Disneyland Paris : le bras de fer sur l'avenir des salariés pour l'après-covid

Par Laurent P. · Photos par My B. · Publié le 27 mai 2020 à 16h10 · Mis à jour le 27 mai 2020 à 16h11
Alors que Disneyland Paris prépare sa réouverture malgré le coronavirus, les négociations sur la reprise du travail pour ses 14 620 salariés sont en cours. Au coeur de celles-ci, l'organisation du temps de travail qui devrait changer complètement pour pallier la crise.

C'est un grand vent de changement qui se profile à l'horizon pour Disneyland Paris. Le parc d'attractions parisien a lancé lundi 25 mai des négociations entre la direction et les syndicats quant à l'avenir de ses 14 620 salariés pour l'après-covid, à la réouverture du parc de loisirs. Des négociations qui, selon nos confrères du Parisien, se poursuivront jusqu'au 11 juin prochain.

Au coeur de celles-ci, l'organisation du travail, plus précisément, à travers "deux réunions de concertation" qui se sont déroulées les 15 et 20 mai dernier. Cinq "temps de négociations" sont ensuite prévus jusqu'au 11 juin concernant les salariés en CDI. Pour les CDD, intermittents et autres stagiaires, "toutes les embauches ont été gelées", toujours selon nos confrères du Parisien. Une lourde décision prise par la direction pour "sauvegarder la compétitivité de l’entreprise et ses emplois permanents", comme l'indique un document interne à l'entreprise.

La direction entend ainsi "repenser l’organisation du travail pour qu’elle soit plus flexible et agile". Qu'est-ce que cela implique ? Pour les salariés, des horaires adaptés en fonction des postes (attractions, boutiques, restaurants, hôtels...), l'idée étant d'utiliser la masse salariale fixe sur "un volume de travail qui sera moins conséquent qu’avant la fermeture". Cela implique également des modifications sur les plannings, avec deux semaines sur trois de modifiables. A l'origine, avant la fermeture, sur trois semaines de travail, chaque employé avait un planning fixe pendant une semaine et un planning modifiable sur les deux autres. 

Du côté des salariés et des syndicats, c'est un peu la douche froide : La CFDT regrette que "la direction ait fait savoir que ces thématiques n’étaient pas négociables". Et de poursuivre : "Si ces mesures venaient à être appliquées, elles mettraient de très nombreux salariés en grande difficulté, ne leur permettant plus de concilier vie privée et vie professionnelle". De son côté, la CFTC n'en démord pas non plus : "On parle de négociations mais la direction est quasiment inflexible. Il n’y a pas de marge de manœuvre" indique-t-il. D'autres sont plus catégoriques : "Le Disneyland Paris d’hier, c’est fini" expliquait un représentant du personnel, toujours à nos confrères du Parisien.

Tous sont dans le flou... Et le bras de fer ne fait que commencer.

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