Taxe foncière 2026 : où a-t-elle le plus augmenté en Île-de-France ?

Par My de Sortiraparis · Mis à jour le 2 septembre 2026 à 9h22
La taxe foncière 2026 augmente nettement dans plusieurs villes de Seine-Saint-Denis et des Hauts-de-Seine, où les avis arrivent dès la fin août. Montrouge, Clamart, Drancy ou Aulnay-sous-Bois figurent parmi les communes franciliennes concernées.

La taxe foncière 2026 pèse plus lourd pour de nombreux propriétaires d'Île-de-France. Depuis le lundi 24 août 2026, les avis partent dans les boîtes aux lettres de ceux qui n'ont pas choisi le format numérique. En Seine-Saint-Denis (93) et dans les Hauts-de-Seine (92), plusieurs communes ont voté une hausse, avec des augmentations qui vont de 9 % à 25 % selon les villes.

Sur les 30 millions de foyers concernés en France, une partie va devoir régler une somme plus élevée que l'an dernier. Le phénomène touche surtout la petite couronne, où la pression fiscale était déjà forte. Pour tout savoir sur le calcul et le calendrier, l'administration détaille les règles sur impots.gouv.fr.

De 9 % à 25 % de hausse : les villes franciliennes les plus touchées

La progression la plus marquée revient à Montrouge (Hauts-de-Seine), avec + 25 %, selon RMC. Un peu plus au sud du département, Clamart voit sa taxe foncière grimper de 16,9 %.

Au nord de Paris, la Seine-Saint-Denis n'est pas épargnée. Les propriétaires de Drancy paient 14,1 % de plus, et ceux d'Aulnay-sous-Bois 9,18 % de plus.

À Drancy, la municipalité avait prévenu dès avril 2026. Elle expliquait devoir composer avec un budget 2026 très serré, marqué par des recettes en baisse ou stables et des coûts en hausse, et pointait un désengagement de l'État. Pour préserver son équilibre financier, le conseil municipal indiquait n'avoir eu d'autre choix qu'une hausse des impôts locaux.

Le phénomène reste toutefois circonscrit. Selon une étude du cabinet FSL relayée par Les Echos, seule une dizaine de villes de 40 000 à 100 000 habitants ont connu une hausse de la taxe foncière en 2026. Côté calendrier, le paiement en ligne reste possible jusqu'au 20 octobre 2026 à minuit, contre le 15 octobre pour les autres moyens. Le règlement par chèque, virement ou espèces n'est d'ailleurs accepté que si le montant reste inférieur à 300 euros.

Un autre poste ne doit pas être oublié : la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, réglée en même temps par les propriétaires. Là aussi, certaines communes ont relevé leur taux, comme Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), en hausse de 12,7 %.

Taxe foncière : quelles villes d'Île-de-France ont le plus augmenté depuis 2020 ?

Au-delà des hausses de 2026, c'est la tendance de fond qui inquiète. Un classement publié le 20 mars 2026 par le site spécialisé Orka.tax, fondé par deux avocats fiscalistes, recense les 50 villes françaises où l'impôt local a le plus progressé entre 2020 et 2025. Plusieurs communes franciliennes y figurent.

Saint-Denis arrive en 7e position nationale : son taux est passé de 19,15 % à 38,94 %, soit + 103,34 %. Juste derrière, Montreuil se classe 8e, avec une progression de 22,29 % à 43,51 % (+ 95,20 %). Vitry-sur-Seine complète le trio francilien de tête, de 19,72 % à 37,69 % (+ 91,13 %), au 11e rang.

Les Hauts-de-Seine ne sont pas en reste. À Boulogne-Billancourt, le taux grimpe de 8,01 % à 15,09 % (+ 88,39 %, 12e place), tandis que Nanterre affiche + 69,02 % et Asnières-sur-Seine + 66,38 %. Colombes ferme le classement à la 50e place (+ 34,72 %).

Dans le Val-de-Marne, Créteil se hisse au 43e rang (+ 58,90 %). Et Paris figure aussi dans le top 50, avec un taux passé de 13,50 % à 20,50 % (+ 51,85 %), au 48e rang.

Qui paie la taxe foncière et pourquoi varie-t-elle selon les villes ?

La taxe foncière ne concerne que les propriétaires et les usufruitiers d'un bien immobilier. Son montant varie d'une commune à l'autre car il repose sur la valeur locative cadastrale (le loyer théorique que rapporterait le bien) et sur le taux d'imposition voté par chaque ville.

Cet impôt finance le budget des collectivités locales, et donc une large part des services publics. Ces hausses s'expliquent surtout par leurs besoins financiers croissants, entre progression des coûts de fonctionnement et baisse de certaines dotations de l'État. Les villes les défendent comme nécessaires à leur équilibre budgétaire, mais elles restent scrutées de près par les propriétaires, pour qui la taxe foncière compte parmi les impôts locaux les plus lourds.

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