Paris : 6 places que le maire Emmanuel Grégoire veut rendre plus vertes et apaisantes

Par My de Sortiraparis · Photos par My de Sortiraparis · Mis à jour le 18 mai 2026 à 16h33
Concorde, République, Trocadéro, Italie, Stalingrad, Gambetta : le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a promis de transformer six places de la capitale d'ici 2026 et au-delà. On vous dit tout.

Six places, un même objectif : plus vertes, plus apaisées et plus belles. C'est la promesse du nouveau maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire, qui s'est engagé à transformer six places parisiennes aux quatre coins de la capitale. Dans son viseur : la place de la Concorde (VIIIe), la place d'Italie (XIIIe), le Trocadéro (XVIe), Stalingrad (XIXe), Gambetta (XXe) et la place de la République (IIIe, Xe, XIe). Un chantier ambitieux, dans la continuité du travail engagé sous Anne Hidalgo, mais avec la volonté affichée d'éviter certaines erreurs passées.

Pourquoi Paris veut réaménager ses grandes places ?

Depuis quelques années, la Ville de Paris multiplie les transformations urbaines pour réduire la place de la voiture, végétaliser les espaces publics et améliorer le cadre de vie des habitants. Sous l'ère Hidalgo, une douzaine de places ont déjà été retravaillées : la forêt urbaine de l'Hôtel de Ville, la revalorisation de la fontaine Daumesnil, ou encore la récente rénovation de la place du Colonel Fabien, dans le 10ᵉ. Des chantiers qui ont parfois suscité des controverses, notamment autour de Bastille, dont la nouvelle circulation divise encore les avis, ou de Gambetta, déjà rénovée en 2019 et pourtant à nouveau dans le calendrier des travaux.

Ce que prévoit Emmanuel Grégoire pour chaque place

Pour chacune des six places retenues, des orientations se dessinent. Le Parisien dresse un panorama de ce qui est envisagé. Du côté de la place de la Concorde, on parle du retour des fossés, une idée qui renouerait avec son état d'origine. Le Trocadéro serait quant à lui partiellement piétonnisé, pour profiter davantage de la vue sur la tour Eiffel sans se battre contre le trafic. Place d'Italie, c'est l'hypothèse du retrait des pavés qui circule, pour un sol plus praticable. Stalingrad gagnerait en respiration en s'ouvrant davantage sur le bassin de la Villette, ce qui lui redonnerait un lien fort avec le canal. Enfin, Gambetta et République, déjà réaménagées en 2013, devraient toutes deux gagner en végétation, une attente forte des riverains depuis plusieurs années.

Quelles leçons tirer des réaménagements précédents ?

La question se pose légitimement. Paris accumule de l'expérience, mais aussi des retours d'usagers mitigés. Emmanuel Grégoire dit vouloir tirer les enseignements des mandats précédents pour éviter de reproduire les mêmes erreurs. Concrètement, cela passe par une concertation plus large avec les habitants et les associations de quartier, et une attention particulière à la fluidité des déplacements, à pied comme à vélo. Car si le fond reste le même (moins de voitures, plus de verdure), la forme doit évoluer pour emporter davantage l'adhésion des Parisiens.

Ces projets s'inscrivent dans une vision globale du Paris de demain, où les espaces publics retrouvent une fonction de lien social autant que de passage. Une belle page de l'histoire urbaine de la ville reste à écrire, et on suivra ces chantiers de près.

Alors, vous en pensez quoi ?

Informations pratiques
Commentaires
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche
Affinez votre recherche