À Paris, les bouquinistes des quais de Seine appellent à l'aide

Par Rizhlaine F. · Photos par Rizhlaine F. · Publié le 6 juin 2020 à 17h20 · Mis à jour le 8 juin 2020 à 12h06
Les bouquinistes des quais de Seine appellent à l'aide. Sévèrement touchés par la crise du Coronavirus, ils voient leur profession menacée à l'issue de deux mois de confinement.

Il s'agit là d'une de ces professions qui font l'âme de Paris. Le long des quais de Seine, d'ordinaire ce sont 230 grandes boites d'un vert wagon agrippées aux rebords qui s'ouvrent, débordantes d'estampes, de livres rares et autres trésors des bouquinistes. À l'instar des décors de paysages que l'on peut y trouver, ils contribuent au charme de la capitale française.

Pendant le confinement, les célèbres boites se sont refermées dans un Paris confiné. Dès le 11 mai, les bouquinistes ont émergé à nouveau sur les bords de Seine. D'ordinaire, nombreux sont les flâneurs s'y arrêtent pour avoir repéré une oeuvre coup de coeur et les collectionneurs qui viennent y déambuler à la recherche d'éditions rares. Mais après deux mois de confinement et malgré une légère reprise le monde intemporel et prenant des bouquinistes se retrouve menacé. 

Coronavirus : À Paris, les bouquinistes des quais de Seine en difficultéCoronavirus : À Paris, les bouquinistes des quais de Seine en difficultéCoronavirus : À Paris, les bouquinistes des quais de Seine en difficultéCoronavirus : À Paris, les bouquinistes des quais de Seine en difficulté

Pourtant inscrits au patrimoine culturel immatériel de France, les bouquinistes qui incarnent un art de vivre et un savoir-faire de plusieurs siècles pourraient être amenés à disparaître. Une pétition soutenue par l'Association culturelle des bouquinistes de Paris ainsi que son président Jérôme Callais fait actuellement le tour de la toile pour diffuser le cri l'alarme de cette profession en péril.

Dans un entretien auprès du Figaro, Jérôme Callais dressait par ailleurs un état des lieux catastrophique : "Nous sommes à la quatrième semaine de déconfinement, et 90% de la clientèle est absente. Sans les touristes étrangers, provinciaux, et les habitants des banlieues qui n'osent plus prendre les transports, ne restent que les riverains des arrondissements alentour. Pour vous donner un chiffre, nous faisons entre 5 et 10 euros par jour… C'est dramatique". Déjà reconnue comme faisant partie du patrimoine français cette profession qui espère également être reconnue au patrimoine mondial de l’Unesco lancent un appel à l'aide : ne les laissons pas tomber. 

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