Performance, atelier, concert : le programme de la Nuit des Musées 2026 au Centre Wallonie-Bruxelles

Par Cécile de Sortiraparis · Photos par Cécile de Sortiraparis · Mis à jour le 8 avril 2026 à 11h54
Le Centre Wallonie-Bruxelles participe à la Nuit des Musées le samedi 23 mai 2026, l'occasion de découvrir ce petit bout de Belgique à Paris !

Paris compte de nombreux musées et galeries d'art, mais aussi des centres culturels : ces lieux spéciaux nous entraînent à la découverte d'un pays, d'une culture étrangère. L'Italie, la Corée du Sud, le Canada, le Japon, la Suède, la Bulgarie, l'Irlande, le Mexique... On pourrait presque faire le tour du monde, sans quitter Paris ! 

Projet Utopi.e : quand l’art queer se dévoile au Centre Wallonie-Bruxelles - IMG 0002Projet Utopi.e : quand l’art queer se dévoile au Centre Wallonie-Bruxelles - IMG 0002Projet Utopi.e : quand l’art queer se dévoile au Centre Wallonie-Bruxelles - IMG 0002Projet Utopi.e : quand l’art queer se dévoile au Centre Wallonie-Bruxelles - IMG 0002 Centre Wallonie Bruxelles : programme, expositions... tout savoir sur le centre culturel à Paris
Avis aux amateurs d'art contemporain ! Le Centre Wallonie-Bruxelles, situé dans le 4ᵉ arrondissement de Paris, face au Centre Pompidou, vous attend pour faire le plein de connaissances. Cette institution culturelle, inaugurée en 1979, met en lumière la scène artistique de la Fédération Wallonie-Bruxelles à travers une programmation variée : arts visuels, spectacles vivants, cinéma et littérature. Vous voulez programmer une visite ? On vous dit tout ! [Lire la suite]

Vous avez des envies de dépaysement ? Bonne nouvelle, le centre Wallonie-Bruxelles vous ouvre lui aussi ses portes. Mieux que cela : il nous attend le samedi 23 mai 2026, pour la nouvelle édition de la Nuit des Musées. Le temps d'une soirée, profitez d'animations gratuites et originales, qui nous plongent dans la culture belge.

Chaque année, la Nuit des Musées transforme Paris et sa région : ce rendez-vous festif et grand public ouvre à tout le monde les portes des sites culturels et artistiques, pour une soirée magique, hors du temps. À cette occasion, les musées sortent le grand jeu pour attirer les curieux et faire redécouvrir leurs trésors : visites guidées, jeux, concerts, spectacles... Tout peut arriver ! Découvrez donc ce qui vous attend ce 23 mai 2026 au centre Wallonie-Bruxelles, pour cet événement tant attendu.

Le programme de la Nuit des Musées au centre Wallonie-Bruxelles : 

  • Visite de l'exposition (((INTERFERENCE_S)))) - Acte 6 - "Augures et Frémissements"
    samedi 23 mai 2026 - 11:00 ⤏ 21:00

    Le festival ((((INTERFERENCE_S)))) _ festival de substrat sonore _ se fait l’étendard de recherches qui s’auto-différencient, s’auto-éditent - un festival de l’imprédictible, du décodage, porté par des artistes limier.e.s de réalités enfouies et de sonorités insoupçonnées.

    Il se déploie dans les espaces du Centre via une anarkhè-exposition qui agrège des recherches-créations qui sondent les sonorités de l’installation visuelle aux créations radiophoniques, mais aussi le temps de manifestations nommées 'Journées d'Intercession'.

    Ces journées proposent de prolonger les enjeux du festival en créant des moments de condensation : des instants où les œuvres cessent d’être des entités stabilisées pour s'activer et devenir des situations en devenir, des protocoles d’expérience, des écologies collectives.

    Elles prennent place, elles occupent, elles débordent.

    Ateliers, activations d'œuvres, œuvres collaboratives, propositions comestibles, performances, live, concerts.

    Ici, le public est invité à découvrir les espaces d'exposition au gré des activations d'oeuvres et protocoles performatifs qui auront lieu toute la journée.

    A propos d'((((INTERFERENCE_S)))) _ festival de substrat sonore :

    Une visée Externationale, extraterritoriale et sidérale pour ce schizo-festival qui reprend sa morphologie in extenso constituée d’une anarkhè exposition, d’un week-end de climax de performances, de soirées en orbite et de flux en cyberespace.

    Le festival ((((INTERFERENCE_S)))) se fait l’étendard de recherches qui s’auto-différencient, s’auto-éditent et engendrent des ordonnancements erratiques - un festival de l’imprédictible, du décodage, du déséquençage, de l’indétermination à saveur hautement poétique porté par des artistes limier.e.s de réalités enfouies et de sonorités insoupçonnées.

    Du vaisseau : tonneront, résonneront, vibreront, surgiront des sons émancipés de musicalités - la langue des artefacts, des machines, des médiums, les ressorts sémiotiques de sonorités triviales, des bruits, des vibrations, des présences électro-magnétiques, des élémentaires relégués aux zones subalternisées envahiront les espaces.

    Des immanences sonores furtives formeront une ardente canopée proposée à l’expérience, à la sensation et la perception.

    Invitant à explorer le substrat sonore dans ce qu’il a de plus désenclavé et de falsificationniste: de l’installation visuelle aux créations radiophoniques en passant par des séances d’écoutes, des concerts et des performances, ((((INTERFERENCE_S)))) donne à mesurer la puissante capacité du son à freaktionnaliser la réalité. Le festival contribue à déployer du virtuel dans l’actuel et à amplifier les possibles.

    Au sein de l’espace d’exposition : y résident des intonarumori[3] - qui pour certaines existent de façon autopëetique ou qui sont fulgurées par des gestes artistiques, des pièces qui telles des augures font résonner des présences d’ailleurs et d’un temps non linéaire. Y règne une certaine mysticité qui cohabite à une esthétique du dépeçage, férale, qui blasonne l’improbable assemblagisme[4] - la dissemblance irruptive. Les anatomies et viscères des machines seront éventrées pour en révéler les mécaniques. Nombres d’œuvres médiatisent une herméneutique du « faire » et toutes une esthétique de l’indéfinitif.

    L’expérience sonore est d’ordre chaosismique et amène à restituer au réel son inextricabilité, son incommensurabilité – elle est une expérience de l’obscur qui éclaire, de l'errance qui nous donne de nous amarrer à cette dérive qui n'égare pas[5].

    Cette édition se voit encore distinguée par un don – un don d’archives du philosophe, théoricien, activiste, artiste, Tetsuo Kogawa - figure incandescente de la radio-art – auteur facétieux de concepts agentifs comme le narrow-casting, plasticien du phénomène de transmission qui a inspiré un projet de radio pirate que nous portons et qui sera lui dévoilé plus tard… quand tout aura été semé.

    Elle est encore le fruit d’alliances avec ((le son 7)) - sound art gallery

    qui depuis 25 ans présente des pièces uniques d'art sonore, avec le Festival Soft signal qui explore depuis 2017 les interfaces entre les humains et les machines, la réalité et la fiction, le son et le silence. Elle présente deux pièces sonores issues de résidence de création au sein de Q-O2*laboratoire sonore ancré à Bruxelles.

    A la faveur de cette édition est également inaugurée une première résidence sonore qui donnera à puiser dans les fonds sonores du Musée du Quai Branly parmi d’autres fonds.

    Conspirer veut dire respirer ensemble… conspirons et virtualisons.

    Stéphanie Pécourt

    Fondatrice et curatrice du festival

    Avec les artistes :

    Accou Laposte & Marjolein Guldentops - Alan Affichard - Alexis Bourdon - Alexis Puget - Andrès Navarro Garcia - Basile Richon - Bear Bones, Lay Low - Bertrand Larrieu - Claire Williams - Cyril Leclerc - Davide Tidoni - Felix Luque Sanchez - François K - Graciela Muñoz Farida - Hugo Livet - Hugo Vessiller-Fonfreide - Jérôme Grivel - Jorge Haro - Julien Poidevin - Kinda Hassan - Lesley Flanigan - Lina Filipovich - Luc Avargues - Lucian Moriyama - Maryia Kamarova - Marc Melià - Mirja Busch - MNPL - Octave Courtin - Pedro Olivera - Roxane Métayer - Simon Mahungu - SMOG - Sonia Saroya - Tetsuo Kogawa



  • Atelier participatif avec Sonia Saroya — "Drum Machine" #Journées d’Intercession #((((INTERFERENCE_S))))
    samedi 23 mai 2026 - 15:00 ⤏ 19:00

    Le festival ((((INTERFERENCE_S)))) _ festival de substrat sonore _ se fait l’étendard de recherches qui s’auto-différencient, s’auto-éditent - un festival de l’imprédictible, du décodage, porté par des artistes limier.e.s de réalités enfouies et de sonorités insoupçonnées.

    Il se déploie dans les espaces du Centre via une anarkhè-exposition qui agrège des recherches-créations qui sondent les sonorités de l’installation visuelle aux créations radiophoniques, mais aussi le temps de manifestations nommées 'Journées d'Intercession'.

    Ces journées proposent de prolonger les enjeux du festival en créant des moments de condensation : des instants où les œuvres cessent d’être des entités stabilisées pour s'activer et devenir des situations en devenir, des protocoles d’expérience, des écologies collectives.

    Elles prennent place, elles occupent, elles débordent.

    Ateliers, activations d'œuvres, œuvres collaboratives, propositions comestibles, performances, live, concerts.

    ### Ici, Sonia Saroya — "Drum Machine" - Atelier participatif en deux temps (Nuit des musées et Nuit Blanche) à partir de son installation sonore visible dans l'exposition.

    Dans la continuité des logiques décrites par Charles Stépanoff — où certaines pratiques rituelles reposent sur une circulation ouverte des savoir-faire et sur la possibilité pour chacun·e d’accéder à l’instrument — ces deux sessions prolongent la pièce dans un espace de co-élaboration. Là où le tambour devenait circuit et l’objet cérémoniel machine autonome, l’action revient ici sous une forme partagée : manipuler, relier, transformer, afin d’éprouver concrètement la manière dont des dispositifs techniques produisent du son, façonnent l’écoute et orientent nos imaginaires.

    Ces moments ne visent pas la production de formes closes mais l’activation d’un processus commun. En découvrant les principes qui sous-tendent le dispositif — capable de générer des signaux, des rythmes, des présences acoustiques — puis en donnant corps à leurs propres variations, les participant·es prennent part à une mise en circulation des gestes et des connaissances, dans une dynamique où la compréhension se construit par l’expérience. Le circuit cesse alors d’être une simple architecture fonctionnelle pour devenir une source sonore, un médium d’attention, un support de projection et de réflexion critique.

    Pensée comme une base évolutive, l’installation se transforme au fil des contributions. Les éléments issus des sessions rejoignent progressivement l’espace d’exposition et en reconfigurent la physionomie, modifiant ses textures auditives autant que ses formes visibles. La pièce se déploie ainsi comme une structure ouverte, cumulative, traversée par des apports successifs — un organisme artistique en devenir, où chaque intervention infléchit le paysage sonore et prolonge la vibration de l’ensemble.

    Ces deux rendez-vous affirment la fabrication comme un acte de partage et de réappropriation : une manière d’ouvrir l’accès aux outils, de redistribuer les compétences et de faire de la technique un champ d’expérimentation sensible, où l’écoute devient un mode d’attention au monde et où les imaginaires se composent collectivement.



  • Performance participative : Jérôme Grivel — "VVV (Variations Vociférantes Virales)" #Journées d’Intercession #((((INTERFERENCE_S))))
    samedi 23 mai 2026 - 15:00 ⤏ 17:00

    Le festival ((((INTERFERENCE_S)))) _ festival de substrat sonore _ se fait l’étendard de recherches qui s’auto-différencient, s’auto-éditent - un festival de l’imprédictible, du décodage, porté par des artistes limier.e.s de réalités enfouies et de sonorités insoupçonnées.

    Il se déploie dans les espaces du Centre via une anarkhè-exposition qui agrège des recherches-créations qui sondent les sonorités de l’installation visuelle aux créations radiophoniques, mais aussi le temps de manifestations nommées 'Journées d'Intercession'.

    Ces journées proposent de prolonger les enjeux du festival en créant des moments de condensation : des instants où les œuvres cessent d’être des entités stabilisées pour s'activer et devenir des situations en devenir, des protocoles d’expérience, des écologies collectives.

    Elles prennent place, elles occupent, elles débordent.

    Ateliers, activations d'œuvres, œuvres collaboratives, propositions comestibles, performances, live, concerts.

    ### Ici, Jérôme Grivel — VVV (Variations Vociférantes Virales) - Performance participative

    Avec VVV (Variations Vociférantes Virales), Jérôme Grivel propose un projet à plusieurs volets intriqués, articulé autour des voix d’un groupe de personnes hétérogène. Lors d’un atelier participatif, après une initiation aux pratiques vocales étendues, les participants sont invités à interpréter, seuls ou en groupe, des consignes issues d’une partition ouverte, afin de faire émerger vocalement les états émotionnels et psychologiques qui les traversent (joie, peur, tristesse, frustration, colère, etc.).

    À partir des enregistrements réalisés durant l’atelier, l’artiste compose une performance accompagnée de pièces sonores diffusées via des sculptures-enceintes portatives manipulées par des performeurs déambulant de l’intérieur de l’espace d’exposition vers la rue et les espaces adjacents. Se font alors entendre des manifestations vocales pouvant être perçues comme des protestations, des râles, des suppliques ou des clameurs. L’artiste incarne par ailleurs une position de soliste, interprétant une partition vocale construite en dialogue avec les pièces sonores issues des enregistrements.

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    VVV (Variations Vociférantes Virales) se déploie comme un dispositif performatif participatif et transdisciplinaire. Le projet prend appui sur un atelier vocal préalable réunissant un groupe de participants aux profils hétérogènes, invités à explorer des pratiques vocales étendues à partir d’une partition ouverte. Cette étape permet de générer une matière sonore collective fondée sur l’expression d’états émotionnels et psychologiques, sans hiérarchie ni codification stricte du langage.

    Les enregistrements issus de cet atelier constituent ensuite la base d’une composition sonore diffusée au sein d’une performance publique. Celle-ci mobilise des sculptures-enceintes portatives, conçues comme des dispositifs de diffusion sonore autonomes, manipulés et portés par des performeurs en déambulation. Le parcours traverse les espaces intérieurs du lieu d’exposition pour se prolonger vers l’espace public, créant une porosité entre dedans et dehors, privé et collectif.

    Parallèlement, l’artiste adopte une posture de soliste, interprétant en direct une partition vocale en interaction avec les matériaux sonores préenregistrés, dans un jeu de relations entre harmonie, contrepoint et dissonance. L’ensemble forme une composition vivante où les voix enregistrées et les voix en direct se superposent et se répondent.

    À travers ce dispositif, Jérôme Grivel interroge la capacité de la voix à devenir un outil d’émancipation lorsqu’elle se libère des contraintes normatives du langage et se déploie dans l’espace public sous des formes exacerbées (cri, souffle, râle, sifflement, éructation). Le projet propose ainsi une reconsidération des manifestations vocales comme vecteurs de sens et d’expression, en mettant en jeu une expérience collective du sensible.

    Loin d’une lecture négative ou réductrice de ces expressions, VVV explore leur potentiel d’adresse et de circulation entre les individus, favorisant l’émergence d’une empathie dynamique. Les voix deviennent alors des éléments relationnels capables de transformer l’espace en un lieu d’écoute partagée et d’interaction sensible, où les affects se propagent et se modulent au contact des autres.



  • Atelier participatif avec Maryia Kamarova — "Sound Artifacts as Material" #Journées d’Intercession #((((INTERFERENCE_S))))
    samedi 23 mai 2026 - 15:30 ⤏ 19:00

    Le festival ((((INTERFERENCE_S)))) _ festival de substrat sonore _ se fait l’étendard de recherches qui s’auto-différencient, s’auto-éditent - un festival de l’imprédictible, du décodage, porté par des artistes limier.e.s de réalités enfouies et de sonorités insoupçonnées.

    Il se déploie dans les espaces du Centre via une anarkhè-exposition qui agrège des recherches-créations qui sondent les sonorités de l’installation visuelle aux créations radiophoniques, mais aussi le temps de manifestations nommées 'Journées d'Intercession'.

    Ces journées proposent de prolonger les enjeux du festival en créant des moments de condensation : des instants où les œuvres cessent d’être des entités stabilisées pour s'activer et devenir des situations en devenir, des protocoles d’expérience, des écologies collectives.

    Elles prennent place, elles occupent, elles débordent.

    Ateliers, activations d'œuvres, œuvres collaboratives, propositions comestibles, performances, live, concerts.

    ### Ici, Maryia Kamarova — Atelier Sound Artifacts as Material - Langue : anglaise

    Cet atelier envisage l’amplification non seulement comme un procédé technique, mais comme une stratégie d’attention et de décentrement perceptif, une manière d’entrer en friction avec l’écologie acoustique et la matérialité des appareillages sonores. Amplifier, c’est révéler autant qu’oblitérer : faire émerger certaines présences, en reléguer d’autres dans des zones d’indétermination. L’amplification agit ainsi comme une médiation instable, parfois dissidente, de ce que nous entendons — une opération de déplacement des seuils d’écoute.

    Comment amplifier par l’attention elle-même, en déplaçant nos échelles sensibles, en modulant nos régimes d’écoute ?

    Les participant·es seront introduit·es à des techniques de travail mobilisant des dispositifs accessibles et low-tech : microphones électret auto-construits, enregistreurs portables, systèmes de diffusion hi-fi — une petite lutherie technologique prête à être activée, détournée, mise en tension. Une session expérimentale, fondée sur la manipulation directe des instruments, sera consacrée à ce que l’on nomme communément des artefacts sonores — distorsions, souffles, larsens, turbulences, sons de contact et autres manifestations généralement assignées au statut d’interférence dans les pratiques d’enregistrement de terrain.

    Ces phénomènes seront abordés non comme des résidus à corriger, mais comme une matière vibratile, susceptible d’être activée dans des gestes d’écoute, d’enregistrement et d’énonciation performative. Entre hasard et maîtrise, dérive et intention, les imperfections technologiques seront accueillies comme des forces opérantes, des agents de composition. Il s’agira de laisser les machines parler dans leurs ratés, leurs tremblements, leurs excès — de composer avec l’imprévisible et d’ouvrir des réponses immédiates, situées, sensibles au contexte.

    La session se conclura par une intervention performative collective au sein de l’espace d’exposition — une mise en circulation des flux sonores, une activation des présences acoustiques, une tentative de faire affleurer le substrat sonore dans ce qu’il a de plus instable, de plus indiscipliné.



  • Concert immersif avec Cyril Leclerc — "B A G N O L E" #Journées d’Intercession #((((INTERFERENCE_S))))
    samedi 23 mai 2026 - 16:00 ⤏ 20:00

    Le festival ((((INTERFERENCE_S)))) _ festival de substrat sonore _ se fait l’étendard de recherches qui s’auto-différencient, s’auto-éditent - un festival de l’imprédictible, du décodage, porté par des artistes limier.e.s de réalités enfouies et de sonorités insoupçonnées.

    Il se déploie dans les espaces du Centre via une anarkhè-exposition qui agrège des recherches-créations qui sondent les sonorités de l’installation visuelle aux créations radiophoniques, mais aussi le temps de manifestations nommées 'Journées d'Intercession'.

    Ces journées proposent de prolonger les enjeux du festival en créant des moments de condensation : des instants où les œuvres cessent d’être des entités stabilisées pour s'activer et devenir des situations en devenir, des protocoles d’expérience, des écologies collectives.

    Elles prennent place, elles occupent, elles débordent.

    Ateliers, activations d'œuvres, œuvres collaboratives, propositions comestibles, performances, live, concerts.

    ### Ici, Cyril Leclerc — B A G N O L E - Concert immersif

    "Bagnole" propose à quelques spectateur·rices, installé·es dans une voiture à l’arrêt, un concert live d’une durée maximale de 20 minutes autour des notions de voiture, de voyage et de collectif. Ces performances immersives, sonores et visuelles, invitent à des expériences de voyage immobile.

    Symbole de liberté, de richesse et aujourd’hui enjeu écologique majeur, la voiture constitue un objet central de nos imaginaires contemporains. Au-delà de sa fonction utilitaire, elle incarne une expérience du déplacement et du voyage largement explorée dans le cinéma (Thelma et Louise, Sur un arbre perché) comme dans la littérature (Sur la route, Crash).

    Le projet propose à quelques spectateur·rices, installé·es dans une voiture à l’arrêt, un concert live d’une durée maximale de 20 minutes. Cette configuration crée une situation d’écoute intime et immersive, où le véhicule devient à la fois espace scénique et dispositif perceptif.

    Ces concerts-performances offrent des expériences sonores et visuelles immersives, construisant des formes de « voyages immobiles ». Le dispositif joue sur la proximité, la perception sensorielle et la transformation d’un objet quotidien en espace d’expérimentation artistique.



  • Installation sonore de Simon Mahungu — "Fragments d’une mémoire en mouvement" #Journées d’Intercession #((((INTERFERENCE_S))))
    samedi 23 mai 2026 - 17:00 ⤏ 19:00

    Le festival ((((INTERFERENCE_S)))) _ festival de substrat sonore _ se fait l’étendard de recherches qui s’auto-différencient, s’auto-éditent - un festival de l’imprédictible, du décodage, porté par des artistes limier.e.s de réalités enfouies et de sonorités insoupçonnées.

    Il se déploie dans les espaces du Centre via une anarkhè-exposition qui agrège des recherches-créations qui sondent les sonorités de l’installation visuelle aux créations radiophoniques, mais aussi le temps de manifestations nommées 'Journées d'Intercession'.

    Ces journées proposent de prolonger les enjeux du festival en créant des moments de condensation : des instants où les œuvres cessent d’être des entités stabilisées pour s'activer et devenir des situations en devenir, des protocoles d’expérience, des écologies collectives.

    Elles prennent place, elles occupent, elles débordent.

    Ateliers, activations d'œuvres, œuvres collaboratives, propositions comestibles, performances, live, concerts.

    ### Ici, Simon Mahungu — "Fragments d’une mémoire en mouvement"

    Fragments d’une mémoire en mouvement explore la mémoire comme un langage en circulation. À partir d’archives sonores et de voix collectées entre Bruxelles et Kinshasa, Simon Mahungu compose une polyphonie de fragments, de silences et de résonances. Le projet donne à entendre une poésie des mémoires en transformation, où langues, corps et imaginaires se traversent et se réécrivent.

    --

    Fragments d’une mémoire en mouvement est un projet d’installation sonore qui interroge la circulation contemporaine des voix et des archives. Accueilli en résidence dans le cadre du programme INTERFERENCE_S initié par le Centre Wallonie-Bruxelles, en dialogue avec Archipel / Salé 2026, Simon Mahungu développe une recherche où la mémoire est envisagée comme un processus en transformation, toujours en train de se faire.

    En collaboration avec le musée du Quai Branly – Jacques Chirac, il travaille à partir de collections sonores ethnographiques issues de contextes coloniaux. Ces archives sont mises en relation avec des sons du présent : fragments de paroles, nappes enregistrées entre Bruxelles et Kinshasa, voix en transit et sons produits au moment même de l’écoute.

    En réunissant ces matériaux dans un même espace, l’artiste fait émerger des dialogues imprévisibles où la mémoire se recompose en temps réel, au contact du public. Son approche ne consiste pas à restituer le passé, mais à le traverser, à observer ce qu’il devient lorsqu’il circule entre différents corps, territoires et temporalités.

    Cette démarche implique également une réflexion critique sur les conditions d’existence des archives : qui parle, qui écoute, et dans quel contexte. Le geste artistique vise à déplacer ces mémoires, à les libérer de toute assignation géographique, historique ou institutionnelle, afin d’en révéler la dimension vivante et relationnelle.

    Au cœur de cette pratique, la poésie agit comme une méthode. Elle permet de relier les fragments, de faire apparaître les silences et les absences, et de transformer l’écoute en expérience sensible. Chaque son devient une matière en relation, contribuant à une écriture en mouvement.

    Ancré dans une pensée postcoloniale, le projet affirme que les mémoires ne possèdent pas d’origine unique, mais se construisent dans la circulation et le dialogue. Entre Bruxelles et Kinshasa, entre archives coloniales et voix contemporaines, l’installation compose une polyphonie mouvante où se croisent récits visibles et invisibles, fragments manquants et présences fantomatiques.

    Fragments d’une mémoire en mouvement propose ainsi une expérience sensorielle et réflexive où les archives deviennent des matières actives, capables de se transformer dans le présent et d’ouvrir de nouvelles façons d’habiter l’écoute.



  • Restitution de l'atelier de Maryia Kamarova — LIVE #Journées d’Intercession #((((INTERFERENCE_S))))
    samedi 23 mai 2026 - 19:00 ⤏ 19:30

    Le festival ((((INTERFERENCE_S)))) _ festival de substrat sonore _ se fait l’étendard de recherches qui s’auto-différencient, s’auto-éditent - un festival de l’imprédictible, du décodage, porté par des artistes limier.e.s de réalités enfouies et de sonorités insoupçonnées.

    Il se déploie dans les espaces du Centre via une anarkhè-exposition qui agrège des recherches-créations qui sondent les sonorités de l’installation visuelle aux créations radiophoniques, mais aussi le temps de manifestations nommées 'Journées d'Intercession'.

    Ces journées proposent de prolonger les enjeux du festival en créant des moments de condensation : des instants où les œuvres cessent d’être des entités stabilisées pour s'activer et devenir des situations en devenir, des protocoles d’expérience, des écologies collectives.

    Elles prennent place, elles occupent, elles débordent.

    Ateliers, activations d'œuvres, œuvres collaboratives, propositions comestibles, performances, live, concerts.

    ### Ici, Maryia Kamarova — Atelier Sound Artifacts as Material : restitution

    Cet atelier envisage l’amplification non seulement comme un procédé technique, mais comme une stratégie d’attention et de décentrement perceptif, une manière d’entrer en friction avec l’écologie acoustique et la matérialité des appareillages sonores. Amplifier, c’est révéler autant qu’oblitérer : faire émerger certaines présences, en reléguer d’autres dans des zones d’indétermination. L’amplification agit ainsi comme une médiation instable, parfois dissidente, de ce que nous entendons — une opération de déplacement des seuils d’écoute.

    Comment amplifier par l’attention elle-même, en déplaçant nos échelles sensibles, en modulant nos régimes d’écoute ?

    Les participant·es seront introduit·es à des techniques de travail mobilisant des dispositifs accessibles et low-tech : microphones électret auto-construits, enregistreurs portables, systèmes de diffusion hi-fi — une petite lutherie technologique prête à être activée, détournée, mise en tension. Une session expérimentale, fondée sur la manipulation directe des instruments, sera consacrée à ce que l’on nomme communément des artefacts sonores — distorsions, souffles, larsens, turbulences, sons de contact et autres manifestations généralement assignées au statut d’interférence dans les pratiques d’enregistrement de terrain.

    Ces phénomènes seront abordés non comme des résidus à corriger, mais comme une matière vibratile, susceptible d’être activée dans des gestes d’écoute, d’enregistrement et d’énonciation performative. Entre hasard et maîtrise, dérive et intention, les imperfections technologiques seront accueillies comme des forces opérantes, des agents de composition. Il s’agira de laisser les machines parler dans leurs ratés, leurs tremblements, leurs excès — de composer avec l’imprévisible et d’ouvrir des réponses immédiates, situées, sensibles au contexte.

    La session se conclura par une intervention performative collective au sein de l’espace d’exposition — une mise en circulation des flux sonores, une activation des présences acoustiques, une tentative de faire affleurer le substrat sonore dans ce qu’il a de plus instable, de plus indiscipliné.



  • Concert de Navarro & Bourdon — LIVE #Journées d’Intercession #((((INTERFERENCE_S))))
    samedi 23 mai 2026 - 20:00 ⤏ 20:30

    Le festival ((((INTERFERENCE_S)))) _ festival de substrat sonore _ se fait l’étendard de recherches qui s’auto-différencient, s’auto-éditent - un festival de l’imprédictible, du décodage, porté par des artistes limier.e.s de réalités enfouies et de sonorités insoupçonnées.

    Il se déploie dans les espaces du Centre via une anarkhè-exposition qui agrège des recherches-créations qui sondent les sonorités de l’installation visuelle aux créations radiophoniques, mais aussi le temps de manifestations nommées 'Journées d'Intercession'.

    Ces journées proposent de prolonger les enjeux du festival en créant des moments de condensation : des instants où les œuvres cessent d’être des entités stabilisées pour s'activer et devenir des situations en devenir, des protocoles d’expérience, des écologies collectives.

    Elles prennent place, elles occupent, elles débordent.

    Ateliers, activations d'œuvres, œuvres collaboratives, propositions comestibles, performances, live, concerts.

    ### Ici, Concert de Navarro & Bourdon — LIVE - Carte blanche au collectif SMOG

    SMOG est une série mensuelle basée à Bruxelles (Belgique) depuis 11 ans, avec plus de 130 soirées organisées, dédiée à la création musicale contemporaine dans son sens le plus ouvert. Pensée comme un espace de rencontre, SMOG cherche à créer des connexions entre pratiques, esthétiques sonores et publics qui coexistent souvent sans réellement se croiser. Au cœur du projet se trouve une attention particulière portée à la recherche musicale, qu'elle s'inscrive dans le langage contemporain écrit, mais aussi dans des formes issues d'autres pratiques hybrides. Ce qui relie ces propositions n'est pas un genre, mais une exigence artistique et une volonté de recherche. Les soirées SMOG, souvent structurées en deux ou trois parties, mettent en dialogue ces univers afin de provoquer des écoutes nouvelles et des déplacements de perception. SMOG cherche ainsi à créer des ponts entre des scènes habituellement séparées, allant de la musique classique contemporaine à la techno, du punk au quatuor à cordes, dans le désir de dépasser les cadres esthétiques et les lieux de diffusion traditionnels, en proposant des soirées où différentes manières de faire et d'écouter la musique peuvent coexister dans un même espace.



  • Concert de Bear Bones, Lay Low — LIVE #Journées d’Intercession #((((INTERFERENCE_S))))
    samedi 23 mai 2026 - 20:30 ⤏ 22:00

    Le festival ((((INTERFERENCE_S)))) _ festival de substrat sonore _ se fait l’étendard de recherches qui s’auto-différencient, s’auto-éditent - un festival de l’imprédictible, du décodage, porté par des artistes limier.e.s de réalités enfouies et de sonorités insoupçonnées.

    Il se déploie dans les espaces du Centre via une anarkhè-exposition qui agrège des recherches-créations qui sondent les sonorités de l’installation visuelle aux créations radiophoniques, mais aussi le temps de manifestations nommées 'Journées d'Intercession'.

    Ces journées proposent de prolonger les enjeux du festival en créant des moments de condensation : des instants où les œuvres cessent d’être des entités stabilisées pour s'activer et devenir des situations en devenir, des protocoles d’expérience, des écologies collectives.

    Elles prennent place, elles occupent, elles débordent.

    Ateliers, activations d'œuvres, œuvres collaboratives, propositions comestibles, performances, live, concerts.

    ### Ici, Concert de Bear Bones, Lay Low — LIVE - Carte blanche au collectif SMOG

    SMOG est une série mensuelle basée à Bruxelles (Belgique) depuis 11 ans, avec plus de 130 soirées organisées, dédiée à la création musicale contemporaine dans son sens le plus ouvert. Pensée comme un espace de rencontre, SMOG cherche à créer des connexions entre pratiques, esthétiques sonores et publics qui coexistent souvent sans réellement se croiser. Au cœur du projet se trouve une attention particulière portée à la recherche musicale, qu'elle s'inscrive dans le langage contemporain écrit, mais aussi dans des formes issues d'autres pratiques hybrides. Ce qui relie ces propositions n'est pas un genre, mais une exigence artistique et une volonté de recherche. Les soirées SMOG, souvent structurées en deux ou trois parties, mettent en dialogue ces univers afin de provoquer des écoutes nouvelles et des déplacements de perception. SMOG cherche ainsi à créer des ponts entre des scènes habituellement séparées, allant de la musique classique contemporaine à la techno, du punk au quatuor à cordes, dans le désir de dépasser les cadres esthétiques et les lieux de diffusion traditionnels, en proposant des soirées où différentes manières de faire et d'écouter la musique peuvent coexister dans un même espace.



 

Continuez votre soirée culturelle dans le 4e arrondissement, avec les autres lieux participants.

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Informations pratiques

Dates et Horaires
Le 23 mai 2026

× Horaires indicatifs : pour confirmer l'ouverture, contactez l'établissement.

    Lieu

    127 Rue Saint-Martin
    75004 Paris 4

    Calcul d'itinéraire

    Infos d’accessibilité

    Accès
    Métro ligne 11 station "Rambuteau"

    Tarifs
    Gratuit

    Âge recommandé
    Tout public

    Site officiel
    www.cwb.fr

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