Coronavirus : premier test de vaccin sur l'homme cet été par l'Institut Pasteur

Par Laurent P. · Publié le 29 juin 2020 à 20h02 · Mis à jour le 30 juin 2020 à 14h35
Christophe d’Enfert, directeur scientifique de l’Institut Pasteur, a annoncé qu'un vaccin allait être testé sur l'homme en juillet, sur 90 volontaires. Un test qui se tient dans "une première phase clinique", dans le but d'étudier son innocuité et sa capacité à induire une réponse immunitaire.

La recherche autour d'un vaccin pour lutter contre le coronavirus s'accélère... Après plusieurs phases d'essai clinique sur des animaux pendant tout le printemps, l'Institut Pasteur a annoncé chez nos confrères du Point, à travers son directeur scientifique, Christophe d’Enfert, qu'un premier vaccin allait être testé sur l'homme dès le mois de juillet, sur "90 volontaires en France et en Belgique". Un premier candidat développé en collaboration avec le groupe pharmaceutique MSD, et testé lors d'une "première phase clinique".

Un premier vaccin dont la conception est loin d'être inconnue et qui a déjà fait ses preuves : "Nous y utilisons une souche atténuée du virus de la rougeole, normalement utilisée pour la vaccination contre la rougeole, et dont le patrimoine génétique a été modifié pour qu'il produise la protéine Spike qui permet au coronavirus de pénétrer dans nos cellules" explique le directeur scientifique de l'Institut Pasteur. Dernier vaccin en date à avoir été conçu via la même méthode : celui pour lutter contre le chikungunya, actuellement en phase 3 de test, dernière étape avant sa commercialisation.

L'objectif de ce premier test sur l'homme : permettre "à la fois d’évaluer son innocuité sur l’être humain et sa capacité à induire une réponse immunitaire", explique Christophe d’Enfert. Si les tests sont bons et que les différentes phases cliniques se déroulent bien, avec à terme un vaccin viable, celui-ci pourrait être commercialisé pour "le premier semestre 2021". Quoi qu'il en soit, d'autres vaccins sont à l'étude dans le monde et pourraient entrer en phase de test clinique tout aussi rapidement.

Une course pour être parmi les premiers à commercialiser son vaccin que l'Institut Pasteur ne semble pas vouloir suivre, sans pour autant prendre son temps : "L’idée n’est pas d’être le 30e à arriver sur le marché, mais dans les cinq premiers" indique le directeur scientifique. Rien ne sert de courir, il faut partir à point disait un certain Jean de La Fontaine...

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