Donald a pris ses quartiers au Discoveryland Theatre, à Disneyland Paris, avec une consigne : préparer le concert de Mickey sans toucher au chapeau magique. On devine la suite... Pendant environ douze minutes, Mickey et son Orchestre PhilharMagique envoie le plus colérique des canards valser entre Aladdin, Le Roi Lion, La Petite Sirène et Coco. Lunettes 3D, chansons Disney et effets en salle complètent ce film 4D aussi musical que mouvementé.
Sur l’affiche, Mickey tient la baguette. À l’écran, Donald mène rapidement la danse. Diffusé plusieurs fois par jour à Discoveryland depuis son arrivée en 2018, Mickey et son Orchestre PhilharMagique suit le canard dans une course poursuite à travers les classiques Disney. Le public reste assis face à l’écran tandis que relief, souffles d’air, parfums, projections d’eau et légers mouvements de la salle accompagnent ses mésaventures. Le format passe facilement auprès des familles ; les visiteurs venus chercher des loopings pourront surtout y voir une pause entre deux attractions.
Mickey prépare un grand concert et demande à Donald d’installer les instruments. Une seule interdiction accompagne la mission : ne surtout pas toucher au chapeau de l’Apprenti Sorcier. Autant demander à une hyène de garder le buffet du Roi Lion.
Donald s’empare du chapeau, tente de diriger l’orchestre grâce à ses pouvoirs et perd presque aussitôt le contrôle. Aspiré dans un tourbillon musical, il poursuit l’accessoire d’un film Disney à l’autre, pendant que les instruments prennent quelques libertés avec la partition.
Le récit ne cherche pas à multiplier les rebondissements. Il relie surtout les différents numéros et donne à Donald tout l’espace nécessaire pour râler, paniquer et aggraver la situation. Les jeunes enfants suivent facilement l’action sans connaître chaque film. Les habitués, eux, repéreront davantage de clins d’œil.
Malgré son titre, il ne s’agit pas d’un concert joué sur scène. Mickey, Donald et les autres Personnages Disney apparaissent sur l’écran, sans chanteurs ni musiciens dans la salle. Pour voir Mickey en chair et en costume, prendre une photo ou assister à une grande comédie musicale, mieux vaut compléter la journée avec une Rencontre ou un spectacle scénique.
Le voyage commence dans l’univers de Fantasia, avant de passer par La Belle et la Bête, La Petite Sirène, Le Roi Lion, Peter Pan et Aladdin. Donald croise ainsi Lumière pendant C’est la fête, plonge chez Ariel au son de Partir là-bas et survole Agrabah avec Aladdin et Jasmine sur Ce rêve bleu.
Depuis le 17 juillet 2021, Coco participe également au concert avec Un Poco Loco. Germaine Franco, l’une des compositrices du film, a signé une partition spécialement conçue pour cette séquence. Cette addition marque aussi la rencontre à l’écran entre des personnages animés par les studios Disney et Pixar.
L’ensemble ressemble davantage à un medley qu’à un karaoké : personne n’a besoin de connaître les paroles pour suivre. Les enfants familiers des films reconnaîtront immédiatement les chansons, tandis que les adultes pourront mesurer la capacité redoutable de Disney à loger un refrain dans une mémoire pendant plusieurs décennies.
Les séquences historiques conservent le style visuel du film original, créé au début des années 2000, alors que la partie consacrée à Coco affiche une animation plus récente. Le plaisir vient donc moins d’une démonstration technologique dernier cri que de l’enchaînement des classiques, de la musique et du sens très personnel de l’organisation de Donald.
Les lunettes remises avant la séance donnent du relief aux images. Instruments, objets et Personnages Disney semblent quitter l’écran, tandis que plusieurs effets prolongent l’action dans la salle : courants d’air, parfums, fines projections d’eau et mouvements synchronisés.
Rien de comparable avec une attraction à sensations. Les effets peuvent toutefois surprendre, notamment dans la pénombre. Un enfant sensible au bruit, aux images en relief ou aux stimulations soudaines gagnera à savoir ce qui l’attend avant l’extinction des lumières.
Aucune taille minimale n’est demandée. Le format reste donc accessible aux plus jeunes, mais tous les tout-petits n’acceptent pas facilement de porter des lunettes 3D ou de rester dans une salle sombre. Une attraction sans effets sensoriels pourra leur convenir davantage si ce type d’ambiance les met mal à l’aise.
La courte durée joue en faveur des familles. Même lorsque l’attention commence à s’échapper plus vite que le chapeau de Mickey, le générique arrive sans avoir le temps de transformer la séance en épreuve d’endurance.
Entre 4 et 10 ans, la combinaison des chansons, de Donald et des effets 4D fonctionne particulièrement bien. Les adolescents qui connaissent les classiques peuvent apprécier le détour, surtout s’ils ont besoin de s’asseoir, mais ceux qui ne jurent que par les attractions les plus intenses n’en feront sans doute pas leur priorité.
Les adultes venus sans enfants peuvent profiter du spectacle pour sa musique, son animation et son humour. La nostalgie fait une partie du travail, sans imposer de réciter Ce rêve bleu en duo devant toute la salle. Pour une mise en scène plus ambitieuse et des artistes en direct, Mickey et le Magicien prendra naturellement le relais.
Le Discoveryland Theatre se trouve à Discoveryland. Le plus simple consiste donc à regarder les horaires en arrivant dans ce land, puis à placer la séance entre deux attractions voisines. Traverser tout le Parc Disneyland uniquement pour rejoindre une représentation risque de compliquer inutilement un programme déjà chargé.
Le début d’après-midi se prête bien à cette parenthèse assise, notamment avec de jeunes enfants. La salle couverte devient aussi une bonne alliée lorsque la pluie tombe, que la chaleur fatigue le groupe ou que les jambes réclament quelques minutes de négociation syndicale.
Plusieurs séances sont habituellement programmées au cours de la journée, en français ou en version originale. Les horaires et les langues changent selon les dates : l’application Disneyland Paris reste la source la plus fiable le jour de la visite. Quelques minutes d’avance suffisent généralement pour rejoindre la salle sans courir derrière Donald.
Mickey et son Orchestre PhilharMagique ne rivalise pas avec les grandes productions jouées sur scène, et ce n’est pas son objectif. En douze minutes, le film aligne les chansons, fait sortir quelques surprises de l’écran et rappelle surtout qu’il ne faut jamais confier un objet magique à Donald. Pour une pause couverte qui garde la journée en musique, la partition tient plutôt bien la note.
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Lieu
Disneyland Paris
Boulevard de Parc
77700 Coupvray
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Infos d’accessibilité
Accès
RER A station "Marne-la-Vallée - Chessy - Parc Disneyland"
Site officiel
www.disneylandparis.com
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