La Fête de la Science, c'est l'occasion rêvée pour les enfants, tant que pour les adultes, de s'adonner à des activités ludiques pour en apprendre sur la biologie, la chimie, l'archéologie mais aussi les enquêtes scientifiques, auprès de professionnels. Pendant une semaine, on profite des portes ouvertes d'universités parisiennes, de musées liés de près ou de loin à la science et d'institutions pour agrandir ses connaissances.
Et si on allait voir du côté de la police scientifique ? Direction le Musée de la Préfecture de Police, situé dans l’hôtel de police du 5e arrondissement. Créé en 1909 par le préfet Louis Lépine, il retrace l’histoire de la police parisienne du XVIIe siècle à nos jours. On peut y admirer plus de 2000 œuvres qui mettent en avant les différents métiers et les missions de la préfecture de police, des enquêteurs à la police scientifique.
Que faire pour la Fête de la Science dans les musées parisiens et franciliens ?
A l'occasion de la Fête de la Science 2026, du 2 au 12 octobre, nombreux sont les musées à Paris et en Île-de-France à ouvrir leurs portes lors d'une programmation spéciale (et gratuite). [Lire la suite]
Pendant la Fête de la Science, le Musée de la Préfecture de Police propose différentes visites et animations, qui mettent en lumière les liens entre science et travail de police. Le musée a prévu plusieurs rendez-vous, les 8, 15 et 17 octobre 2026. Attention, ce programme n'est pas adapté aux plus jeunes !
Isseï Sagawa, le goût de la chair humaine
Ancien commissaire divisionnaire de police, Jacques Poinas a notamment servi au sein de la prestigieuse brigade criminelle du 36, quai des Orfèvres, où il a été confronté à certaines des affaires criminelles les plus marquantes de son époque.
À l’occasion de la Fête de la science, il reviendra sur l’une des affaires les plus singulières de sa carrière : celle d’Isseï Sagawa, surnommé le « cannibale japonais ». En 1981, cet étudiant japonais installé à Paris tue Renée Hartevelt, une étudiante néerlandaise, avant de consommer une partie de son corps. L’affaire provoque un immense retentissement, en France comme au Japon, et demeure l’un des dossiers criminels les plus déroutants de l’histoire judiciaire française.
À travers son témoignage de policier et son expérience de l’enquête criminelle, Jacques Poinas reviendra sur les circonstances du crime, le déroulement de l’enquête et les investigations menées par les policiers du 36. Il évoquera également les interrogations suscitées par cette affaire, entre enquête criminelle, expertise psychiatrique et traitement médiatique d’un crime hors norme.
Conditions de participation :
• Publics concernés : 15 - 18 ans, 18 - 25 ans, 25 ans et +
• Conditions : Réservation obligatoire
Horaires : jeudi 08 octobre - 17:30 à 19:00
Le miasme sans la jonquille : les odeurs à la Morgue de Paris au XIXe siècle
Bruno Bertherat est maître de conférences en histoire contemporaine à Avignon et membre du Centre Norbert Elias (UMR 8562). Il est aussi auteur d’une thèse intitulée La Morgue de Paris au XIXe siècle (1804-1907), soutenue en 2002 sous la direction d’Alain Corbin.
La conférence Le miasme et la jonquille : les odeurs à la Morgue de Paris au XIXe siècle est l’occasion d’embarquer pour un voyage olfactif, au sein d’une institution singulière à la croisée de la médecine, de l’enseignement, police et justice, et où morts et vivants cohabitent.
Entre préoccupations sanitaires, innovations techniques et sensibilités sociales, cette conférence éclaire un aspect aussi méconnu que révélateur de l'histoire des sens et de l’hygiène au XIXe siècle.
Conditions de participation :
• Publics concernés : 15 - 18 ans, 18 - 25 ans, 25 ans et +
• Conditions : Réservation obligatoire
Horaires : jeudi 15 octobre - 17:30 à 19:00
Peut-on punir un nécrophile ? Justice et déviance au XIXe siècle
Docteure en histoire et civilisations, Amandine Malivin mène ses recherches sur l’histoire de la mort et du cadavre, ainsi que sur les questions de genre et de sexualités. Chercheuse indépendante, elle est l’auteure d’une thèse consacrée à la nécrophilie en France au XIXe siècle, Voluptés macabres : la nécrophilie en France au XIXe siècle (2012) ainsi que de l’ouvrage Thanatomanies : La mort, de la répulsion à l'addiction (2025).
À partir de l’affaire emblématique du « Vampire du Montparnasse » (1848-1849) et d’autres cas moins connus, Amandine Malivin revient sur l’impact suscité par la nécrophilie sur les sensibilités et l’imaginaire, ainsi que sur les difficultés rencontrées par la justice pour encadrer une transgression qui peine à trouver sa place dans l’ordre habituel des crimes et des délits. Comment, dès lors, appréhender et punir cette déviance, encore largement méconnue au XIXe siècle ?
Conditions de participation :
• Publics concernés : 15 - 18 ans, 18 - 25 ans, 25 ans et +
• Conditions : Réservation obligatoire
Horaires : samedi 17 octobre - 15:30 à 17:00
Dates et Horaires
Du 8 octobre 2026 au 17 octobre 2026
Lieu
Musée de la Préfecture de Police
4 Rue de la Montagne Sainte Geneviève
75005 Paris 5
Calcul d'itinéraire
Tarifs
Gratuit
Âge recommandé
À partir de 16 ans
Site officiel
www.fetedelascience.fr



Que faire pour la Fête de la Science dans les musées parisiens et franciliens ? 














