Primate, le film d’horreur animalier diffusé sur Canal+

Par Julie de Sortiraparis · Mis à jour le 17 juillet 2026 à 15h18
Primate, le film d’horreur de Johannes Roberts avec Troy Kotsur, est diffusé sur Canal+ le samedi 25 juillet 2026 à 21h06.

Primate, le film d’horreur réalisé par Johannes Roberts, est diffusé sur Canal+ le samedi 25 juillet 2026 à 21h06. Sorti au cinéma en janvier 2026, ce slasher animalier réunit Troy Kotsur, Johnny Sequoyah, Kevin McNally, Jessica Alexander, Victoria Wyant et Gia Hunter.

Un groupe d’amis se retrouve dans une maison isolée sur une île tropicale pour des vacances qui tournent rapidement au cauchemar. La menace vient de Ben, le chimpanzé domestiqué de la famille, contaminé par la rage et devenu incontrôlable.

Pris au piège, les occupants doivent tenter de survivre face à un animal dont ils connaissent les habitudes et auquel certains restent émotionnellement attachés. Le film transforme ainsi un cadre paradisiaque en espace clos, propice à une succession d’affrontements particulièrement violents.

Coécrit par Johannes Roberts et Ernest Riera, déjà associés sur 47 Meters Down, Primate s’inscrit dans la tradition du film de survie et de l’horreur animale. Le chimpanzé est interprété par Miguel Torres Umba à l’aide de prothèses et d’effets pratiques, privilégiés pour donner davantage de présence physique à la créature.

Notre avis sur Primate

Primate, film d’horreur réalisé par Johannes Roberts, s’inscrit clairement dans la tradition du creature feature et du slasher animalier, sans chercher à masquer ses intentions. En un peu moins d’une heure trente, le cinéaste propose un récit resserré et tendu, où un chimpanzé contaminé devient une menace incontrôlable. Pas de discours inutile ni de psychologie surécrite : Primate avance droit devant lui, assumant une proposition simple mais rigoureusement exécutée, pensée avant tout comme une expérience sensorielle.

La grande réussite du film réside dans son efficacité immédiate. Très vite, Roberts plonge le spectateur dans un bain de violence frontale et de tension croissante. Le rythme, soutenu dès les premières minutes, ne se relâche pratiquement jamais, profitant pleinement de la durée contenue du film. À une époque où de nombreux films d’horreur s’étirent inutilement, Primate fait le choix salutaire de la concision : chaque scène remplit une fonction claire et chaque montée en tension nourrit la suivante.

Impossible de ne pas saluer le travail impressionnant autour de la créature elle-même. Le chimpanzé, incarné par Miguel Torres Umba à l’aide d’effets pratiques et de prothèses, possède un réalisme saisissant. Le soin apporté à son évolution physique — regard, posture, agressivité — accompagne parfaitement la progression dramatique du récit. À mesure que la rage s’empare de lui, son corps se transforme, rendant la menace de plus en plus palpable. Ce choix d’effets concrets, plutôt que d’un tout-numérique envahissant, donne au film une texture organique et une violence viscérale rarement aussi crédible dans le genre.

Certes, le scénario reste volontairement minimaliste. Les personnages humains sont esquissés plus que développés et l’intrigue ne cherche jamais à surprendre par des détours narratifs complexes. Mais ce reproche mérite d’être nuancé : Primate ne prétend jamais être autre chose qu’un film d’horreur resserré, viscéral et sans fioritures, entièrement tourné vers l’impact sensoriel.

La simplicité du récit permet justement au film de se concentrer sur l’essentiel : la montée de la peur, la chorégraphie de la violence et la gestion du suspense. La mise en scène de Johannes Roberts se montre particulièrement habile dans l’art du crescendo. Les scènes les plus gores, parfois très explicites, sont soigneusement préparées et la violence, bien que parfois extrême, participe pleinement à la logique du film. Les amateurs d’horreur y trouveront un spectacle généreux, tendu et parfois éprouvant, clairement destiné à un public averti.

En définitive, Primate remplit parfaitement sa part du contrat. Il ne cherche ni à réinventer le genre ni à livrer un propos profond sur la nature humaine, mais assume avec une honnêteté réjouissante son statut de divertissement gore et nerveux. Le film s’adresse avant tout aux spectateurs amateurs d’horreur animale, de slashers efficaces et de sensations fortes. Ceux qui attendent un scénario sophistiqué ou des personnages mémorables pourront rester à distance, mais les fans du genre trouveront ici un film solide, tendu et remarquablement maîtrisé.

Découvrez la bande-annonce de Primate :

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Informations pratiques

Dates et Horaires
Le 25 juillet 2026

× Horaires indicatifs : pour confirmer l'ouverture, contactez l'établissement.
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