la région. Les Hauts-de-Seine suivent avec 323,97 passages pour 100 000 habitants, Paris enregistre 244,37 cas et la Seine-Saint-Denis 218,62 passages. Ces données témoignent d'une circulation encore active du virus, même si la tendance semble se stabiliser.
Ce variant, dont le nom scientifique est XFG, est le résultat de la fusion de deux sous-variants d'Omicron. L'Organisation mondiale de la santé l'a placé sous surveillance fin juin 2025 en raison de sa contagiosité jugée plus élevée. Les experts de l'Institut Pasteur se veulent toutefois rassurants. Selon eux, ce variant est plus contagieux mais pas plus dangereux que ses prédécesseurs. Les symptômes demeurent similaires à ceux observés lors des précédentes vagues : rhume, maux de gorge, courbatures, écoulement nasal et parfois fièvre.
L'analyse de Santé publique France indique une stabilisation du nombre global de passages pour suspicion de Covid-19, malgré une augmentation observée chez les 15-64 ans. Du côté de SOS médecins et de l'étude des eaux usées, les données confirment aussi cette stabilisation après une croissance constante depuis début septembre 2025. Début septembre 2025, le variant XFG représentait plus de 80% des infections recensées en Europe selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.
Le port du masque n'est pas obligatoire en France actuellement. Toutefois, les autorités sanitaires recommandent fortement de porter un masque chirurgical en présence d'autres personnes dès l'apparition de symptômes évocateurs comme la fièvre, la toux ou les maux de tête. Le masque reste également conseillé pour les personnes fragiles dans les lieux clos et bondés, ainsi que dans les transports en commun. Les gestes barrières classiques demeurent essentiels : lavage régulier des mains, aération fréquente des pièces et respect d'une distanciation avec les personnes vulnérables. Dans certains établissements de santé comme les hôpitaux ou les Ehpad, le port du masque peut rester obligatoire pour protéger les patients et résidents les plus fragiles.
La campagne de vaccination contre le Covid-19 et la grippe saisonnière démarre le 14 octobre 2025 en métropole. Elle se prolongera jusqu'au 31 janvier 2026. Cette double campagne cible en priorité les personnes de plus de 65 ans ainsi que les personnes à risque de développer des formes graves. Pour cette campagne automnale, un vaccin unique Comirnaty adapté au variant LP.8.1 sera utilisé. Les deux vaccins peuvent être administrés le même jour, sur deux bras différents.
Le vaccin contre le Covid-19 est pris en charge à 100% par l'Assurance maladie, quel que soit le profil de la personne vaccinée. Il peut être administré par les médecins, les infirmiers, les pharmaciens ou les sages-femmes. Le délai à respecter après la dernière injection vaccinale ou la dernière infection Covid-19 est de 6 mois, réduit à 3 mois pour les personnes immunodéprimées et les personnes âgées de 80 ans et plus. Les autorités sanitaires rappellent l'importance de cette vaccination pour protéger les populations les plus vulnérables face à une circulation virale qui reste présente, même si elle s'avère moins intense qu'au début de la pandémie.















