Coronavirus : le délai pour un test PCR diminue

Par Elodie D. · Publié le 10 octobre 2020 à 11h06 · Mis à jour le 10 octobre 2020 à 17h55
Le délai pour un test PCR de coronavirus baisse enfin. Avec plus de 1 400 000 tests effectués, la France par semaine en septembre, les délais pouvaient être longs, jusqu’à 5 jours pour un rendez-vous. Début octobre, les laboratoires ont diminué le nombre de tests, 1 100 000 tests du 28 septembre au 4 octobre, et avec eux, le délai pour faire un test.

Olivier Véran aurait-il tenu sa promesse ? Petit rappel, début septembre, le ministre de la Santé est interrogé sur le long délai pour obtenir un rendez-vous pour un test du coronavirus dans certaines zones. Il concédait qu’il « y a un délai d’accès aux laboratoires pour se faire tester, des files d’attente à Paris ou ailleurs et actuellement il faut en moyenne 3,5 jours pour pouvoir se faire tester (…) oui c’est trop long ». S’en est suivi une nouvelle politique de « priorisation » qui vise à rendre prioritaires pour des tests PCR dans les laboratoires les personnes à risque, personnel soignant, personne symptomatique et cas contact, et même la création d’une ligne téléphonique dédiée aux médecins pour trouver un créneau d’urgence pour leurs patients.

Cette politique semble porter ses fruits à en croire Le Parisien, qui a analysé les données de plus de 600 pharmacies via la plateforme Doctolib. Selon le quotidien, « le 24 septembre 2020, le site Doctolib affichait 509 créneaux disponibles pour obtenir un rendez-vous dans le mois qui suit. Parmi eux, seuls 5 établissements étaient disponibles le jour même. » Changement notable le 8 octobre, avec « 636 établissements [qui] affichent des disponibilités dans le mois à venir, 155 disponibles le jour même ».

Est-ce dû à une augmentation de la cadence ? Non, plutôt de la diminution des tests. Dans son rapport hebdomadaire du 8 octobre, Santé publique France indique que le nombre de tests a diminué, « 1 282 tests pour 100 000 habitants, soit -9 % par rapport à la semaine précédente », mais les tests apparaissent de plus en plus positifs. Parmi l’ensemble des personnes testées en S40 (quel que soit le résultat du test), 65 % se déclaraient sans symptôme », un chiffre en augmentation.

Interrogé sur la chaine de dépistage par Le Parisien, Julien Durand, chargé d’étude de Santé publique France, déclare « La politique de priorisation poussée par le gouvernement et les autorités sanitaires semble commencer à porter ses fruits ».

On teste moins, mais on semble tester les bonnes personnes. Reste à espérer que les tests antigéniques, tests rapides en expérimentation en Île-de-France, soient bientôt validés.

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