La Femme de, nouveau long métrage de David Roux, sort au cinéma le 8 avril 2026. Ce drame, porté par Mélanie Thierry, Eric Caravaca et Arnaud Valois autour d’une femme installée dans une grande famille bourgeoise, jusqu’au moment où le retour d’un pan de son passé vient fissurer l’équilibre auquel elle s’est peu à peu soumise.
La Femme de
Film | 2026
Sortie au cinéma : 8 avril 2026
Drame | Durée : 1h33
De David Roux | Avec Mélanie Thierry, Eric Caravaca, Arnaud Valois
Nationalité : France
Le film adapte le roman Son nom d'avant d’Hélène Lenoir, découvert par David Roux par l’intermédiaire de la productrice Candice Zaccagnino après L’Ordre des médecins. Le cinéaste y a vu la matière d’un portrait de femme traversé par l’empêchement, dans un cadre familial, social et conjugal où la parole finit par ne plus porter.
Marianne apparaît d’abord comme une épouse modèle, admirée, mère de famille et figure parfaitement intégrée à son milieu. Le récit s’attache à ce que cette position recouvre : un effacement devenu presque invisible, nourri par les habitudes, les obligations et le confort matériel. Lorsqu’une ombre du passé ressurgit, une autre trajectoire redevient pensable, avec ce qu’elle suppose de rupture et de coût personnel.
David Roux et Gaëlle Macé ont situé cette histoire dans l’univers de la grande bourgeoisie industrielle catholique de province, sans en faire un simple sujet de démonstration sociale. Ce décor compte par ce qu’il produit sur les personnages : une logique de transmission, de maintien des apparences et de place assignée. La maison familiale, trouvée près d’Angers, prolonge cette idée. Son architecture, pensée comme le signe d’une richesse ancienne et sûre d’elle-même, donne au film un espace à la fois protecteur et oppressant.
Le choix de Mélanie Thierry éclaire cette ligne. David Roux explique avoir pensé à elle après La Douleur d’Emmanuel Finkiel, en cherchant une actrice capable de porter un personnage retenu, dont le mouvement intérieur passe moins par l’éclat que par une tension contenue. Eric Caravaca incarne le mari, avec la volonté affichée de ne pas réduire les figures masculines à des silhouettes univoques. Arnaud Valois complète ce trio principal annoncé pour la sortie.
Parmi les éléments de contexte donnés par le réalisateur, le personnage du photographe Johann Sameck occupe une place particulière. Inspiré en partie par la figure de Bernard Plossu, il introduit un rapport plus lent, plus discret, plus observateur au monde. En creux, cette présence souligne la rigidité du cadre dans lequel Marianne évolue et la possibilité, même fragile, d’un déplacement.
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