Covid : l'Australie pourrait maintenir ses frontières fermées jusqu'à fin 2022

Par Cécile D. · Publié le 7 mai 2021 à 08h34 · Mis à jour le 7 mai 2021 à 08h34
Alors qu'en Europe, on prépare la saison touristique estivale, l'Australie reste prudente : le pays ne veut pour le moment pas rouvrir ses frontières. Celles-ci pourraient même rester fermées jusqu'en 2022.

En Europe, les frontières se rouvrent peu à peu, en prévision de la saison touristique estivale, dont certains pays dépendent économiquement. Si certains pays sont toujours placés sur liste rouge, la Commission européenne tente malgré tout de trouver une solution pour autoriser à nouveau les voyages internationaux sur son territoire.

De l'autre côté du globe, ces considérations ne sont pas du tout à l'ordre du jour. En Australie, la flambée épidémique observée chez les pays voisins inquiète fortement les autorités. L'Inde, située à quelques encablures du pays d'Oz, se trouve actuellement face à un virus hors de contrôle.

Face à cette situation, l'Australie choisit donc la prudence : Dan Tehan, ministre du Tourisme, a annoncé sur Sky News ce vendredi 7 mai qu'il était nécessaire de garder les frontières fermées, et qu'il était pour le moment « très difficile de déterminer » quand celles-ci pourront à nouveau rouvrir. « L’estimation la plus optimiste serait au milieu ou au second semestre de l’année prochaine », soit entre octobre et novembre 2022, explique le ministre australien.

En Australie, les autorités ont recensé 29 886 cas de contaminations au Covid-19 depuis le début de la pandémie. La majorité de ces cas ont été détectés dans des hôtels de quarantaine. La propagation du virus est donc très limitée dans ce pays. Une bonne nouvelle pour le gouvernement, qui n'a pas pu mettre en place une campagne de vaccination très forte : seules 2,5 millions de doses ont été injectées, dans un pays qui compte 25 millions d'habitants.

L'industrie du tourisme rapporte environ 33 milliards d'euros par an en Australie : la fermeture des frontières pendant une période aussi longue va donc poser de sérieux problèmes économiques. Dan Tehan envisage différentes solutions. « L'espoir serait que nous puissions créer quelques bulles aériennes de plus, mais nous sommes en pleine pandémie. Cela va surtout dépendre de la façon dont nous sommes capables de gérer la pandémie mondiale », dit-il, réaliste.

Habituellement, un million de voyageurs entraient chaque mois dans le pays pour des séjours de courte durée. On n'en recense plus que 7 000.

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