Hurlevent : le film avec Margot Robbie arrive en achat digital et VOD

Par Julie de Sortiraparis · Mis à jour le 8 juin 2026 à 17h35
Hurlevent, adaptation d’Emerald Fennell avec Margot Robbie et Jacob Elordi, arrive en achat digital le 11 juin 2026, puis en VOD le 17 juin.

Hurlevent, adaptation du roman Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë signée Emerald Fennell, arrive en achat digital le 11 juin 2026, puis en VOD le 17 juin 2026. Sorti au cinéma en France le 11 février 2026, ce drame romantique porté par Margot Robbie, Jacob Elordi et Hong Chau propose une relecture gothique, pop et sensorielle du classique d’Emily Brontë.

Hurlevent
Film | 2026
Disponible en achat digital le 11 juin 2026
Disponible en VOD le 17 juin 2026
Sorti au cinéma le 11 février 2026
Drame romantique | Durée : 2h16
De Emerald Fennell | Avec Margot Robbie, Jacob Elordi, Hong Chau
Titre original : Wuthering Heights
Nationalité : Royaume-Uni / États-Unis
Classification : Tous publics

Réalisé et écrit par Emerald Fennell, Hurlevent reprend la relation tourmentée entre Cathy Earnshaw et Heathcliff. Leur lien se transforme en une succession de tensions émotionnelles, façonnée par des obstacles familiaux et sociaux. L’évolution de leur histoire souligne les impacts de cette passion sur leur environnement.

L’intrigue explore les sentiments destructeurs qui unissent les deux personnages. Leur attachement nourrit une spirale marquée par les ruptures, les retrouvailles, la vengeance et les effets durables laissés sur plusieurs générations.

Cette nouvelle disponibilité permet de découvrir ou de revoir le film à domicile après sa sortie en salles. Warner Bros. Home Entertainment annonce également plusieurs bonus sur les éditions physiques : L’héritage de l’amour et de la folie, Les fils du désir, La construction d’un rêve fiévreux ainsi que les commentaires de la réalisatrice Emerald Fennell.

La bande-annonce de Hurlevent

Warner Bros. Pictures présente le film comme une interprétation audacieuse du roman d’Emily Brontë. Le projet est produit par Emerald Fennell, Josey McNamara et Margot Robbie. Tom Ackerley et Sara Desmond en assurent la production exécutive. Le tournage s’appuie sur plusieurs collaborateurs de la réalisatrice, dont Linus Sandgren à l’image, Suzie Davies à la direction artistique, Victoria Boydell au montage et Jacqueline Durran aux costumes. La musique originale inclut des titres composés par Charli XCX.

Cette version met en avant des décors naturels, une atmosphère dramatique et une approche contemporaine du récit. Les thèmes concernent les amours contrariées, la violence émotionnelle, le désir, la dépendance affective et la difficulté des personnages à échapper à leur destinée.

Notre avis sur "Hurlevent" :

Avec Hurlevent, Emerald Fennell s’attaque frontalement à l’un des monuments les plus brûlants de la littérature anglaise, non pour en proposer une adaptation révérencieuse, mais pour en extraire une expérience avant tout sensorielle, charnelle et viscérale. Dès les premières images, le film annonce la couleur : la lande devient terrain de pulsions, les corps s’abandonnent à la dépravation, et la mise en scène cherche moins à raconter qu’à faire ressentir. La fête des pendus qui ouvre le récit agit comme un manifeste esthétique : ici, l’excès n’est pas une dérive, mais une ligne de conduite.

Cette approche, profondément clivante, irrigue l’ensemble du film. Fennell privilégie l’intensité émotionnelle et la surface des sensations à la rigueur narrative ou à la complexité sociale du roman d’Emily Brontë. La passion entre Cathy et Heathcliff est filmée comme une obsession toxique, nourrie d’ego mal placé, de vengeance et de désir brut, au risque de vider le récit de sa dimension tragique et politique. Le film ne cherche jamais à analyser : il assène, il déborde, il sature l’image et le son.

Sur le plan formel, Hurlevent impressionne pourtant sans difficulté. La photographie magistrale de Linus Sandgren sublime les paysages sauvages, les décors et les costumes, constamment mis en valeur par une lumière presque picturale. Chaque plan semble pensé comme une image iconique, parfois au bord de l’illustration, mais toujours somptueuse. La bande-son, gutturale et omniprésente, enveloppe le film d’une atmosphère oppressante, accentuant l’impression d’un long vertige sensuel plus que d’un récit structuré.

Cette débauche esthétique constitue à la fois la force et la limite du film. Si l’on ne peut nier le pouvoir d’attraction de cette mise en scène luxuriante, il en reste peu de choses une fois la projection terminée. L’émotion est immédiate, presque physique, mais elle peine à s’inscrire dans la durée. La noirceur morale, la violence sociale et la cruauté générationnelle qui font la radicalité du roman sont ici reléguées au second plan, absorbées par une mélodramatisation érotique qui privilégie le choc des images à l’épaisseur du propos.

Hurlevent s’adresse donc avant tout à un public sensible aux œuvres excessives, aux relectures pop et aux objets de cinéma qui assument le too much comme un geste artistique. Les spectateurs en quête d’une expérience immersive, portée par la musique, la photographie et une iconographie volontairement contemporaine, y trouveront un film hypnotique, parfois fascinant, jamais tiède. Ceux qui ont été séduits par la démarche provocatrice de Fennell dans ses œuvres précédentes reconnaîtront ici une cohérence d’autrice.

À l’inverse, les lecteurs attachés à la complexité littéraire des Hauts de Hurlevent, à sa critique sociale et à sa violence morale risquent de se sentir dépossédés. Le film ne cherche pas à dialoguer avec le texte : il le traverse, le transforme, parfois le vide de sa substance. La fin, un peu étirée, renforce ce sentiment d’un objet qui s’abandonne à son propre vertige sans toujours savoir comment en sortir.

Œuvre profondément clivante, Hurlevent est moins une adaptation qu’une réappropriation radicale. Sublime à regarder, dérangeant par instants, frustrant souvent sur le fond, le film confirme le goût d’Emerald Fennell pour les expériences sensorielles extrêmes. Un geste de cinéma audacieux mais inégal, qui divisera durablement entre ceux qui acceptent de se laisser emporter par la tempête des sensations, et ceux qui regretteront qu’au cœur de cette fureur visuelle, la tragédie de Brontë ait perdu une partie de sa noirceur et de sa profondeur.

Cette page peut contenir des éléments assistés par IA, plus d’information ici.

Informations pratiques

Dates et Horaires
À partir du 10 juin 2026

× Horaires indicatifs : pour confirmer l'ouverture, contactez l'établissement.
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