La tempête Goretti continue de frapper la France et ses conséquences se font sentir jusqu'en Île-de-France, où 13 500 foyers sont actuellement privés d'électricité. Face à cette situation d'urgence qui touche près de 380 000 foyers à l'échelle nationale, Enedis a déclenché sa Force d'Intervention Rapide Électricité pour rétablir le courant dans les meilleurs délais. Les régions de Normandie et de Bretagne restent les plus impactées par ce phénomène météorologique violent qui rappelle, par son ampleur, d'autres tempêtes hivernales récentes.
Dans le détail, la situation varie considérablement selon les régions françaises. La Normandie enregistre le bilan le plus lourd avec 266 200 foyers sans électricité, dont plus de 82 000 dans la seule Manche. La Bretagne compte 21 000 foyers touchés, tandis que la Picardie en dénombre 18 500. En comparaison, l'Île-de-France s'en sort relativement mieux avec ses 13 500 foyers concernés, même si cela représente une gêne considérable pour les familles franciliennes en plein cœur de l'hiver.
Pour faire face à cette crise, Enedis a déployé des moyens conséquents. Pas moins de 1 600 techniciens de l'entreprise et 650 salariés prestataires se tiennent prêts à intervenir dans les zones les plus touchées. Une solidarité nationale s'est même organisée : 200 techniciens en provenance de toute la France ont rejoint la Bretagne et la Normandie dès jeudi, et d'autres renforts sont attendus ce vendredi pour accélérer les opérations de rétablissement du réseau électrique.
Si la tempête Goretti provoque des dégâts importants, elle reste pour l'instant moins violente que sa prédécesseure Ciaran, qui avait marqué les esprits en 2023. À cette époque, la tempête avait privé d'électricité près de 1,2 million de foyers, soit plus du triple du nombre actuel. Cette comparaison permet néanmoins de relativiser l'ampleur des dégâts actuels, même si chaque famille touchée vit une situation compliquée, particulièrement en période hivernale où l'électricité est essentielle pour le chauffage et l'éclairage.
Enedis précise qu'il s'agit d'une "situation évolutive", ce qui signifie que le nombre de foyers touchés peut encore fluctuer dans les prochaines heures. Les équipes travaillent d'arrache-pied pour rétablir le courant, mais les délais dépendent de l'ampleur des dégâts sur le réseau et des conditions météorologiques qui compliquent parfois les interventions. Les techniciens doivent en effet travailler en toute sécurité, ce qui peut rallonger les délais de remise en service dans certaines zones.
Pour les habitants franciliens concernés par ces coupures d'électricité, il est recommandé de suivre les informations diffusées par Enedis sur leur site officiel ou via leur application mobile qui permet de signaler une panne et de suivre l'avancement des travaux de rétablissement. En attendant le retour à la normale, mieux vaut débrancher les appareils sensibles pour éviter tout dommage lors de la remise sous tension et prévoir des solutions alternatives pour le chauffage si nécessaire, tout en respectant les consignes de sécurité.
Bref, la tempête Goretti rappelle la vulnérabilité de nos infrastructures face aux aléas climatiques, même en région parisienne habituellement moins exposée que les côtes bretonnes ou normandes.















