Mirapolis pourrait bien reprendre vie... mais à une tout autre échelle. À Courdimanche, près de Cergy dans le Val-d’Oise, l'ancien terrain du parc d'attractions est depuis plusieurs mois envisagé dans le cadre d'un vaste projet de loisirs porté par des investisseurs saoudiens. Ce lundi 24 août 2026, le dossier a franchi une étape majeure : la France et l'Arabie saoudite ont annoncé un accord autour de la création de trois parcs à thème près de Cergy-Pontoise, dont l'un consacré à l'univers de Dragon Ball.
Ouvert en 1987, Mirapolis devait alors devenir l'un des grands parcs d'attractions français. Installé sur un vaste terrain à Courdimanche, il reste notamment associé à sa monumentale statue de Gargantua. L'aventure tourne toutefois court : confronté à des difficultés financières et à une fréquentation insuffisante, le parc ferme en 1991, après seulement quelques saisons. Depuis, le site a fait l'objet de plusieurs projets de reconversion sans retrouver un équipement de loisirs d'une ampleur comparable.
Le projet annoncé est d'une ampleur bien supérieure aux premières informations qui circulaient autour d'un seul parc Dragon Ball. Le futur complexe doit réunir trois parcs à thème, pour un investissement global annoncé de 6 milliards d'euros. Environ 22 000 emplois pourraient être créés autour de cette nouvelle destination touristique.
L'annonce a été officialisée par Emmanuel Macron. Le président de la République évoque une « annonce hors normes » et met en avant à la fois son intérêt pour les mangas et sa volonté d'attirer en France des investissements capables de créer des emplois et de financer des projets de grande ampleur.
Le financement doit être assuré par Qiddiya Investment Company, groupe saoudien spécialisé dans le divertissement et à l'origine de plusieurs projets touristiques et de loisirs de très grande ampleur en Arabie saoudite.
Plus tôt dans la journée, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse avait indiqué que la collectivité travaillait depuis 18 mois sur le dossier, évoquant sur TF1 un projet « de l'ampleur de Disney ».
Si l'univers de Dragon Ball est désormais associé à l'un des parcs annoncés, les thèmes des deux autres parcs n'ont pas encore été dévoilés.
Le terrain de l'ancien Mirapolis à Courdimanche était jusqu'ici au centre des discussions autour de l'implantation d'un parc Dragon Ball. Les annonces du 24 août évoquent toutefois plus largement un complexe situé près de Cergy-Pontoise, sans détailler précisément l'emprise foncière de chacun des trois futurs parcs.
Il est donc encore trop tôt pour affirmer que l'intégralité de ce programme prendra place sur le seul ancien terrain de Mirapolis. Le site historique pourrait accueillir tout ou partie du projet, mais la localisation exacte des différents équipements et les éventuels terrains complémentaires nécessaires n'ont pas encore été précisés.
L'ampleur du projet pose également la question des infrastructures qui devront l'accompagner : accès routiers, transports en commun, stationnements, hébergements, restaurants et autres équipements nécessaires pour accueillir un important flux de visiteurs.
Le volet le plus identifiable du projet est celui consacré à Dragon Ball, célèbre manga imaginé par Akira Toriyama. Qiddiya connaît particulièrement bien cet univers puisque le groupe développe déjà un parc à thème Dragon Ball au sein de Qiddiya City, près de Riyad en Arabie saoudite.




Ce projet saoudien permet de mesurer les ambitions de Qiddiya autour de la licence. Le parc doit s'étendre sur plus de 500 000 m² et réunir sept zones thématiques inspirées des sept Dragon Balls. Plusieurs lieux emblématiques de la saga doivent y être recréés, parmi lesquels Kame House, Capsule Corporation ou encore la planète de Beerus.
Plus de 30 attractions sont annoncées, dont cinq attractions majeures. Le parc doit également être dominé par un spectaculaire Shenron de 70 mètres de haut, autour duquel prendra place une montagne russe. Des hôtels et restaurants thématiques doivent compléter l'ensemble.




Ces éléments donnent une indication du savoir-faire et du niveau d'ambition que Qiddiya peut mobiliser autour de la licence. Ils ne signifient toutefois pas que le futur parc du Val-d'Oise reproduira à l'identique celui actuellement développé en Arabie saoudite.
À ce stade, aucun plan, aucune superficie et aucune liste d'attractions propres au projet français n'ont été dévoilés. On ignore également quelles périodes de la saga seront représentées et si certaines attractions ou certains décors imaginés pour Qiddiya City seront adaptés au futur parc francilien.
Le choix de Dragon Ball n'est cependant pas anodin. La franchise créée par Akira Toriyama bénéficie d'une immense popularité en France, l'un des principaux marchés européens du manga et de l'animation japonaise. Emmanuel Macron a d'ailleurs lui-même fait référence à son intérêt pour les mangas au moment d'annoncer le projet.
Il faudra encore patienter plusieurs années avant de découvrir le complexe. Selon les premières informations communiquées autour du projet, l'ouverture d'un premier parc serait visée à l'horizon 2032. Les deux autres parcs devraient ensuite être développés progressivement, sans calendrier précis annoncé à ce stade.
Cette échéance reste toutefois prévisionnelle. Le projet doit encore franchir de nombreuses étapes avant l'ouverture au public : définition précise de l'implantation, procédures administratives, aménagement des infrastructures et construction des différents équipements. La localisation exacte des trois parcs, l'identité des deux autres univers thématiques, leur superficie ou encore la programmation des attractions restent également à préciser.
Le projet autour de l'ancien Mirapolis n'est en tout cas plus seulement une hypothèse de parc Dragon Ball évoquée dans les coulisses. L'annonce franco-saoudienne du 24 août lui donne une nouvelle dimension et ouvre désormais la voie à la création d'une importante destination de loisirs autour de Cergy-Pontoise. Les prochaines annonces devront notamment préciser quelle place occupera exactement le site historique de Courdimanche dans ce programme.
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