Chômage : le taux de chômage atteint 9% au troisième trimestre 2020 selon l'Insee

Par Alexandre G., Elodie D. · Publié le 10 novembre 2020 à 15h19 · Mis à jour le 10 novembre 2020 à 15h19
Après une flambée des chiffres liée à la crise sanitaire, le troisième trimestre 2020 confirme la tendance : le taux de chômage atteint 9% en France selon l'Insee. Des résultats conforment à ses prévisions de début octobre, qui pourraient même s'aggraver d'ici la fin de l'année, atteignant quasiment les 10%.

Qu'en est-il du chômage en France ? À l'heure du reconfinement et de la deuxième vague de l'épidémie du Covid-19, l'Insee dévoile ce mardi 10 novembre 2020 les chiffres du chômage pour le troisième trimestre 2020 en France. Et les nouvelles ne sont pas réjouissantes : le taux de chômage grimpe de 1,9 point, pour représenter 9% de la population active en France (hors Mayotte). Au total, près de 2,7 millions de chômeurs sont recensés dans l'Hexagone. 

Pourtant, les indicateurs étaient plutôt encourageants ces derniers mois. Le taux de chômage avait ainsi diminué de 0,7 point au deuxième trimestre de la même année, atteignant 7,1% de la population. Une baisse "en trompe-l'oeil", en ce sens qu'elle était liée au confinement puis au déconfinement, empêchant beaucoup de demandeurs d'emploi de faire les démarches nécessaires. 

Aussi, le Bureau international du travail, qui détermine les normes de mesure, n'a pas la même définition du chômeur que les autres instituts de statistiques : toute personne ayant recherché activement un emploi dans le mois précédent. Ce qui pourrait expliquer les écarts de résultats entre les différents instituts. L'Insee est conforme avec ces conjonctures publiées début octobre. Toujours selon ces prédictions, le taux de chômage devrait atteindre 9,7% de la population à la fin de l'année 2020. 

D'ailleurs, il faut savoir que l'administration divise les chômeurs en 5 catégories en fonction de leur situation, mais aussi de leurs devoirs en termes de recherche d'emploi. Certains chômeurs n'ont pas du tout d'emploi, et sont disponibles pour une embauche : c'est la catégorie A, la principale. D'autres ont de fait un emploi irrégulier et recherchent un emploi plus stable : elles sont comptabilisées dans les catégories B et C. Enfin, des chômeurs n'ont pas l'obligation de rechercher un emploi, car ils sont malades, en formation ou pour d'autres raisons. Ils sont comptabilisés dans les catégories D et E.

Ainsi, le nombre de personnes n'ayant pas travaillé une seule heure en avril 2020 et inscrit à Pôle Emploi s’établissait à 4. 575.500, contre 3.732.500 en mars 2020 (soit 843.000 chômeurs supplémentaires).

L'hypothèse de la DARES serait donc qu'avec le confinement, un grand nombre de personnes ayant d'ordinaire un emploi instable, comme les intérimaires et les saisonniers ont basculé de fait de la catégorie "j'ai une activité instable qui ne me convient pas" à "je n'ai pas eu d'activité du tout". Cette situation toucherait environ 633 600 personnes. En effet, pendant le confinement, 1.489.000 personnes ont pu continuer à exercer une activité tout en recherchant activement un emploi stable (étant restées recensées dans les catégories B et C).

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