Coronavirus: vers une reconnaissance et une prise en charge des malades du "Covid long" en France ?

Par Caroline J. · Publié le 7 février 2021 à 15h38 · Mis à jour le 8 février 2021 à 14h39
Il s’agit d’une nouvelle avancée dans la lutte contre le Coronavirus. La députée Patricia Mirallès a déposé il y a plusieurs jours une proposition de résolution afin de reconnaître et prendre en charge les complications à long terme du Covid-19. Cette proposition sera discutée à l’Assemblée nationale le 17 février prochain.

Combien de personnes atteintes de symptômes persistants post-Covid y a-t-il en France ? Difficile de le savoir, mais ils seraient entre 5 % et 30 % à souffrir de symptômes du Coronavirus plusieurs mois après leur infection. On les appelle les malades du « Covid long ».

Comme l’indique Ouest-France, les symptômes persistants sont divers : maux de tête, fatigue intense ou encore douleurs musculaires. La députée LREM Patricia Mirallès a décidé de se saisir du sujet, en déposant une proposition de résolution visant à reconnaître et prendre en charge les complications à long terme du Covid-19.

« Plusieurs mois après avoir leur contamination, nombreuses sont les personnes qui ressentent encore les effets douloureux et handicapants de ce virus. Si l’immense majorité des malades guérissent rapidement, les témoignages faisant état de complications persistantes après la contamination se multiplient au fur et à mesure que la connaissance de la maladie progresse. Leurs symptômes sont aussi multiples et déroutants que violents : affections respiratoires, articulaires, neurologiques, digestives, cardiaques, rénales ou encore cutanées. Ils rendent d’autant plus difficile l’établissement d’un diagnostic et d’un traitement adapté, ce qui accroit la détresse des patients. L’impact psychologique de ces complications ne saurait ainsi être ignoré » est-il ainsi écrit dans cette proposition de résolution, qui réclame donc « d’assurer aux malades rencontrant des complications persistantes une reconnaissance et une prise en charge adaptées à leur situation ».

Si le Covid-19 a été reconnu comme maladie professionnelle en septembre dernier, certains députés souhaiteraient donc aller plus loin, en faisant adopter cette proposition de résolution qui doit être discutée à l’Assemblée nationale le 17 février.

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