Taxis volants à Paris : Premiers tests cet hiver

Par Manon C., Rizhlaine F. · Publié le 27 novembre 2021 à 11h01
Un taxi volant au-dessus des toits de Paris ? C'est le projet dévoilé (et confirmé) par la RATP, ADP et Choose Paris Region en janvier 2021. Les premiers tests en conditions réelles vont être réalisés à l'aéroport de Pontoise durant l'hiver.

Vers une révolution des transports en commun parisiens ? Le 18 janvier dernier, la RATP, société de transport en commun, Aéroports de Paris (ADP) et Choose Paris Region, en charge de la promotion de la région Île-de-France, dévoilaient le nom des 31 acteurs sélectionnés pour "développer une filière de la mobilité aérienne urbaine autour du véhicule à décollage vertical". Des fabricants industriels et acteurs de l'aéronautique qui ont tous répondu à l'AMI (appel à manifestation d'intérêt) formulé par les partenaires. Airbus, Safran, l'entreprise chinoise Ehang, une autre slovène baptisée Pipistrel, ou encore l'allemand Volocopter participent à ce projet de taxis volants.

Les partenaires à l'origine de l'AMI ont désigné l'aéroport de Pontoise comme nouveau chef-lieu de la filière VTOL (vertical take-off and landing). C'est sur cet aéroport de Pontoise-Cormeilles-en-Vexin, à 35 km au nord-ouest de Paris, que vont se tenir les premiers tests en conditions réelles au cours de l'hiver 2021. "Nous allons faire naître ici le premier vertiport européen" a déclaré Augustin de Romanet, PDG du Groupe ADP.

De nouvelles machines qui fonctionnent à l'électricité, voir éventuellement à l'hydrogène : les hélicoptères de demain seront forcément "propres", c'est-à-dire "décarbonnés" des énergies fossiles, à l'instar du Volocity de l'entreprise allemande Volocopter qui ressemble drôlement à un hélicoptère miniature. 

En quoi ça consiste plus précisément ? Tout simplement en un système de "taxi volant", mélange entre le bus, l'hélicoptère et le drone. "Les vols autonomes ne font plus partie de la science-fiction", explique ainsi Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus, l'une des entreprises sélectionnées pour participer à cette expérience industrielle. Et de poursuivre : "Aujourd’hui, nous disposons des briques techniques, mais il faut les harmoniser afin de les intégrer dans la vie quotidienne des usagers sans remettre en cause notre priorité, la sécurité".

Côté accessibilité, la RATP et ses partenaires visent le grand public, prévoyant une offre commercialisée à l'horizon 2030. L'idée serait de désengorger les routes pour les touristes venant à Paris de l'aéroport Charles de Gaulle pour les JO de 2024. Des navettes qui pourraient donc débarquer sur le marché dès 2030, et qui pourraient également accueillir "de quatre à six places" pour un coût de "deux fois le prix d'un VTC" selon Catherine Guillouard, PDG de la RATP, soit une centaine d'euros. La RATP va, par ailleurs, mettre à disposition son laboratoire analysant les bruits et les vibrations de manière à ce que "ces nouveaux véhicules et leur opération soient acceptables par la population." 

Deux premières lignes expérimentales assureraient les trajets entre l'héliport d'Issy-les-Moulineaux et Saint-Cyr (Yvelines), et l'aéroport de Roissy CDG et Paris.

Seulement, sommes-nous prêts à monter à leur bord ? Une étude de Carvea Consulting et Opinea en 2020 indiquait à ce sujet que 43% des Français interrogés se disent prêts à grimper à bord de ces taxi-drones

Informations pratiques

Lieu

Paris
75 Paris

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