Vaccination : fin de la rémunération à l'acte pour les médecins dans les vaccinodromes

Par Elodie D. · Publié le 17 avril 2021 à 10h52 · Mis à jour le 17 avril 2021 à 10h56
Gagner plus de 3.000 euros pour un week-end de vaccination, c'est fini. La Caisse nationale d’Assurance Maladie (CNAM) a mis fin au paiement à l’acte pour les médecins bénévoles, une pratique autorisée depuis le début de la campagne de vaccination. Ce sera donc une rémunération à la vacation, jusqu'à 460 euros pour quatre heures de soins pendant le week-end.

La décision a été prise jeudi 15 avril pour calmer la polémique liée à la rémunération des médecins bénévoles pour réaliser des vaccinations de masse, dans les vaccinodromes. Certains criaient au scandale, en apprenant que certains médecins, payés à l’acte, pouvaient gagner plus de 3000 euros en un week-end. Le choix du paiement à l’acte, laissé à l’établissement, permettait à de gonfler la facture déjà salée, envoyée à la CPAM et payée par les contribuables.

À raison d’une préconsultation vaccinale payée au médecin 25 euros et de 5,40 euros pour l’inscription au fichier national Vaccin Covid-19, le tarif d’une vaccination s’élève à 30,40 euros. Et à 44,60 euros en week-end. Une dizaine de patients par heure pendant 8 heures le week-end, et c’est 3568 euros pour le bénévole.

« Il y avait une faille dans le système », note le directeur d’une agence régionale de santé, lors d’une réunion ce mardi 13 avril. Décision prise d’en finir avec cet effet d’aubaine. Les vaccinations seront désormais rémunérées à la vacation ; 420 euros pour quatre heures en semaine et 460 euros pour la même durée le week-end.

Pour Jacques Battistoni de MG France, interrogé par Le Monde, « Trois mille euros pour quatre heures en centre, ce n’est pas défendable. Mais j’ai demandé à la CNAM de faire preuve d’une certaine souplesse dans certains territoires, comme les déserts médicaux, où la rémunération à l’acte peut être justifiée. »

La rémunération à l’acte restera désormais réservée aux injections réalisées en cabinet ou dans des établissements de santé comme les EHPAD (accueillant des personnes âgées dépendantes).


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